Athènes dénonce des violations turques «sans précédent» de son espace aérien

Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a affirmé que son pays était prêt à défendre sa souveraineté et ses droits souverains. (Photo, AFP)
Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a affirmé que son pays était prêt à défendre sa souveraineté et ses droits souverains. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 08 juin 2022

Athènes dénonce des violations turques «sans précédent» de son espace aérien

  • Le Premier ministre grec estime que le discours provocateur de la Turquie «ne mène nulle part»
  • Mardi, la Turquie a appelé la Grèce à retirer ses forces armées des îles de la mer Égée

LONDRES: Le Premier ministre grec a déclaré mardi que son pays avait subi un «déluge sans précédent» de violations turques de son espace aérien et qu’il était prêt à défendre sa souveraineté et ses droits souverains.

«Nous avons subi un déluge sans précédent de survols et un retour constant à des affirmations impensables de souveraineté prétendument réduite des îles grecques», indique Kyriakos Mitsotakis, cité par l’Agence de presse athénienne-macédonienne (AMNA).

Il a qualifié cette évolution de «désagréable» car il pensait que la Grèce et la Turquie avaient trouvé un «cadre de compréhension mutuelle» après sa rencontre avec le président Recep Tayyip Erdogan.

Il estime par ailleurs que le discours provocateur de la Turquie «ne mène nulle part».

«L’obligation de notre pays est de signaler cette provocation à nos alliés et de solliciter leur soutien, que l’on parle des États-Unis ou de l’UE. Ce soutien a été donné publiquement et sans condition», poursuit-il.

«Nous avons observé par le passé des périodes de fortes tensions dans le discours. Je prie, j’espère et j’encourage ouvertement la Turquie à ce que ce discours ne se traduise pas par une plus grande tension sur le terrain», a lancé M. Mitsotakis.

Mardi, la Turquie a appelé la Grèce à retirer ses forces armées des îles de la mer Égée, prévenant qu’Ankara remettrait en cause le statut de ces îles si Athènes ne les démilitarisait pas.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a rappelé lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue de Macédoine du Nord que la Grèce avait renforcé sa présence militaire sur les îles de la mer Égée en violation du traité de Lausanne de 1923 et du traité de Paris de 1947.

Il a précisé que les îles ont été cédées à la Grèce à condition qu’elles restent démilitarisées.

«Les accords sont en place mais la Grèce les viole. Elle arme les îles. Si la Grèce ne met pas fin à cette violation, la souveraineté des îles sera remise en question, a-t-il souligné. C’est aussi clair que ça. Vous respecterez les accords.»

La Grèce soutient que la Turquie a délibérément mal interprété les traités concernant les forces armées sur ses îles orientales et affirme qu’elle a des fondements juridiques pour se défendre à la suite d’actions hostiles d’Ankara, notamment une menace de guerre de longue date si elle étend ses eaux territoriales.

Les commentaires du ministre turc interviennent dans le cadre d’une nouvelle escalade des tensions entre les alliés de l’Otan, qui ont toujours eu des différends sur toute une série de questions, telles que l’exploration minière en Méditerranée orientale et les revendications rivales en mer Égée.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.