Un ancien chef de police craint d’être assassiné après avoir témoigné contre l’Iran

L’ancien chef de police a passé plusieurs années à se cacher en Turquie avant de traverser la Manche et d’arriver en Grande-Bretagne pour demander l’asile le 14 mai. (AFP)
L’ancien chef de police a passé plusieurs années à se cacher en Turquie avant de traverser la Manche et d’arriver en Grande-Bretagne pour demander l’asile le 14 mai. (AFP)
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Publié le Samedi 11 juin 2022

Un ancien chef de police craint d’être assassiné après avoir témoigné contre l’Iran

  • «Vous pourrez uniquement envoyer mon cadavre au Rwanda. Pourquoi le Rwanda? Je préférerais être envoyé en Iran, au moins, là-bas, je connais bien les conséquences. Je ne peux plus vivre dans l’incertitude et la peur»
  • Les Gardiens de la révolution iranienne, connus pour avoir kidnappé et assassiné des dissidents, opèrent dans de nombreux pays africains

LONDRES: Un Iranien ayant témoigné contre son pays devant un tribunal des droits de l’homme craint d’être assassiné si jamais il est expulsé en vertu de la politique controversée du Royaume-Uni au Rwanda, rapporte la BBC.

Après avoir témoigné devant le tribunal d’un organisme de défense des droits basé au Royaume-Uni et qui enquête sur les atrocités iraniennes présumées lors des manifestations de 2019, l’ancien chef de police a passé plusieurs années à se cacher en Turquie avant de traverser la Manche et d’arriver en Grande-Bretagne pour demander l’asile le 14 mai.

Cependant, à la suite des modifications apportées à la politique d’asile par le Royaume-Uni au début de cette année, il est hébergé dans un centre de détention près de Gatwick et a été informé le 31 mai qu’il serait renvoyé mardi vers la capitale rwandaise Kigali et que tout recours serait «exercé uniquement pour des motifs restreints et depuis l’extérieur du Royaume-Uni».

S’adressant à la BBC par téléphone depuis le centre de détention, il déclare qu’il «craint pour sa vie» s’il est expulsé vers le Rwanda, où il affirme que le Corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran mène ses activités. Il ajoute qu’il a refusé de prendre les pilules contre le paludisme prescrites en préparation du voyage.

Il dit aux officiers: «Vous pourrez uniquement envoyer mon cadavre au Rwanda. Pourquoi le Rwanda? Je préférerais être envoyé en Iran, au moins, là-bas, je connais bien les conséquences. Je ne peux plus vivre dans l’incertitude et la peur.»

Bien que son visage ait été couvert lors du témoignage au tribunal, il précise que les forces de sécurité iraniennes avaient réussi à l’identifier, persécutant sa famille par la suite.

«Les membres de ma famille en Iran ont payé un lourd tribut et cette décision (d’expulsion) signifie que tout ce qu’ils ont dû traverser est vain. Ils ont fait pression sur ma famille pour que je revienne et qu’ils puissent me capturer», dit-il à la BBC.

L’un des organisateurs du tribunal, Shadi Sadr, explique que la vie de l’homme était «véritablement en danger puisque les Gardiens de la révolution iranienne, connus pour avoir kidnappé et assassiné des dissidents, opèrent dans de nombreux pays africains», ajoutant que l’Iranien souffrait d’une maladie cardiaque «confirmée par un professionnel de la santé du ministère de l’Intérieur».

La ministre britannique de l’Intérieur, Priti Patel, continue de défendre le programme d’expulsion tant dénigré, décrivant le partenariat avec le Rwanda comme «un élément clé de notre stratégie visant à remanier le système d’asile défaillant et à briser le modèle commercial pervers des passeurs».

Pendant ce temps, un porte-parole du ministère de l’Intérieur confie à BBC Persian qu’«au Rwanda, (les déportés) auront la possibilité de reconstruire leur vie».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.