Des membres du Congress dénoncent les restrictions israéliennes de la liberté académique en Palestine

Jamaal Bowman, un représentant de New York, a envoyé une lettre, cosignée par onze de ses collègues démocrates, aux secrétaires d’État, à la sécurité intérieure et à l’éducation appelant à une enquête sur les nouvelles règles restrictives. (bowman.house.gov)
Jamaal Bowman, un représentant de New York, a envoyé une lettre, cosignée par onze de ses collègues démocrates, aux secrétaires d’État, à la sécurité intérieure et à l’éducation appelant à une enquête sur les nouvelles règles restrictives. (bowman.house.gov)
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Publié le Samedi 04 juin 2022

Des membres du Congress dénoncent les restrictions israéliennes de la liberté académique en Palestine

  • Les douze membres démocrates affirment que les nouvelles règles «restreindront considérablement la capacité des universitaires et étudiants américains à enseigner et à étudier dans les universités palestiniennes» des territoires occupés
  • Israël a demandé au département de la Sécurité intérieure, qui contrôle l’entrée aux États-Unis, d’inclure les citoyens israéliens visitant les États-Unis dans le cadre du programme américain d’exemption de visa

WASHINGTON: Une douzaine de membres du Congrès américain ont demandé à l’administration Biden de passer en revue des règles israéliennes récemment mises en place qui limitent le nombre d’universitaires et d’étudiants américains pouvant enseigner ou suivre des études dans les universités palestiniennes des territoires occupés.

Jamaal Bowman, un représentant de New York, a envoyé une lettre, cosignée par onze de ses collègues démocrates, aux secrétaires d’État, à la sécurité intérieure et à l’éducation appelant à une enquête sur les nouvelles règles restrictives. Ces dernières ont été annoncées par le coordinateur des activités gouvernementales du ministère israélien de la Défense, qui joue le rôle de gouvernement militaire israélien de facto dans les territoires occupés.

Les membres du Congrès déclarent dans leur lettre: «Selon la récente annonce du coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires, seuls cent universitaires étrangers et 150 étudiants étrangers seront autorisés à enseigner ou à suivre des études au sein des universités palestiniennes.»

Ils affirment que les nouvelles règles «restreindront considérablement la capacité des universitaires et étudiants américains à enseigner et à étudier dans les universités palestiniennes» des territoires occupés, «alors qu’aucune restriction similaire ne s’applique aux universitaires et étudiants américains cherchant à enseigner et à étudier dans les universités israéliennes, ni aux universitaires et étudiants israéliens qui cherchent à enseigner et à étudier aux États-Unis».

En outre, ils notent que le gouvernement israélien «n’accordera des visas qu’aux professeurs et aux étudiants pour les domaines d’enseignement et d’études approuvés et limitera le temps que les professeurs et les étudiants peuvent passer dans les universités palestiniennes».

Ils ajoutent: «Nous trouvons que les politiques décrites par le coordinateur officialisent en quelque sorte le traitement discriminatoire contre les Américains palestiniens et d’autres citoyens.»

Ces nouvelles règles doivent entrer en vigueur en juillet, indiquent les membres du Congrès. Par ailleurs, ils ont demandé aux responsables de l’administration Biden de révéler le nombre d’Américains désireux d’étudier ou d’enseigner dans des universités palestiniennes, à qui l’on a refusé l’entrée en Israël, et sur quelle base cette décision aurait été prise.

Ils ont également demandé au département d’État de clarifier sa position sur les nouvelles procédures, qui «auraient pour effet de limiter la liberté académique des citoyens américains cherchant à étudier et/ou enseigner dans les universités palestiniennes». Ils ont fixé, au 10 juin, la date limite pour obtenir une réponse.

Parmi les autres membres du Congrès qui ont cosigné la lettre, on cite les représentantes Betty McCollum et Ilhan Omar, toutes deux du Minnesota, la représentante Marie Newman, une progressiste de l’Illinois qui défend ardemment les droits des Palestiniens et la représentante Rashida Tlaib, une Américano-palestinienne du Michigan.

Chris Habiby, le coordinateur législatif et politique du Comité américano-arabe de lutte contre la discrimination, déclare à Arab News que les nouvelles règles du coordinateur «officialisent simplement les pratiques que les Arabo-américains, et en particulier les Palestino-américains, subissent depuis des décennies».

Il ajoute: «Le comité apprécie le courage dont ont fait preuve le membre du Congrès Bowman et les onze autres démocrates de la Chambre pour dénoncer la discrimination israélienne contre les Palestiniens.»

Israël a demandé au département de la Sécurité intérieure, qui contrôle l’entrée aux États-Unis, d’inclure les citoyens israéliens visitant les États-Unis dans le cadre du programme américain d’exemption de visa. Le centre suscite beaucoup de controverse sur la base d’allégations de discrimination israélienne contre les citoyens américains d’origine palestinienne ou arabe qui sont soumis à des fouilles intrusives et se voient souvent refuser l’entrée aux territoires palestiniens occupés.

Le programme d’exemption de visa comprend des exigences légales qui doivent être remplies avant qu’un pays ne soit considéré pour inclusion. L’une des principales exigences est la «réciprocité», ce qui signifie que les citoyens américains visitant un pays membre du programme doivent être traités de la même manière qu’un citoyen de ce pays qui visite les États-Unis.

La lettre des membres du Congrès souligne que, selon le département d’État américain, «certains citoyens américains d’origine arabe ou musulmane (y compris des Américains d'origine palestinienne) ont connu des difficultés importantes et un traitement inégal et parfois hostile aux frontières et aux points de contrôle israéliens».

M. Habiby exhorte les autorités américaines à faire pression sur Israël pour empêcher l’entrée en vigueur des nouvelles règles.

