L'armée yéménite recense 4 276 violations de trêve commises par la milice houthie

Des renforts de l’armée arrivent pour soutenir les combattants loyaux au gouvernement yéménite sur le front de Marib, au sud du pays, le 16 novembre 2021. (AFP)
Des renforts de l’armée arrivent pour soutenir les combattants loyaux au gouvernement yéménite sur le front de Marib, au sud du pays, le 16 novembre 2021. (AFP)
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Publié le Mardi 24 mai 2022

L'armée yéménite recense 4 276 violations de trêve commises par la milice houthie

  • «La milice houthie viole la trêve et les résolutions internationales. Elle ne respecte pas l’accord», a confié lundi le général de division Abdou Abdallah Majili
  • «La plupart des enfants abattus par les snipers houthis ont été visés alors qu'ils allaient puiser de l'eau, faisaient paître leurs moutons, jouaient près de leur maison ou rentraient de l'école»

AL-MUKALLA: L'armée yéménite a fait état de plus de 4 276 violations commises par les Houthis, soutenus par l'Iran, depuis l'entrée en vigueur de la trêve conclue sous l'égide des Nations unies. En effet, alors même qu'elle se disait prête à renouveler la trêve, la milice a en effet recruté des combattants et mené des attaques de drones et de missiles contre les forces gouvernementales.
C'est le 2 avril que cette trêve, la plus longue depuis le déclenchement de la guerre, est entrée en vigueur. Selon les Nations unies, elle a réduit les actes de violence ainsi que le nombre de victimes dans l’ensemble du pays.
En outre, l'armée yéménite affirme que les Houthis continuent de rassembler de l'artillerie lourde, des véhicules militaires et des combattants à l'extérieur de la ville stratégique de Marib, qu'ils attaquent les troupes gouvernementales non seulement à Marib, mais aussi à Taïz, Saada et Hajjah, et qu'ils installent de nouveaux avant-postes militaires.

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Les forces gouvernementales yéménites recherchent des engins explosifs dans une maison située dans le village de Hays, dans la province de Hodeïda, dans l’ouest du pays, lundi dernier. (AFP)

«La milice houthie viole la trêve et les résolutions internationales. Elle ne respecte pas l’accord», a confié lundi le général de division Abdou Abdallah Majili, porte-parole de l'armée yéménite, à Arab News.

 

FAIT MARQUANT

L'envoyé des Nations unies au Yémen, Hans Grundberg, presse le gouvernement et les milices de prolonger la trêve et de remplir les conditions qui n'ont pas été prises en compte, notamment en ce qui concerne l'ouverture des routes à Taïz et dans les autres provinces.

La milice houthie n'hésite pas à violer la trêve au moment où l'envoyé des Nations unies au Yémen, Hans Grundberg, presse le gouvernement et la milice de la prolonger et de remplir les conditions qui n'ont pas été prises en compte, notamment en ce qui concerne l'ouverture des routes à Taïz et dans les autres provinces.
Dimanche dernier, le dirigeant du Conseil politique suprême de la milice houthie, Mehdi al-Machat, a fait part de la volonté de son groupe de prolonger la trêve, ce qui a ravivé l'espoir de mettre fin aux hostilités dans le pays pour deux ou trois mois supplémentaires.
«Nous ne nous opposons pas à la prolongation, mais nous n'acceptons pas une trêve qui prolongerait la souffrance de notre peuple», déclare le dirigeant houthi.
Samedi, le chef du Conseil présidentiel du Yémen, Rachad al-Alimi, a annoncé à partir d'Aden qu'il soutenait les efforts déployés actuellement par les médiateurs internationaux en vue de prolonger la trêve.
Dans le même temps, les militants et les groupes d'action pour les droits de l'homme ont redoublé d'efforts, sur le terrain comme sur les médias sociaux, afin de mettre en lumière les lourdes répercussions du siège imposé par la milice houthie sur des milliers d'habitants de Taïz.
L'Abductees Mothers Association (Association des mères des personnes enlevées), qui regroupe les parents des personnes enlevées au Yémen, a fait savoir dimanche que quatre cent dix-sept personnes qui cherchaient à entrer dans la ville ou à la quitter avaient été arrêtées au niveau des postes de contrôle tenus par les Houthis en dehors de Taïz depuis le début de la guerre.
Depuis le début de l’année 2015, la milice houthie assiège en effet la troisième plus grande ville du Yémen, qu'elle n'a pas réussi à contrôler en raison de la résistance acharnée des troupes et des combattants locaux.
La milice a interdit aux habitants de circuler sur les routes principales; elle a déployé des tireurs d'élite et posé des mines terrestres. Les habitants sont donc contraints d’emprunter des routes non pavées et dangereuses.
«Les habitants de Taïz se voient contraints d'emprunter des routes de substitution qui sont longues, étroites, sinueuses et dangereuses. De nombreux accidents ont ainsi fait des centaines de morts et de blessés», déplore sur Twitter l'American Center for Law and Justice (Centre américain pour la loi et la justice), un groupe de défense des droits de l'homme fondé par des militants yéménites. Dans un autre Tweet, le centre a précisé que les tireurs d'élite qui appartiennent à la milice houthie ont abattu sans discernement des civils qui s'adonnaient à leurs tâches quotidiennes.
«La plupart des enfants abattus par les snipers houthis ont été visés alors qu'ils allaient puiser de l'eau, faisaient paître leurs moutons, jouaient près de leur maison ou rentraient de l'école», indique l'organisation.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Jordanie: plusieurs responsables limogés après une fuite mortelle de gaz dans un port

