Attaque à la roquette en plein jour à Bagdad, où Zarif est en visite

Un Irakien défie les forces de sécurité lors d’une manifestation en bordure de la Zone verte à Baghdad, le 12 juillet dernier, contre les violences policières. (Ahmad AL-RUBAYE/AFP)
Un Irakien défie les forces de sécurité lors d’une manifestation en bordure de la Zone verte à Baghdad, le 12 juillet dernier, contre les violences policières. (Ahmad AL-RUBAYE/AFP)
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Publié le Dimanche 19 juillet 2020

Attaque à la roquette en plein jour à Bagdad, où Zarif est en visite

  • Des roquettes ont visé dimanche la Zone verte de Baghdad, où le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif rencontrait des responsables irakiens
  • Ce type d'attaque, bien que régulier en Irak, a rarement lieu en plein jour, selon des sources de sécurité.

BAGHDAD : La Zone verte abrite la plupart des institutions du pouvoir irakien mais aussi l'ambassade des États-Unis. Depuis octobre, 36 attaques ont visé des intérêts américains en Irak, attribuées aux factions armées pro-Iran. Les Américains, qui conservent plusieurs milliers de soldats en Irak, ont utilisé pour la première fois début juillet aux abords de leur ambassade des C-RAM, un dispositif conçu pour intercepter des roquettes. Dimanche, leurs tirs n'ont pas été entendus dans la Zone verte, selon des témoins sur place. Cette nouvelle attaque, qui n'a pas été revendiquée, intervient au début d'une intense semaine diplomatique pour l'Irak.

Dimanche, M. Zarif a rencontré son homologue irakien Fouad Hussein ainsi que le Premier ministre Moustafa al-Kazimi et le président Barham Saleh. Il va également rencontrer les autorités du Kurdistan autonome à Erbil. Lundi, M. Kazimi doit se rendre en Arabie saoudite pour rencontrer notamment le puissant prince héritier Mohammed ben Salmane, un ami personnel. Le lendemain soir, il sera à Téhéran pour des entretiens entre autres avec le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei.

M. Kazimi, toujours patron du renseignement, un poste depuis lequel il a pu tisser des liens régionaux, pourrait possiblement jouer un rôle de médiateur entre Ryad et Téhéran. 

L'Arabie saoudite et son allié américain sont à couteaux tirés avec l'Iran, auquel ils disputent l'influence au Moyen-Orient. L'Irak, voisin des deux puissances régionales, est régulièrement le théâtre de tensions entre Washington et Téhéran.M. Kazimi est aussi attendu à Washington dans les prochaines semaines pour renégocier la présence américaine en Irak.

Cette visite, la première depuis trois ans d'un Premier ministre irakien, doit entériner un réchauffement diplomatique, notamment entaché par les tirs de roquettes et des raids américains meurtriers en Irak, notamment celui ayant tué à Bagdad le général iranien Qassem Soleimani et son lieutenant irakien.


Nouvelle manifestation de milliers de Soudanais contre le pouvoir militaire

Comme à chaque fois, dans la nuit qui a précédé les manifestations, les forces de sécurité ont procédé à des rafles, arrêtant des membres des "Comités de résistance" dans différents quartiers de Khartoum. (AFP).
Comme à chaque fois, dans la nuit qui a précédé les manifestations, les forces de sécurité ont procédé à des rafles, arrêtant des membres des "Comités de résistance" dans différents quartiers de Khartoum. (AFP).
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  • Lundi, les manifestants sont de nouveau descendus par milliers à Khartoum et dans ses banlieues, mais aussi à Madani, à 200 kilomètres
  • Le parti Oumma, le plus ancien du pays, dont plusieurs responsables ont été arrêtés lors du putsch, a une nouvelle fois redit dans un communiqué qu'il faut "effacer toutes les traces du coup d'Etat"

KHARTOUM: Des milliers de manifestants hostiles au pouvoir militaire ont défilé lundi à Khartoum en direction du palais présidentiel ainsi que dans d'autres villes du Soudan.


Les militants avaient appelé à une nouvelle journée de mobilisation pour réclamer un pouvoir civil dans un pays quasiment toujours sous la férule de l'armée depuis son indépendance il y a 66 ans.


