Après la pandémie, le design italien célèbre le retour à la nature

Le Salon du design à Milan innove pour faire face à l'engouement pour le mobilier d'extérieur après le long confinement dû à la pandémie (Photo, AFP).
Le Salon du design à Milan innove pour faire face à l'engouement pour le mobilier d'extérieur après le long confinement dû à la pandémie (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 10 juin 2022

Après la pandémie, le design italien célèbre le retour à la nature

  • La recherche d'air frais et de soleil a amené de nombreux ménages à faire des espaces extérieurs une extension de leurs logements, une pièce supplémentaire pour gagner de précieux mètres carrés
  • Avec la pandémie, ils ont appris à vivre dehors

MILAN: Des canapés ultrachics en plein air, des spas au milieu du jardin, des espaces de télétravail sur le balcon et des coins cuisine sur la terrasse: le Salon du design à Milan innove pour faire face à l'engouement pour le mobilier d'extérieur après le long confinement dû à la pandémie.

Bois durables et précieux, aluminium recyclable, couleurs pastel ou nature, matériaux nobles, formes arrondies ou épurées... les meubles de jardin sont montés en gamme. Fini les plastiques ternes et rêches, remplacés par des tissus plus fluides.

"Les frontières entre l'intérieur et l'extérieur sont désormais totalement effacées, un processus déjà en cours qui a connu une incroyable accélération ces deux dernières années", commente auprès de l'AFP Maria Porro, présidente du Salon du meuble.

Les adeptes du plein air "recherchent à l'extérieur le même confort auquel ils sont habitués à l'intérieur, et des textiles aussi agréables au toucher, plus doux, plus souples et moins technologiques" que dans le passé, relève-t-elle.

Air de vacances 

Un air de vacances flotte sur les stands exposant des meubles de jardin dans des décors de végétation luxuriante mêlant arbres, plantes exotiques et gazon synthétique. Les visiteurs s'affalent sur des chaises longues, testent les fauteuils et touchent les tissus.

"Il y a un boom des ventes de mobilier outdoor", survenu dans la foulée de la pandémie de coronavirus, assure Davide Gallo, directeur commercial export de la société italienne Atmosphera.

"Les gens se sont rendu compte que l'endroit le plus sûr pour inviter des amis c'était la maison. Au lieu de partir en vacances, ils ont donc investi dans du mobilier de plein air", constate-t-il.

Du coup, la part des meubles d'extérieur dans le chiffre d'affaires de ce fabricant de meubles haut de gamme est passée en deux ans de 50% à 60%.

Non loin du stand d'Atmosphera, la société d'ameublement de luxe Annibale Colombo, fondée en 1812 dans la vallée de la Brianza dans le nord de l'Italie, propose une collection canapé, fauteuil et chaise longue à la fois pour l'intérieur et l'extérieur.

"Beaucoup de clients s'achètent des appartements chers en ville, avec des terrasses couvertes, donc ils peuvent choisir entre les deux versions, indoor et outdoor", fait valoir son PDG, Luciano Colombo.

Seule différence, le choix des tissus et des bois. Le teck, désormais "introuvable" selon lui en raison d'une pénurie qui frappe l'ensemble du secteur, et le bois iroko, très résistant au soleil, à la pluie et au froid, sont utilisés à l'extérieur et le noyer canaletto à l'intérieur.

Le jardin, une pièce de plus

"A force d'être confinés à la maison pendant la pandémie, nous avons tous eu très envie de reprendre contact avec la nature, d'où la ruée sur les meubles de plein air", témoigne Martina Terragni, architecte d'intérieur chez Flou.

Ce fabricant basé, lui aussi, dans la vallée de la Brianza, surnommée "la Silicon Valley" du meuble, a dû augmenter sa production, mais les temps de livraison sont devenus plus longs avec le manque de matières premières, passant de cinq à neuf semaines en moyenne.

La recherche d'air frais et de soleil a amené de nombreux ménages à faire des espaces extérieurs une extension de leurs logements, une pièce supplémentaire pour gagner de précieux mètres carrés. Avec la pandémie, ils ont appris à vivre dehors.

"Nos clients veulent télétravailler en plein air, sur le balcon, la terrasse, le rooftop ou dans le jardin", explique Rafaela Marelli, directrice de communication d'une autre entreprise implantée dans la Brianza, Flexform, dont le stand ne désemplit pas.

Les grandes tables de jardin ou alors des petites consoles d'appoint sont, selon elle, transformées régulièrement en bureaux. Même si le reflet du soleil sur l'ordinateur pourrait quelque peu troubler l'idylle du travail dans les espaces verts.