Le prince héritier Hussein assiste à une réunion du Conseil national pour la sécurité et la gestion des crises le 28 juin 2022 concernant la fuite de gaz chloré à Aqaba. (Photo, AFP)
Le prince héritier Hussein assiste à une réunion du Conseil national pour la sécurité et la gestion des crises le 28 juin 2022 concernant la fuite de gaz chloré à Aqaba. (Photo, AFP)
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  • Le Premier ministre a déclaré lors d'un conseil des ministres que l'enquête avait conclu à des «grandes négligences sur les procédures de sécurité et le traitement des matières dangereuses dans le port d'Aqaba»
  • La fuite de chlore s'est produite après la chute d'un conteneur avec du gaz liquide qui était transporté par une grue, avant qu'il ne tombe sur un bateau, libérant un épais nuage jaune

AMMAN: Plusieurs hauts responsables jordaniens ont été limogés après une fuite de chlore lundi dernier dans le port d'Aqaba ayant causé la mort de treize personnes et blessé plus de 260, a annoncé dimanche le Premier ministre, Bicher al-Khasawneh. 

La fuite de chlore s'est produite après la chute d'un conteneur avec du gaz liquide qui était transporté par une grue, avant qu'il ne tombe sur un bateau, libérant un épais nuage jaune. 

Aqaba, l'un des principaux ports de la mer Rouge, est également le seul du royaume hachémite, par lequel transitent la plupart des importations et exportations jordaniennes. La ville est en outre une importante station balnéaire. 

M. Khasawneh a déclaré lors d'un conseil des ministres que l'enquête avait conclu à des « grandes négligences sur les procédures de sécurité et le traitement des matières dangereuses dans le port d'Aqaba ». 

De son côté, le ministre jordanien de l'Intérieur, Mazen al-Faraya, qui a présidé la commission d'enquête, a confirmé lors d'une conférence de presse que des « négligences à plusieurs niveaux » étaient à l'origine de l'accident. 

Il a pointé du doigt notamment la responsabilité du « directeur général de l'Autorité maritime jordanienne, du directeur général de l'entreprise de gestion et d'exploitation des ports d'Aqaba », ainsi que deux autres chefs de département de cette entreprise. 

Les responsables n'ont selon l'enquête « pas pris les précautions nécessaires pour la sécurité publique lors du chargement de ces matières dangereuses ». 

« Le poids du conteneur était de 28 900 tonnes, soit trois fois plus que la capacité du câble de 8,6 tonnes, ce qui a entraîné sa rupture », a expliqué le ministre. 

Selon lui, l'enquête a prouvé que « certaines tâches dans le port ont été attribuées à des employés non spécialisés ». 

Par ailleurs, 95% des quelque 2 300 employés du port d'Aqaba ont entamé dimanche une grève, selon un dirigeant syndical. 

