Les discussions pour rouvrir les routes au Yémen constituent une victoire collective, selon l’envoyé de l’ONU

L’envoyé de l’ONU au Yémen, Hans Grundberg, préside la réunion entre les parties yéménites. (Twitter/@OSE_Yemen)
L’envoyé de l’ONU au Yémen, Hans Grundberg, préside la réunion entre les parties yéménites. (Twitter/@OSE_Yemen)
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Publié le Jeudi 26 mai 2022

Les discussions pour rouvrir les routes au Yémen constituent une victoire collective, selon l’envoyé de l’ONU

L’envoyé de l’ONU au Yémen, Hans Grundberg, préside la réunion entre les parties yéménites. (Twitter/@OSE_Yemen)
  • Des représentants du gouvernement internationalement reconnu et de la milice houthie soutenue par l’Iran ont tenu une réunion sur l’ouverture de routes à Taïz et dans d’autres gouvernorats
  • M. Grundberg œuvre également au renouvellement de l’accord de trêve actuel, qui touche à sa fin le 2 juin

LONDRES: L’envoyé de l’Organisation des nations unies (ONU) au Yémen, Hans Grundberg, a déclaré mercredi que les pourparlers entre le gouvernement yéménite et la milice houthie pour rouvrir les routes constitueraient une victoire collective pour le Yémen.

«Les parties respectent l’engagement pris dans le cadre de la trêve pour travailler sur un accord qui réduirait les souffrances des Yéménites à Taïz et dans d’autres gouvernorats», précise-t-il.

«Nous voulons aider les parties à s’engager sur une voie qui sortirait le Yémen d’un cycle de violence qui restreint sévèrement la liberté de mouvement des personnes depuis plus de sept ans», ajoute-t-il.

Des représentants du gouvernement internationalement reconnu et de la milice houthie soutenue par l’Iran ont tenu une réunion sur l’ouverture de routes à Taïz et dans d'autres gouvernorats, conformément à l’accord de trêve conclu dans la capitale jordanienne, Amman, sous les auspices de l’envoyé de l’ONU.

Dans le cadre de cette trêve, les parties ont également fait des progrès importants vers la reprise des vols commerciaux à destination et en provenance de l’aéroport de Sanaa, indique le bureau de l'envoyé, ajoutant que plus de mille passagers ont voyagé jusqu’à présent et que la fréquence des vols augmente.

Des préparatifs sont en cours pour reprendre les vols entre Sanaa et la capitale égyptienne, Le Caire, ajoute le communiqué.

«Cela permettra à davantage de Yéménites de voyager à l’étranger pour accéder à des soins médicaux, en plus de possibilités d’éducation et de commerce. Ils pourront aussi rendre visite à leurs familles», déclare M. Grundberg. «Je tiens à remercier le gouvernement égyptien pour sa coopération dans la mise en place de vols entre Sanaa et Le Caire et à saluer son soutien actif aux efforts de paix de l’ONU.»

M. Grundberg œuvre également au renouvellement de l’accord de trêve actuel, qui touche à la fin de sa période de deux mois le 2 juin.

«Nous avons constaté les avantages concrets de la trêve sur la vie quotidienne des Yéménites. Les parties doivent renouveler l’accord afin de consolider ces bénéfices pour le peuple yéménite qui souffre de la guerre depuis plus de sept ans», poursuit M. Grundberg.

«Les parties doivent saisir cette possibilité, en mettant en œuvre la trêve, en la renouvelant et en négociant des solutions plus durables sur les questions sécuritaires, politiques et économiques, notamment les revenus et les salaires pour soutenir un règlement politique global du conflit», conclut-il.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.