Activités pétrolières: L'Arabie saoudite revoit à la hausse son PIB du premier trimestre au taux le plus élevé depuis 2011

Plate-forme de forage pétrolière dans le desert saoudien. Les activités pétrolières ont augmenté de 20% au second trimestre. (Shutterstock)
Plate-forme de forage pétrolière dans le desert saoudien. Les activités pétrolières ont augmenté de 20% au second trimestre. (Shutterstock)
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Publié le Mardi 07 juin 2022

Activités pétrolières: L'Arabie saoudite revoit à la hausse son PIB du premier trimestre au taux le plus élevé depuis 2011

  • La croissance, qui est la plus élevée depuis 2011, est due à la forte augmentation des activités pétrolières, selon GASTAT
  • La part de contribution du secteur pétrolier a considérablement augmenté par rapport au creux de 17,1% enregistré au deuxième trimestre de 2020

La croissance du produit intérieur brut (PIB) de l'Arabie saoudite a été revue à la hausse, à 9,9% contre 9,6%, selon un communiqué de presse de l'Autorité générale des statistiques, également connue sous le nom de GASTAT.

La croissance, qui est la plus élevée depuis 2011, est due à la forte augmentation des activités pétrolières, selon GASTAT.

Au premier trimestre 2022, la croissance en glissement annuel du secteur pétrolier s'est établie à 20,3%, tandis que les secteurs non pétrolier et public ont augmenté respectivement de 3,7% et 2,4%, selon le communiqué de presse.

Croissance non pétrolière

La croissance trimestrielle du secteur non pétrolier a été revue à la baisse, de 1,6% à 0,9% par rapport à l'estimation initiale de 2,5%, selon les données de GASTAT.

En outre, la croissance annuelle du secteur non pétrolier a ralenti de 5,1% et 6,3% respectivement, aux quatrième et troisième trimestres de 2021, indiquant ainsi une tendance à une croissance négative des activités non pétrolières au cours des derniers trimestres.

Toutes les activités économiques ont enregistré des taux de croissance annuels positifs au premier trimestre de 2022, les activités au niveau du pétrole brut et du gaz naturel enregistrant la croissance la plus élevée de 20,7%, suivies des activités de raffinage du pétrole, de 17,3%.

Les activités du commerce en gros et en détail, ainsi que de la restauration et de l'hôtellerie, ont augmenté de 6,3% en glissement annuel au premier trimestre 2022.

Sur une base trimestrielle, le PIB réel corrigé des variations saisonnières a été revu à la hausse, à 2,6% par rapport à l'estimation initiale de 2,2%.

En termes de contribution des activités économiques au PIB à prix courants, le secteur non pétrolier est arrivé en tête avec 40,4%, suivi des secteurs pétrolier et public avec 38,5% et 15,3%, respectivement, selon les données publiées par GASTAT.

La part de contribution du secteur pétrolier a considérablement augmenté par rapport au creux de 17,1% enregistré au deuxième trimestre de 2020.

Au cours de la même période, les parts respectives des secteurs non pétrolier et public ont diminué en conséquence de 53,8 et 24,6%.

Le commerce en gros et en détail, ainsi que les restaurants et les hôtels sont arrivés en troisième position avec une contribution de 8,4% au PIB.

Selon une récente publication de la Banque mondiale, la production de pétrole  principal moteur de la reprise économique saoudienne  devrait connaître une croissance de 13% en 2022 après la fin des réductions de production par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (OPEP+), en décembre 2022.

Par conséquent, la croissance connaîtra une accélération à 7% en 2022, puis se réajustera à un taux plus régulier respectivement de 3,8% et 3,0% en 2023 et 2024, selon le communiqué.

«Alors que la majorité des pays luttent contre la flambée des prix du pétrole provoquée par la guerre, le plus grand exportateur mondial de brut a vu ses revenus grimper grâce au pétrole à 100 dollars (1 dollar = 0,95 euro) et à la hausse de sa production», a souligné le ministre des Finances, Mohammed al-Jadaan, dans une déclaration à Bloomberg, au Forum économique mondial de Davos en Suisse.

 Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.