Ils « protestent contre les manquements aux mesures de sécurité dans le port, qui a entraîné des morts et des blessés parmi leurs collègues », a déclaré Ahmed Amayreh, chef du syndicat des travailleurs du port. 


Shihana Alazzaz nommée Secrétaire générale adjointe du Conseil des ministres saoudien par décret royal

Le roi Salmane. (Dossier/SPA)
Le roi Salmane. (Dossier/SPA)
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  • Alazzaz a été l'une des premières femmes autorisées à pratiquer le droit en Arabie
  • La princesse Haïfa bent Mohammed a été nommée vice-ministre du Tourisme par décret royal

RIYAD : Le roi Salmane d'Arabie saoudite a nommé dimanche Shihana Alazzaz au poste de secrétaire général adjoint du Conseil des ministres.

Alazzaz a été l'une des premières femmes autorisées à pratiquer le droit en Arabie saoudite et a occupé le poste de conseiller juridique au Fonds d'investissement public. 

La princesse Haifa bent Mohammed a été nommée vice-ministre du tourisme par décret royal. 

Le prince Abdelrahman ben Mohammed a été relevé de son poste de secrétaire général du Conseil des ministres et a été nommé conseiller à la Cour royale.

Le Dr Bandar ben Obaid ben Hamoud Al-Rasheed est nommé secrétaire du prince héritier Mohammed ben Salmane en plus de ses autres fonctions.

Mansour ben Abdallah ben Ali ben Salama est nommé adjoint au secrétaire du prince héritier Mohammed ben Salmane. 

Ayman ben Mohammed Al-Sayari est nommé gouverneur adjoint pour les investissements et la recherche à la Banque centrale saoudienne.

Le Dr Khaled ben Walid ben Fadl Al-Dhaher est nommé gouverneur adjoint pour le contrôle et la technologie à la Banque centrale saoudienne. 

Abdelaziz ben Ismail ben Rashad Trabzoni est nommé conseiller à la Cour royale.

Le Dr. Rumaih ben Mohammed Al-Rumaih est nommé vice-ministre des transports et des services logistiques et est chargé d'effectuer le travail du président de l'autorité des transports publics.

Ihab ben Ghazi ben Fahmy Al-Hashani est nommé vice-ministre des Affaires municipales, rurales et du Logement.

Abdelaziz ben Hamad ben Saleh Al-Rumaih est nommé vice-ministre de la Planification et du Développement au ministère de la santé. 

Ahmed ben Sufyan ben Abdel Razzaq Al-Hassan est nommé ministre adjoint des Transports et des Services logistiques.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien du Hajj inaugure un grand symposium

Une vue de la Kaaba à la Grande Mosquée de La Mecque. (@ReasahAlharmain)
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  • Le symposium réunira des universitaires et des intellectuels du Royaume et des pays musulmans
  • L'événement de deux jours est intitulé « Le Hajj après la pandémie... Rituels et soins »

RIYAD : Le ministre saoudien du Hajj et de la Omra, le Dr Tawfiq Al-Rabiah, inaugurera dimanche la 46e édition du Grand Symposium du Hajj, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le symposium, intitulé « Le Hajj après la pandémie... Rituels et soins » sera suivi par des universitaires et des intellectuels du Royaume et des pays musulmans.

L'événement se tiendra sur deux jours et Al-Rabiah prendra la parole lors de la séance d'ouverture.

Parmi les autres intervenants figurent le président de la Présidence générale pour les affaires des deux saintes mosquées, le Dr Abdulrahman Al-Sudais, le ministre algérien des Affaires religieuses et des Dotations, Youssef Belmahdi, le ministre pakistanais des Affaires religieuses et de l'Harmonie interconfessionnelle, le mufti Abdul Shakoor, et le ministre jordanien des Awqaf, des Affaires islamiques et des Lieux saints, le Dr Mohammed Ahmed Al-Khalayleh.

Le ministère ambitionne de souligner le rôle joué par le Royaume au service du Hajj et des pèlerins depuis la création de l'Arabie saoudite, et mettre en lumière les réalisations les plus importantes, les projets pionniers et les développements dans les lieux saints visant à servir les musulmans.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.co