Washington impose de nouvelles sanctions à plusieurs entités iraniennes

Pompeo affirme que l’ambassadeur iranien en Irak Iraj Masjedi «contribue à renforcer l’ingérence des Gardiens de la révolution iranienne dans les affaires de l’Irak» (Photo, AFP).
Pompeo affirme que l’ambassadeur iranien en Irak Iraj Masjedi «contribue à renforcer l’ingérence des Gardiens de la révolution iranienne dans les affaires de l’Irak» (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 23 octobre 2020

Washington impose de nouvelles sanctions à plusieurs entités iraniennes

  • Washington a également annoncé des sanctions à l’encontre de l’ambassadeur iranien en Irak Iraj Masjedi
  • L’ambassadeur iranien a «abusé de sa position pour opérer et faciliter des transferts de fonds aux milices pro-iraniennes qui déstabilisent l’Irak et qui sont responsables de plusieurs attaques contre les forces américaines », selon Pompeo

WASHINGTON: Les États-Unis ont sanctionné jeudi les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de Téhéran, ainsi que des médias iraniens, pour «tentative d'ingérence» dans les élections américaines du 3 novembre.

Washington a également annoncé des sanctions à l’encontre de l’ambassadeur iranien en Irak, Iraj Masjedi. Ce dernier «contribue à renforcer l’ingérence des Gardiens de la révolution iranienne dans les affaires» du pays, assure le secrétaire d’État américain Mike Pompeo.

Pompeo, qui a affirmé que «ces mesures auront pour effet de protéger le peuple irakien de l’influence des Gardiens de la révolution a aussi ajouté que l’ambassadeur iranien a «abusé de sa position pour opérer et faciliter des transferts de fonds aux milices pro-iraniennes, qui déstabilisent l’Irak et sont responsables de plusieurs attaques contre les forces américaines».

Pour sa part, et au niveau de l’«ingérence » iranienne dans les élections américaines, le Trésor américain a indiqué dans un communiqué que «le régime iranien a visé le processus électoral des États-Unis avec des tentatives éhontées pour semer la discorde parmi les électeurs en répandant la désinformation en ligne et en menant des opérations malintentionnées pour les induire en erreur».

«Des entités du gouvernement iranien, déguisées en médias, ont visé les États-Unis afin de miner le processus démocratique américain», a-t-il ajouté.

Le Trésor n'évoque pas clairement un lien entre ces sanctions et les accusations formulées mercredi soir par le directeur du renseignement américain, John Ratcliffe. Ce dernier a accusé l'Iran d'avoir mis la main sur des données d'électeurs américains et envoyé des e-mails «visant à intimider les électeurs, à inciter aux troubles sociaux et à nuire» au président Donald Trump, qui brigue un second mandat.

Les autorités iraniennes ont rejeté des «inventions».

«Le régime iranien utilise de faux récits et d'autres contenus trompeurs pour tenter d'influencer les élections américaines», a déclaré jeudi, sans plus de précisions, le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, promettant de continuer à «contrer les efforts de tout acteur étranger qui menacerait le processus électoral».

Les entités visées sont les Gardiens de la révolution et leur unité d'élite pour les opérations extérieures, la Force Qods, toutes deux déjà sanctionnées à plusieurs reprises par Washington. Le Bayan Rasaneh Gostar Institute, présenté comme l'outil de propagande des Gardiens de la révolution, s’ajoute aussi à la liste, tout comme l'Union iranienne des radios et télévisions islamiques et l'Union internationale des médias virtuels.

«Le personnel de Bayan Gostar a prévu d'influencer l'élection en exploitant les enjeux sociaux aux États-Unis, comme la Covid-19, et en dénigrant des personnalités politiques américaines», a affirmé le Trésor.


Une centaine de migrants partis de Libye secourus par la Tunisie

La Tunisie porte régulièrement secours à des migrants partis de Libye, ayant fait naufrage en Méditerranée centrale, l'une des routes migratoires les plus meurtrières (Photo, AFP).
La Tunisie porte régulièrement secours à des migrants partis de Libye, ayant fait naufrage en Méditerranée centrale, l'une des routes migratoires les plus meurtrières (Photo, AFP).
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  • L'embarcation, repérée 67 km au large des côtes tunisiennes, transportait «101 migrants clandestins âgés de 1 à 50 ans, dont 6 femmes et 4 enfants»
  • Par ailleurs, dans une deuxième opération, la marine a intercepté 13 candidats à l'exil tunisiens âgées de 19 à 39 ans, dont deux femmes, à 40 km au large des côtes tunisiennes

TUNIS: La marine tunisienne a secouru en pleine mer 101 migrants partis de Libye en direction de l'Europe, dont l'embarcation était en déroute près de la plateforme gazière de Miskar, a indiqué dimanche le ministère de la Défense.

L'embarcation, repérée 67 km au large des côtes tunisiennes, transportait « 101 migrants clandestins âgés de 1 à 50 ans, dont 6 femmes et 4 enfants », de différentes nationalités, a précisé le ministère dans un communiqué.

Ils ont indiqué avoir pris la mer vendredi soir du port libyen de Zouara, et ont été remis aux autorités au port tunisien de Sfax.

