Zelensky plaide pour la candidature de l'Ukraine à l'UE

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a plaidé vendredi pour l'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne. (AFP)
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a plaidé vendredi pour l'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne. (AFP)
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Publié le Vendredi 10 juin 2022

Zelensky plaide pour la candidature de l'Ukraine à l'UE

  • Zelensky a appelé à ne pas laisser son pays dans une «zone grise», alors que les dirigeants de l'UE doivent décider d'ici fin juin s'ils lui accordent le statut officiel de candidat à l'UE
  • Si de nombreux pays, principalement en Europe de l'Est, soutiennent une adhésion de l'Ukraine, certains comme les Pays-Bas ou le Danemark sont sceptiques, craignant que l'Ukraine ne soit pas prête

KIEV: Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a plaidé vendredi pour l'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne, appelant à ne pas laisser son pays dans une "zone grise", alors que les dirigeants de l'UE doivent décider d'ici fin juin s'ils lui accordent le statut officiel de candidat à l'UE.

"La première chose est de supprimer enfin cette +zone grise+, si tentante pour l'Etat russe (...) Dans les semaines à venir, l'Union européenne pourrait franchir une étape historique qui prouvera que les mots sur l'appartenance du peuple ukrainien à la famille européenne ne sont pas vains", a déclaré le président ukrainien par visioconférence, lors d'une conférence internationale sur la démocratie à Copenhague.

La Commission européenne doit rendre dans les jours qui viennent son avis sur la question, avant que les dirigeants de l"UE ne décident s'ils accordent à l'Ukraine le statut officiel de candidat lors d'un sommet les 23 et 24 juin.

Le Kosovo annonce une demande formelle d'adhésion à l'UE d'ici fin 2022

Le Premier ministre kosovar a annoncé vendredi que Pristina demanderait le statut de candidat à l'Union européenne d'ici la fin de l'année, en recevant le chancelier allemand Olaf Scholz lors de la première visite de celui-ci dans les Balkans occidentaux.

"L'Europe est notre destin, l'Europe est notre avenir", a déclaré Albin Kurti lors d'une conférence de presse commune. "Nous aspirons toujours au statut de candidat à l'UE et nous en ferons la demande d'ici la fin de l'année", a dit le chef du gouvernement de l'ancienne province serbe dont l'indépendance déclarée en 2008 n'est toujours pas reconnue par Belgrade.

La normalisation des relations reste le principal obstacle sur la voie européenne de Pristina comme de Belgrade malgré des années de dialogue sous l'égide de l'UE. Une vaste majorité des pays de l'UE reconnaissent l'indépendance du Kosovo mais pas la Serbie, ni ses alliés russe et chinois, ce qui lui barre l'entrée à l'ONU.

Le chancelier allemand a appelé à la réconciliation entre les deux anciens ennemis plus de deux décennies après la guerre qui fit 13 000 morts, en majorité des Kosovars albanais.

"Ce qui est important pour le Kosovo, c'est que le dialogue entre le Kosovo et la Serbie, dirigé par l'UE, progresse", a-t-il dit. Les deux parties doivent "trouver une solution politique avec un accord global et durable qui contribue également à la stabilité régionale".

Olaf Scholz a souligné la nécessité de lutter contre l'influence de Moscou dans les Balkans, saluant l'alignement du Kosovo sur les sanctions prises par l'UE contre la Russie à la suite de son invasion de l'Ukraine fin février.

Le Kosovo a montré, "par (son) soutien à toutes les mesures et sanctions, qu'il est un partenaire fiable qui se tient étroitement à nos côtés et aux côtés de la communauté européenne et internationale", a-t-il dit.

"Pourquoi, si les sondages montrent que 71% des Européens considèrent l'Ukraine comme faisant partie de la famille européenne, y a-t-il encore des sceptiques politiques qui hésitent à nous permettre de rejoindre l'Union européenne ?", a lancé le président ukrainien, très applaudi.

"Pourquoi, si la Russie viole cyniquement littéralement tous les documents essentiels du droit international, il y'en a encore qui hésitent à bloquer toute relation avec un tel État ? (...) Le système européen sera perdant si les paroles ne sont pas accompagnées d'actes", a-t-il conclu.

Les 27 sont divisés sur la question de la candidature de l'Ukraine à l'UE.

Si de nombreux pays, principalement en Europe de l'Est, soutiennent une adhésion de l'Ukraine, certains comme les Pays-Bas ou le Danemark sont sceptiques, craignant que l'Ukraine ne soit pas prête.

De nombreuses discussions sont en cours pour élaborer une position commune.

Si l'Ukraine obtient le "statut de candidat", cela lancera un processus de négociations et de réformes potentielles qui pourrait prendre des années, voire des décennies, avant qu'elle ne soit sur le point d'entrer dans l'UE. Plusieurs Etats de l'UE ont douché les espoirs de Kiev d'un processus "accéléré".


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.