Asir modernise ses parcs en amont de l’afflux touristique estival

La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
  • Le maire d’Asir, Abdullah Al-Jali, a indiqué qu’une équipe de 1 500 agents mène des opérations de nettoyage et de maintenance sur plus de 16 millions de mètres carrés d’espaces urbains

ABHA : La municipalité d’Asir a intensifié ses préparatifs pour la saison touristique estivale 2026, en procédant à la modernisation des routes, des infrastructures publiques et de son réseau de 671 parcs.

Le maire d’Asir, Abdullah Al-Jali, a précisé qu’une équipe de 1 500 agents est mobilisée pour des opérations de nettoyage et de maintenance couvrant plus de 16 millions de mètres carrés d’espaces urbains, afin d’améliorer l’expérience des visiteurs.

Pour faire face à une hausse attendue de la demande de services de plus de 40 % durant les pics de la saison estivale, des unités spécialisées ont été déployées, notamment le département de maintenance de l’éclairage avec 194 employés et 47 équipements, le département d’auto-maintenance avec 93 employés, ainsi que le département des équipements et des opérations avec 305 agents sur le terrain. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La compositrice saoudienne Abeer Balubaid remporte le Concours de musique d'AlUla

La lauréate du Concours de musique d'AlUla, Abeer Balubaid, a reçu son prix des mains du maestro et président du jury Hany Farahat, du Dr Abdulrahman Alsuhaibani, vice-président de la Culture à la Commission royale pour AlUla, et de Hamad Alhomeidan, directeur des Arts et des Industries créatives à la Commission royale pour AlUla. (Photo fournie)
La lauréate du Concours de musique d'AlUla, Abeer Balubaid, a reçu son prix des mains du maestro et président du jury Hany Farahat, du Dr Abdulrahman Alsuhaibani, vice-président de la Culture à la Commission royale pour AlUla, et de Hamad Alhomeidan, directeur des Arts et des Industries créatives à la Commission royale pour AlUla. (Photo fournie)
  • Un événement destiné à célébrer et soutenir les talents musicaux du Royaume
  • Abeer Balubaid remporte le Concours de musique d'AlUla avec une œuvre inspirée de l'histoire, du patrimoine et des paysages emblématiques de la région

ALULA : La compositrice et pianiste saoudienne Abeer Balubaid a été désignée lauréate du Concours de musique d'AlUla lors d'une cérémonie organisée mercredi au Design Space AlUla.

En recevant son prix, Balubaid a déclaré : « C'est un honneur immense. Savoir que des visiteurs venus du monde entier découvriront cette composition en arrivant à AlUla est à la fois émouvant et inspirant.

« Cette œuvre établit un lien durable avec une destination d'une immense richesse culturelle. »

Le concours a été créé afin de célébrer et de soutenir les talents musicaux du Royaume, tout en encourageant les compositeurs à puiser leur inspiration dans la nature exceptionnelle, le patrimoine et l'identité culturelle d'AlUla.

Lancé par Arts AlUla, le pôle artistique et culturel de la Commission royale pour AlUla, le concours invitait les citoyens et résidents saoudiens à soumettre des compositions originales d'une durée de 30 à 60 secondes.

La composition gagnante de Balubaid sera diffusée sur la Route musicale d'AlUla, permettant aux visiteurs d'interagir avec une œuvre inspirée du site dès leur arrivée.

Le concours a attiré plus de 150 candidatures venues de tout le Royaume. Les deux finalistes étaient Ghida Knio et Abeer Balubaid.

Cette initiative a offert aux citoyens et résidents saoudiens une occasion unique de mettre en valeur leur créativité tout en contribuant à renforcer l'identité culturelle du Royaume.

Le jury était composé de Hany Farahat, président du jury, ainsi que d'Ines Abdeldayem, Mamdouh Saif et Hesham Nazih.

S'adressant à Arab News, Hany Farahat est revenu sur le processus de sélection et la manière dont le jury est parvenu à sa décision.

« Au total, 280 morceaux nous ont été transmis, à moi-même et aux membres du jury.

Nous ne savions pas à qui appartenaient ces œuvres. Nous ignorions s'il s'agissait d'un homme ou d'une femme, d'un citoyen saoudien ou d'un résident. Chacun a voté individuellement sur la plateforme de Live Nation.

Une fois les 280 morceaux évalués, nous nous sommes réunis. Live Nation nous a présenté les résultats, révélant que nous avions tous retenu les mêmes dix meilleures œuvres. C'était une véritable surprise. Sans nous consulter ni connaître les candidats, nous étions parvenus au même classement : les dix, puis les cinq, ensuite les trois finalistes, avant de désigner le lauréat.