«L’administration Biden doit prendre des mesures concrètes pour s’assurer que le gouvernement israélien n’applique pas cette décision», conclut-il.

 Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.

 

 


Les Houthis du Yémen visent à nouveau Israël et entrent dans la guerre au Moyen-Orient

Les Houthis du Yémen ont revendiqué samedi deux attaques en quelques heures contre Israël, marquant l'entrée de ces rebelles alliés de Téhéran dans le conflit au Moyen-Orient, commencé il y a un mois. (AFP)
Les Houthis du Yémen ont revendiqué samedi deux attaques en quelques heures contre Israël, marquant l'entrée de ces rebelles alliés de Téhéran dans le conflit au Moyen-Orient, commencé il y a un mois. (AFP)
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  • Le groupe rebelle a ainsi ciblé Israël pour la première fois depuis le début de la guerre le 28 février, déclenchée par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran
  • Alors que le trafic maritime mondial est largement perturbé par le blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran, l'entrée des Houthis dans le conflit pourrait encore aggraver la situation

TEHERAN: Les Houthis du Yémen ont revendiqué samedi deux attaques en quelques heures contre Israël, marquant l'entrée de ces rebelles alliés de Téhéran dans le conflit au Moyen-Orient, commencé il y a un mois.

Leur porte-parole a affirmé dans un communiqué sur X que les Houthis avaient lancé "des missiles de croisière et des drones" en direction de "plusieurs objectifs vitaux et militaires" en Israël.

Le groupe rebelle a ainsi ciblé Israël pour la première fois depuis le début de la guerre le 28 février, déclenchée par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran.

Alors que le trafic maritime mondial est largement perturbé par le blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran, l'entrée des Houthis dans le conflit pourrait encore aggraver la situation: le groupe avait mené de nombreuses attaques contre les navires commerciaux en mer Rouge entre 2023 et 2025, pendant la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza.

En parallèle, l'Iran poursuit ses frappes de riposte, en Israël et à travers le Golfe.

Le port omanais de Salalah, situé à l'extérieur du détroit d'Ormuz sur la mer d'Arabie, a été évacué après une attaque de drones. Ses opérations ont été suspendues pour 48 heures, d'après l'armateur danois Maersk.

Universités américaines menacées 

Les Gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique, ont menacé tôt dimanche de frapper les universités américaines dans la région, après avoir fait état de deux universités en Iran endommagées par des frappes américano-israéliennes.

"Si le gouvernement américain veut que ses universités dans la région ne subissent pas de représailles (...), il doit condamner le bombardement des universités dans un communiqué officiel avant lundi 30 mars à midi", ont déclaré les Gardiens de la Révolution dans un communiqué publié par des médias iraniens.

De nombreuses universités américaines possèdent des campus dans les pays du Golfe, comme l'université Texas A&M, implantée au Qatar, ou encore la New York University, aux Emirats arabes unis.

Les Etats-Unis avaient condamné avant cela "avec la plus grande fermeté" les attaques "perpétrées en Irak par les milices terroristes agissant pour le compte de l'Iran", et notamment celle "contre la résidence privée du président de la région du Kurdistan irakien, Nechirvan Barzani".

Des attaques qui ont notamment pris pour cible l'ambassade américaine à Bagdad.

A Téhéran, de nouvelles explosions ont été entendues dans la soirée de samedi par des journalistes de l'AFP, dans la partie est de la capitale, déjà lourdement bombardée la nuit d'avant.

Préparatifs du Pentagone 

Les efforts diplomatiques se multiplient ces derniers jours pour tenter de mettre fin à la guerre, et des responsables turcs, pakistanais, égyptiens et saoudiens doivent se réunir dimanche et lundi à Islamabad pour des "discussions approfondies".

Les spéculations vont bon train cependant sur le déploiement de troupes américaines sur le territoire iranien.

Selon le Washington Post, qui cite samedi soir des responsables américains, le Pentagone se prépare à des opérations de plusieurs semaines sur le terrain en Iran.

De telles opérations n'iraient pas jusqu'à une invasion à grande échelle de l'Iran, ont souligné les responsables américains sous couvert de l'anonymat, mais impliqueraient plutôt des raids en territoire iranien à la fois par des membres des forces spéciales et d'autres soldats.

Selon le Washington Post, il n'était pas clair samedi si Donald Trump comptait approuver tout ou partie, voire aucun des plans du Pentagone.

L'armée américaine a annoncé samedi l'arrivée au Moyen-Orient du Tripoli, un navire d'assaut amphibie à la tête d'un groupe naval comprenant "quelque 3.500" marins et soldats du corps des Marines.

Et ces derniers jours, plusieurs médias américains ont rapporté que Donald Trump envisageait d'envoyer prochainement au moins 10.000 militaires au Moyen-Orient.

Lourd tribut des civils 

Un mois après le début de la guerre, les civils continuent de payer un lourd tribut.

En Iran, d'après les médias samedi, au moins 12 personnes ont été tuées par des frappes américano-israéliennes dans la nuit dans différentes régions d'Iran.

Onze personnes ont été blessées samedi par des éclats lors de l'impact d'un missile iranien dans le centre d'Israël, ont annoncé les secours et l'armée.

La situation empire aussi au Liban, entraîné dans la guerre dès le 2 mars lorsque le mouvement chiite Hezbollah, soutenu par Téhéran, a commencé à tirer des roquettes sur Israël.

Trois journalistes libanais ont été tués samedi par une frappe sur leur véhicule dans le sud du Liban, Israël affirmant avoir visé un membre d'une unité d'élite du Hezbollah.

Depuis début mars, les frappes israéliennes ont fait un millier de morts selon des sources officielles et un million de déplacés dans ce pays.