Syrie: l'aéroport de Damas à l'arrêt après un raid israélien

Un Airbus A340-300 de SyrianAir est photographié à l'aéroport international de Damas, dans ce document publié par SANA le 1er octobre 2020, en Syrie. (SANA/Document via Reuters)
Un Airbus A340-300 de SyrianAir est photographié à l'aéroport international de Damas, dans ce document publié par SANA le 1er octobre 2020, en Syrie. (SANA/Document via Reuters)
Cette photo d'archive prise le 1er octobre 2020 montre le drapeau syrien flottant à l'aéroport international de Damas à l'extérieur de la capitale syrienne. (AFP)
Cette photo d'archive prise le 1er octobre 2020 montre le drapeau syrien flottant à l'aéroport international de Damas à l'extérieur de la capitale syrienne. (AFP)
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Publié le Samedi 11 juin 2022

Syrie: l'aéroport de Damas à l'arrêt après un raid israélien

  • Vendredi avant l'aube, l'aviation israélienne a bombardé l'aéroport situé dans le sud de la capitale syrienne, endommageant les bâtiments et mettant les pistes d'atterrissage hors-service
  • Ce n'est pas la première fois que l'aéroport de Damas est pris pour cible par Israël, mais la suspension des vols est un fait rare

DAMAS: L'aéroport international de Damas, qui a subi d'importants dégâts après un raid israélien, est à l'arrêt jusqu'à nouvel ordre en attendant la fin des travaux de réparation entamés samedi.

Vendredi avant l'aube, l'aviation israélienne a bombardé l'aéroport situé dans le sud de la capitale syrienne, endommageant les bâtiments et mettant les pistes d'atterrissage hors-service.

"L'aviation civile et les entreprises nationales compétentes travaillent (...) à réparer les dommages importants", a indiqué dans un communiqué le ministère syrien des Transports, précisant que le trafic aérien, suspendu vendredi, reprendra dès que les travaux seront achevés et la sécurité de l'aéroport assurée.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), un important dispositif a été mobilisé afin d'achever les travaux de réparation et de maintenance "le plus rapidement possible".

Ce n'est pas la première fois que l'aéroport de Damas est pris pour cible par Israël, mais la suspension des vols est un fait rare. D'après l'OSDH, une piste d'atterrissage avait été endommagée et mise hors-service en 2021 après un raid israélien visant des dépôts appartenant aux milices pro-iraniennes près de l'aéroport.

Dépôts d'armes 

Le 20 mai des missiles israéliens sol-sol ont tué au moins trois officiers syriens près de Damas, selon l'OSDH. Un incendie s'était déclaré près de l'aéroport après cette attaque, où des ambulances ont été vues se ruer vers le site des frappes, selon cette même source.

D'après l'ONG, l'attaque de ce vendredi a touché la seule piste encore en service de l'aéroport, ainsi que plusieurs bâtiments adjacents.

"La piste d'atterrissage, la tour de contrôle, trois hangars, des dépôts ainsi que des salles d'accueil ont été gravement endommagés par les frappes israéliennes", a précisé l'OSDH qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie.

Selon l'Observatoire, certaines salles d'accueil sont utilisées pour recevoir de hauts responsables iraniens et des membres du Hezbollah libanais tandis que les dépôts sont utilisés pour stocker des armes en provenance de l'Iran.

Toujours selon la même source, qui a fait état d'un nombre indéterminé de blessés, les missiles israéliens tirés vendredi vers l'aéroport ont ciblé des dépôts appartenant au Hezbollah et à des forces iraniennes.

Des images satellite de la société américaine Maxar Technologies montrent plusieurs zones de dommages sur deux pistes de l'aéroport.

«Violation inacceptable»

Le ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Al-Mokdad a reçu un appel de son homologue iranien Hossein Amir-Abdollahian, selon l'agence de presse officielle Sana, qui a rapporté que les deux hommes ont condamné l'agression israélienne.

La Syrie "se défendra par tous les moyens légitimes" face aux attaques israéliennes et poursuivra sa lutte contre le terrorisme, a déclaré M. Mokdad.

"Les bombardements israéliens continus sur le territoire syrien sont une violation des normes internationales absolument inacceptable", a déclaré vendredi soir la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères. Moscou condamne "fermement l'attaque provocatrice d'Israël contre une infrastructure civile essentielle" qui a mis en "danger la vie d'innocents".

Israël commente très rarement chacun de ses raids en Syrie, mais reconnaît y avoir mené des centaines de frappes aériennes depuis le début de la guerre chez son voisin en 2011.

Les autorités israéliennes affirment qu'elles ne permettront pas à l'Iran, ennemi juré, d'étendre son influence aux frontières d'Israël.

Déclenchée par la répression de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie a fait environ 500.000 morts, dévasté les infrastructures du pays et déplacé des millions de personnes.


