Mort de l'ancien chef colombien du cartel de Cali dans une prison aux Etats-Unis

Gilberto Rodríguez Orejuela (Photo, AFP).
Gilberto Rodríguez Orejuela (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 02 juin 2022

Mort de l'ancien chef colombien du cartel de Cali dans une prison aux Etats-Unis

  • Condamné à 15 ans de prison en 1995 en Colombie, Gilberto Rodríguez Orejuela avait été libéré après sept ans de détention
  • A nouveau arrêté en 2003, il a été emprisonné en Colombie jusqu'à son extradition aux Etats-Unis en décembre 2004

WASHINGTON: L'ex-baron de la drogue Gilberto Rodríguez Orejuela, qui a longtemps été considéré comme l'un des plus grands trafiquants de drogue du monde après le décès de Pablo Escobar, est mort à 83 ans dans une prison américaine, a confirmé son avocat mercredi à l'AFP.

"Nous déplorons la mort de Gilberto hier soir", a déclaré son avocat David Oscar Markus dans un courriel qui ne précise pas la cause du décès.

Jusqu'à sa capture en 1995, Gilberto Rodríguez Orejuela, surnommé "le Joueur d'échecs", a dirigé d'une main de fer le puissant cartel de Cali en Colombie avec son frère Miguel, 78 ans, lui aussi incarcéré dans une prison aux Etats-Unis.

Cette organisation rivale du cartel de Medellin, que dirigeait Pablo Escobar, s'est emparée du marché de la poudre blanche après la mort du charismatique "roi de la cocaïne", abattu par la police locale en 1993.

Condamné à 15 ans de prison en 1995 en Colombie, Gilberto Rodríguez Orejuela avait été libéré après sept ans de détention. A nouveau arrêté en 2003, il a été emprisonné en Colombie jusqu'à son extradition aux Etats-Unis en décembre 2004.

Il avait été condamné avec son frère à 30 ans de prison chacun pour avoir importé 200 tonnes de cocaïne aux Etats-Unis. Les deux frères ont finalement connu une célébrité planétaire avec la série "Narcos" de Netflix, qui mettait notamment en scène leur rivalité avec Pablo Escobar

Selon les autorités américaines, le cartel de Cali a contrôlé jusqu'à 80% du trafic de cocaïne vers les Etats-Unis à son apogée. Il a été démantelé au milieu des années 1990.

Gilberto et son frère s'étaient fait une place parmi les élites économiques et politiques en Colombie. Contrairement à Pablo Escobar, qui offrait une récompense en échange de chaque policier tué, les frères du Cartel de Cali préféraient les pots-de-vin.

La famille Rodríguez contrôlait l'America de Cali, le club de football qui enregistrait le plus grand nombre de victoires à l'époque, ainsi que des commerces d'élevage de chevaux, et des concours des reines de beauté.

Dans les dernières années de sa vie, "le joueur d'échecs", issu d'une famille modeste, qui avait commencé dans la vie sur son vélo comme livreur de repas à domicile, était gravement malade.

Il a été atteint d'un cancer de la prostate et d'un cancer du côlon. Il a également souffert d'une hémorragie cérébrale. Sa famille avait tenté en vain plusieurs recours pour que le narcotrafiquant puisse passer ses derniers jours en Colombie.

La Colombie reste de loin le premier producteur mondial de cocaïne, avec le marché américain comme première destination d'exportation.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.