Ils dénoncent également la répression qui, depuis le coup d'Etat militaire du 25 octobre, a tué 73 manifestants, selon un syndicat de  médecins prodémocratie. Un haut-gradé a été poignardé à mort par des manifestants selon la police.


Lundi, les manifestants sont de nouveau descendus par milliers à Khartoum et dans ses banlieues, mais aussi à Madani, à 200 kilomètres plus au sud, à Gedaref et Port-Soudan dans l'est côtier du pays, au cri de "le pouvoir au peuple!".  


Avec son coup d'Etat le 25 octobre 2021, le chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Burhane, a mis un coup d'arrêt à la transition vers un pouvoir entièrement civil promise il a plus de deux ans après la chute du dictateur Omar el-Béchir, sous la pression de l'armée et de la rue.


Le parti Oumma, le plus ancien du pays, dont plusieurs responsables ont été arrêtés lors du putsch, a une nouvelle fois redit dans un communiqué ce que les manifestants scandent régulièrement: il faut "effacer toutes les traces du coup d'Etat", revenir à un gouvernement civil et "écarter le chef des putschistes et son pouvoir immédiatement".


Comme à chaque fois, dans la nuit qui a précédé les manifestations, les forces de sécurité ont procédé à des rafles, arrêtant des membres des "Comités de résistance" dans différents quartiers de Khartoum, ont indiqué ces organisations locales, véritable colonne vertébrale de la mobilisation.


La communauté internationale, elle, multiplie les appels au dialogue et l'ONU continue à rencontrer les différents acteurs du pays sans pour autant avoir pu les amener jusqu'ici à discuter ensemble.


Le général Burhane, lui, a récemment annoncé un gouvernement "chargé des affaires courantes", composé de hauts fonctionnaires et des ministres issus des anciens groupes rebelles armés.


Syrie: plus de 150 morts dans l'assaut de l'EI, des mineurs en danger

Les combats ont diminué en intensité dimanche soir alors que les Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigées par les Kurdes, et la coalition emmenée par les Etats-Unis consolident lundi leurs positions autour de la prison. (AFP).
Les combats ont diminué en intensité dimanche soir alors que les Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigées par les Kurdes, et la coalition emmenée par les Etats-Unis consolident lundi leurs positions autour de la prison. (AFP).
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  • Jeudi soir, plus d'une centaine de jihadistes de l'organisation Etat islamique (EI) ont pris d'assaut la prison de Ghwayran
  • Des jours de violents affrontements ont suivi autour et au sein même de la prison, située à Hassaké, dans le nord-est syrien

HASSAKE: Les forces kurdes ont déployé lundi des renforts et barré l'accès à Hassaké, en Syrie, après des combats avec des jihadistes qui ont fait plus de 150 morts dans et autour d'une prison où des centaines de mineurs sont toujours retenus.


"Pour empêcher les membres de cellules terroristes de s'échapper (...), l'administration kurde du nord-est de la Syrie annonce un couvre-feu complet à Hassaké et ses alentours pour une période de sept jours à compter du 24 janvier", a déclaré l'administration locale dimanche soir.


Jeudi soir, plus d'une centaine de jihadistes de l'organisation Etat islamique (EI) ont pris d'assaut la prison de Ghwayran avec l'aide de camions piégés et d'armes lourdes. Des jours de violents affrontements ont suivi autour et au sein même de la prison, située à Hassaké, dans le nord-est syrien.


Selon un nouveau bilan établi lundi matin par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), 154 personnes ont été tuées, dont 102 jihadistes, 45 combattants kurdes et sept civils.


Les combats ont diminué en intensité dimanche soir alors que les Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigées par les Kurdes, et la coalition emmenée par les Etats-Unis consolident lundi leurs positions autour de la prison.


Les FDS ont accusé les combattants de l'EI d'utiliser comme "boucliers humains" des mineurs encore présents à l'intérieur de la prison.


La présence de ces mineurs, qui étaient emprisonnés dans "un centre de réhabilitation" et qui sont désormais enfermés dans un dortoir, compromet l'avancée des FDS qui tentent de pénétrer dans la prison, ont-elles indiqué dans un communiqué.


Ces mineurs sont au nombre de 850 et certains n'ont que 12 ans, selon l'agence des Nations Unies pour l'enfance (Unicef), qui a appelé à les protéger et qui a souligné le "risque que les enfants soient blessés ou recrutés de force", par l'EI.