Par ailleurs, dans une deuxième opération, la marine a intercepté 13 candidats à l'exil tunisiens âgées de 19 à 39 ans, dont deux femmes, à 40 km au large des côtes tunisiennes. 

Ils ont indiqué avoir pris la mer samedi soir depuis Djerba.

Les départs depuis la Tunisie et la Libye voisine ont nettement augmenté ces deux dernières années.

Il y a eu 11 000 départs de Libye entre janvier à avril 2021, soit 73% de plus qu'à la même période l'an passé, en raison notamment de la « détérioration » de la situation pour les étrangers dans le pays, selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR)

La Tunisie porte régulièrement secours à des migrants partis de Libye, ayant fait naufrage en Méditerranée centrale, l'une des routes migratoires les plus meurtrières selon les Nations unies.

L'ONU a décompté au moins 760 morts en Méditerranée entre le 1er janvier et le 31 mai 2021, et 1 400 en 2020.


Algérie/législatives: le principal parti islamiste en lice revendique la majorité

Meeting de campagne du MSP, le 8 juin à Alger (Photo, AFP).
Meeting de campagne du MSP, le 8 juin à Alger (Photo, AFP).
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  • Dans son communiqué, le MSP «met en garde contre les nombreuses tentatives de modifier les résultats du scrutin comme cela se faisait avant»
  • L'Algérie attend le résultat des élections législatives anticipées de samedi, marquées par un très fort taux d'abstention, nouveau signe de désintérêt de la population

ALGER: Le principal parti de la mouvance islamiste en lice pour les élections législatives en Algérie, le Mouvement de la Société pour la Paix (MSP), a affirmé dimanche être arrivé en tête au lendemain de ce scrutin.

« Le MSP affirme arriver en tête dans la majorité des wilayas (préfectures) et à l'étranger », selon un communiqué de ce parti conservateur, considéré comme modéré. 

Dans son communiqué, le MSP « met en garde contre les nombreuses tentatives de modifier les résultats du scrutin comme cela se faisait avant ».

« Nous prévenons que les conséquences seront dommageables pour l'avenir du pays et le futur de l'action politique et électorale », prévient ce parti, principale formation de l'opposition parlementaire, qui avait décidé de participer au scrutin.

« Nous appelons le président de la République (Abdemadjid Tebboune) à faire respecter la volonté populaire exprimée ainsi qu'il l'a promis », insiste le texte.

L'Algérie attend le résultat des élections législatives anticipées de samedi, marquées par un très fort taux d'abstention, nouveau signe de désintérêt de la population, après le boycott du scrutin par le mouvement contestataire du Hirak et par une partie de l'opposition.

La composition de la prochaine assemblée pourrait être connue dans ses grandes lignes dimanche mais, en raison du dépouillement « compliqué », les résultats officiels pourraient ne pas être annoncés avant plusieurs jours, selon le président de l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Mohamed Chorfi.


Virus: le Liban vaccine plus de 40 000 personnes en un weekend

Un médecin reçoit une dose du vaccin Pfizer-BioNTech au Centre médical universitaire américain du Liban dans la capitale Beyrouth, le 14 février 2021 (Photo, AFP)
Un médecin reçoit une dose du vaccin Pfizer-BioNTech au Centre médical universitaire américain du Liban dans la capitale Beyrouth, le 14 février 2021 (Photo, AFP)
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  • Au total, 41 785 doses du vaccin Pfizer-BioNTech ont été administrées durant le weekend
  • Pour Firas Abiad, directeur du principal hôpital mobilisé dans la lutte contre le coronavirus au Liban, la campagne du weekend a été «un succès à tous les niveaux»

BEYROUTH: Le Liban a annoncé avoir administré plus de 40 000 doses de vaccin contre le coronavirus dans le cadre d'une campagne de vaccination « marathon » organisée samedi et dimanche par le ministère de la Santé. 

Au total, 41 785 doses du vaccin Pfizer-BioNTech ont été administrées durant le weekend. Toute personne non vaccinée de plus de 55 ans pouvait se rendre, sans rendez-vous, dans l'un des quelque 50 centres de vaccination ouverts à travers le pays. 

Les personnes handicapées de plus de 16 ans pouvaient également bénéficier de cette opération « marathon », comme elle a été qualifiée par les autorités.  

A 18H00 (15H00 GMT) dimanche, 22 696 doses de vaccins avaient été administrées dans la journée, selon un tweet du ministère de la Santé. La veille, 19 089 personnes avaient reçu une dose.  

Pour Firas Abiad, directeur du principal hôpital mobilisé dans la lutte contre le coronavirus au Liban, la campagne du weekend a été « un succès à tous les niveaux ». 

Cette campagne de vaccination est la dernière en date d'une série d'opérations similaires organisées ces dernières semaines dans le pays. 

Le Liban, embourbé dans sa pire crise économique depuis la guerre civile (1975-1990), a officiellement enregistré plus de 542 000 cas de Covid-19 depuis le début de la pandémie, dont plus de 7 700 décès. 

Les taux d'infection au coronavirus sont actuellement les plus bas depuis plusieurs mois. 

Le pays de plus de six millions d'habitants a administré au moins une dose de vaccin à plus de 927 000 personnes, selon le ministère de la Santé.