Ce qui m'a particulièrement réjoui, c'est qu'au final, je ne savais pas que la gagnante était une femme, qu'elle était saoudienne, ni même qu'elle avait été mon élève au sein de l'orchestre saoudien. »

Balubaid a expliqué à Arab News comment elle avait composé cette œuvre et en quoi AlUla l'avait inspirée.

« Cette composition évoque l'histoire d'AlUla. Il fallait transmettre cette énergie afin que les visiteurs puissent la ressentir avant même d'y entrer.

Je me suis donc plongée dans l'essence d'AlUla. J'ai étudié son histoire, ses montagnes, ses sculptures, sa beauté, sa profondeur et les histoires humaines qui s'y rattachent. J'ai ressenti une grande intensité.

Cette œuvre est très spéciale pour moi. Je l'ai écrite en 2019, après le décès de mon père. Qu'il repose en paix. Elle s'intitule "Le Passage de la lumière" (Tariq Al-Noor). On y ressent les différentes transitions émotionnelles qui la traversent.

J'ai immédiatement pensé qu'elle correspondait parfaitement à l'esprit d'AlUla. »

Elle a ajouté : « J'espère que cette musique suscitera chez les visiteurs un sentiment d'attente, de curiosité et de connexion émotionnelle. Plus que tout, j'espère qu'elle leur offrira une introduction mémorable à AlUla et qu'elle reflétera la créativité ainsi que la richesse culturelle qui caractérisent cette destination. »

Hany Farahat a conclu : « La scène musicale et artistique saoudienne se porte très bien. Elle est prometteuse et possède un potentiel immense.

Nos jeunes artistes débordent d'idées remarquables. Cette initiative constitue une véritable graine pour de nombreux projets futurs, d'où émergeront des talents dont nous serons fiers. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le musée Al-Tayebat de Djeddah célèbre le patrimoine national

  • Costumes, textiles et objets artisanaux exposés au musée
  • Un pont entre les visiteurs locaux et internationaux et les cultures du Royaume

​​​RIYAD : Au musée Al-Tayebat, Cité internationale des sciences et du savoir à Djeddah, le Pavillon de la culture saoudienne ouvre une fenêtre vivante sur le patrimoine national, mettant en lumière l’authenticité de l’identité du Royaume et la richesse de ses multiples cultures.

Le pavillon s’est imposé comme l’une des attractions éducatives et touristiques les plus remarquables du Royaume, invitant les visiteurs à découvrir l’histoire des vêtements traditionnels et des costumes régionaux qui distinguent les différentes régions de l’Arabie saoudite à travers les siècles.

Le musée lui-même constitue un véritable monument culturel : il comprend 12 bâtiments patrimoniaux construits dans le style architectural traditionnel du Hijaz et abrite plus de 365 salles d’exposition.

Une grande partie de cet espace est consacrée aux costumes, textiles et savoir-faire artisanaux propres à chaque région, présentés de manière à associer le charme du passé à la rigueur de la documentation moderne.

Les couloirs du musée offrent un panorama visuel saisissant qui traverse l’ensemble du pays, du nord au sud et de l’est à l’ouest.

La région occidentale et le Hijaz ouvrent le parcours avec le zaboun féminin, les foulards maharem et la mudawwara, ainsi qu’avec la daqla, le gilet sidiriyah et le turban hijazi portés par les hommes. Ces tenues sont mises en valeur devant les rawasheen, les célèbres moucharabiehs en bois sculpté caractéristiques des maisons historiques de Djeddah.

Ailleurs dans le pavillon, les régions centrale et orientale affirment leur héritage à travers la splendeur du bisht d’Al-Ahsa, tissé à la main avec des fils dorés de zari, ainsi que des jalabiyas finement brodées.

La région méridionale attire ensuite le regard avec des couleurs inspirées directement de la nature : le mijnab et les chemises ornées de fils de canne aux teintes vives, exposés aux côtés de guirlandes parfumées et de bijoux traditionnels en argent.

Le nord raconte quant à lui son histoire à travers le mhawthal et les lourdes abayas conçues pour résister aux rigueurs de la vie désertique.

Selon Youssef Mohammed Kiki, superviseur général du musée, ces vêtements constituent de véritables documents historiques et sociaux, témoignant du mode de vie des populations, de leurs métiers et des conditions climatiques propres à chaque région.

Grâce à ces pièces rares, préservées pendant des décennies, le musée espère renforcer le lien des jeunes générations et des visiteurs avec le patrimoine national du Royaume. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com