Aux alentours de la prison, les rues sont désertées tandis que des combattants kurdes ratissent la zone pour retrouver des fugitifs, selon un correspondant de l'AFP sur place.


Dans les autres parties du nord-est de la Syrie contrôlées par l'administration kurde, un couvre-feu nocturne de 18H00 à 06H00 locales (16H00 à 04H00 GMT) entrera également en vigueur lundi.


Accords entre KSrelief et l'OMS pour soutenir le secteur de la santé au Yémen

Ces accords s'inscrivent dans le cadre du Plan de réponse humanitaire au Yémen. (SPA)
Ces accords s'inscrivent dans le cadre du Plan de réponse humanitaire au Yémen. (SPA)
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  • Le premier accord, qui s’élève à 11,2 millions de dollars, bénéficiera à 1,27 million de personnes réparties dans différents gouvernorats du Yémen
  • M. Al-Mandhari a souligné le soutien que le Royaume apporte aux différentes initiatives menées par les Nations unies à travers le monde grâce au KSrelief

RIYAD: Le Centre du roi Salmane pour l'aide humanitaire et le secours (KSrelief) a signé des accords d’un montant de 15 millions de dollars (1 dollar = 0,88 euro) avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en faveur du secteur de la santé au Yémen.
Ces accords ont été conclus dimanche dernier par le superviseur général du KSrelief, le Dr Abdallah al-Rabeeah, et le directeur régional de l'OMS pour la Méditerranée orientale, le Dr Ahmed al-Mandhari.
Ces accords s'inscrivent dans le cadre du Plan de réponse humanitaire du Yémen (Yemen Humanitarian Response Plan).
Le premier d’entre eux prévoit de soutenir le secteur de la santé au Yémen en fournissant des équipements sanitaires élémentaires et vitaux. Parmi ces équipements figurent de nouveaux appareils à destination des laboratoires ainsi que des médicaments qui permettent de soigner les maladies infectieuses, précise le KSrelief.
Cet accord, qui s’élève à 11,2 millions de dollars, bénéficiera à 1,27 million de personnes réparties dans différents gouvernorats du Yémen.

Le deuxième accord prévoit la série de mesures suivantes: assurer cinq stations d'oxygène ainsi que les ressources logistiques nécessaires au transport du gaz, à la formation du personnel des hôpitaux et à la maintenance des stations. Son objectif est d'«améliorer le degré de préparation des établissements sanitaires et de maintenir les services assurés par ces derniers» dans les gouvernorats de Chabwa, Marib, Abyan et Hadramaout.

Ce deuxième accord est estimé à 1 million de dollars et il bénéficiera à 41 738 personnes.

Quant au troisième accord, il aidera les services logistiques de manière à faire vacciner 10% de la population yéménite contre la Covid-19. L'objectif est d'encourager la population à se faire vacciner et de la sensibiliser aux bienfaits du vaccin.
D'une valeur de 2,8 millions de dollars, ce dernier accord bénéficiera à 886 341 personnes qui vivent dans tous les gouvernorats du Yémen, fait savoir l'Agence de presse saoudienne (SPA).

 

M. Al-Rabeeah a salué ce partenariat entre l'Arabie saoudite et l'OMS, qui prévoit de soulager la souffrance des populations où qu’elles se trouvent dans le monde.
Il a mis en lumière les nombreuses initiatives que le KSrelief a lancées en partenariat avec l'OMS au cours des dernières années afin de venir en aide au peuple yéménite. Ces programmes ont contribué de manière significative à combattre un grand nombre de maladies et de pandémies comme la Covid-19, la dernière en date. Il a également salué les efforts conjoints déployés pour enrayer l'épidémie de choléra dans le pays.
De son côté, M. Al-Mandhari a souligné le soutien que le Royaume apporte aux différentes initiatives menées par les Nations unies à travers le monde grâce au KSrelief.
«Grâce aux accords que nous avons signés aujourd'hui, nous ouvrons un nouveau chapitre de notre partenariat, et nous espérons que ce dernier se poursuivra et qu'il s'étendra au Yémen, à la région et à d'autres pays encore», a-t-il déclaré.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.