Nucléaire: l'Iran débranche des caméras de surveillance de l'AIEA

Les nations occidentales cherchent à censurer l'Iran lors d'une réunion cette semaine de l'Agence internationale de l'énergie atomique dirigée par Rafael Grossi. (Photo, AFP)
Les nations occidentales cherchent à censurer l'Iran lors d'une réunion cette semaine de l'Agence internationale de l'énergie atomique dirigée par Rafael Grossi. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 08 juin 2022

Nucléaire: l'Iran débranche des caméras de surveillance de l'AIEA

Les nations occidentales cherchent à censurer l'Iran lors d'une réunion cette semaine de l'Agence internationale de l'énergie atomique dirigée par Rafael Grossi. (Photo, AFP)
  • «L'Iran n'a pas d'activités nucléaires cachées ni de sites non signalés», a démenti mercredi Mohammad Eslami, chef de l'OIEA, cité par l'agence officielle Irna
  • Si la résolution est adoptée par le Conseil des gouverneurs, il s'agira du premier blâme contre l'Iran depuis juin 2020

TÉHÉRAN : L'Iran a annoncé mercredi avoir retiré deux caméras de surveillance installées par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour surveiller ses activités nucléaires, dans le cadre de son bras de fer avec les pays occidentaux et les Etats-Unis. 

« L'Iran n'a pas d'activités nucléaires cachées ni de sites non signalés », a démenti mercredi Mohammad Eslami, chef de l'OIEA, cité par l'agence officielle Irna. 

L'annonce de l'arrêt de ces instruments de surveillance intervient alors que les Etats-Unis et les trois pays européens parties à l'accord (Royaume-Uni, France et Allemagne) ont déposé dans la nuit de lundi à mardi auprès de l'AIEA une résolution admonestant Téhéran pour son manque de coopération. 

La résolution doit être étudiée lors de la réunion du Conseil des Gouverneurs de l'agence onusienne entamée lundi à Vienne et qui doit se tenir jusqu'à vendredi. 

Elle exhorte l'Iran à « coopérer » avec l'AIEA, se focalisant notamment sur un rapport publié à la fin du mois dernier, dans lequel l'Agence a déclaré avoir encore des questions « non clarifiées » sur des traces d'uranium enrichi trouvées sur trois sites, que l'Iran n'avait pas déclarés comme ayant hébergé des activités nucléaires. 

« Cette décision récente de trois pays européens et des Etats-Unis de présenter un projet de résolution contre l'Iran est politique », a poursuivi Eslami affirmant que « l'Iran a maintenu une coopération maximale avec l'AIEA ». 

Si la résolution est adoptée par le Conseil des gouverneurs, il s'agira du premier blâme contre l'Iran depuis juin 2020. 

Au cours des débats mardi à Vienne, Londres, Paris et Berlin (E3) ont dénoncé plus largement « un programme nucléaire avancé comme jamais auparavant », et des activités « sans justification civile crédible ». 

D'après les dernières estimations de l'AIEA, l'Iran aura bientôt amassé suffisamment d'uranium enrichi à 60% pour construire une bombe. 

Les négociations entamées il y a plus d'un an pour relancer l'accord nucléaire entre Téhéran et les puissances mondiales ont été suspendues en mars alors qu'une entente semblait à portée de main. 

« Plusieurs caméras de surveillance » ont été déconnectées sur des « sites nucléaires » du pays, a indiqué l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) dans un communiqué, sans préciser leur nombre, ni les sites en question. 

Ces instruments constituaient, toujours selon l'organisation iranienne, un « geste de bonne volonté » qui n'a pas été « apprécié » par l'AIEA mais a plutôt considéré qu'il s'agissait d'une « obligation » de l'Iran. 

Le directeur général de l'instance onusienne Rafael Grossi avait déploré lundi, à l'ouverture de la réunion du Conseil des gouverneurs, l'absence de réponses « techniquement crédibles » de la République islamique.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.