L’espace aérien et le territoire saoudiens ne seront pas utilisés pour une attaque contre l’Iran, affirme le prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait ces déclarations lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian

RIYAD : Le Royaume n’autorisera pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour toute action militaire contre l’Iran, a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique mardi.

L’Arabie saoudite respecte la souveraineté de l’Iran et soutient tous les efforts visant à résoudre les différends par le dialogue, de manière à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté l’Agence de presse saoudienne, citant les propos du prince héritier à Pezeshkian.

Le président iranien a exprimé sa gratitude envers le Royaume pour sa position ferme en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, remerciant le prince héritier pour ses efforts en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Plus tôt, les médias iraniens avaient rapporté que Pezeshkian avait déclaré que Téhéran accueille toujours favorablement tout processus, dans le cadre du droit international, visant à prévenir la guerre.

Pezeshkian a également indiqué au prince Mohammed que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir une « sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme qu'il ne permettra pas l'établissement d'un «Etat palestinien à Gaza»

Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
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  • "J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas"
  • "Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer" Méditerranée

JERUSALEM: Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée.

"J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, se vantant d'avoir "empêché à maintes reprises la création d'un État palestinien".

"Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer"  Méditerranée, soit Israël et l'ensemble des Territoires palestiniens occupés.

 


Israël tourne une page avec le retour de son dernier otage à Gaza

L'armée a indiqué qu'à "l'issue de la procédure d'identification", elle avait "informé la famille de l'otage Ran Gvili , (...) que leur proche avait été formellement identifié et rapatrié pour être inhumé". (Reuters)
L'armée a indiqué qu'à "l'issue de la procédure d'identification", elle avait "informé la famille de l'otage Ran Gvili , (...) que leur proche avait été formellement identifié et rapatrié pour être inhumé". (Reuters)
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  • Cet épilogue devrait permettre l'avancée du plan de Donald Trump pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien, et notamment la réouverture du poste-frontière de Rafah avec l'Egypte, seule porte de sortie de la bande de Gaza
  • "Nous sommes au seuil de la prochaine phase" du plan américain, a affirmé le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Mais "la prochaine phase, ce n'est pas la reconstruction", elle consiste "à désarmer le Hamas et à démilitariser" Gaza

JERUSALEM: "Nous pouvons enfin dire: il n'y a plus d'otages à Gaza": Israël a rapatrié lundi le corps de Ran Gvili, le dernier d'entre eux, marquant la fin du long combat des familles dans une société traumatisée par l'attaque du 7-Octobre.

Cet épilogue devrait permettre l'avancée du plan de Donald Trump pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien, et notamment la réouverture du poste-frontière de Rafah avec l'Egypte, seule porte de sortie de la bande de Gaza sans passer par Israël.

"Nous sommes au seuil de la prochaine phase" du plan américain, a affirmé le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Mais "la prochaine phase, ce n'est pas la reconstruction", elle consiste "à désarmer le Hamas et à démilitariser" Gaza, a-t-il ajouté.

L'armée avait auparavant indiqué qu'à "l'issue de la procédure d'identification", elle avait "informé la famille de l'otage Ran Gvili , (...) que leur proche avait été formellement identifié et rapatrié pour être inhumé".

M. Netanyahu a salué "une réussite extraordinaire pour l'Etat d'Israël". "Nous les avons tous ramenés, jusqu'au tout dernier captif", a-t-il dit au Parlement.

Le gouvernement "a accompli sa mission morale", s'est-il prévalu, l'armée se félicitant d'avoir tenu sa promesse de "ne jamais abandonner personne".

"C'est une période qui touche à sa fin", réagit à Tel-Aviv Orna Cheled, une habitante de 70 ans, qui se dit "très émue".

"Mais je ne sens pas que la situation est résolue, que c'est vraiment la fin (...) au final, nous voulons juste vivre en paix", ajoute-t-elle.

"Ça ressemble à une forme de clôture. C'est très émouvant", témoigne aussi Rebecca Geller, 46 ans, une ancienne employée du Forum des familles, la principale association israélienne de proches de captifs.

"TRAVAIL EXTRAORDINAIRE! (...) Félicitations à ma formidable équipe de champions!!!", a écrit pour sa part Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Dans le même temps, neuf prisonniers palestiniens ont été libérés par Israël et hospitalisés à Gaza, selon l'hôpital des Martyrs d'Al-Aqsa, à Deir el-Balah (centre).

Fin du "combat" 

Lors de l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza, 251 personnes, dont 44 mortes, avaient été enlevées pour servir d'otages.

Sur les 207 otages pris vivants, 41 sont morts ou ont été tués en captivité.

Ran Gvili, un policier, était tombé au combat à 24 ans en défendant le kibboutz Aloumim.

Seule sa dépouille n'avait jusque-là pas été rendue à Israël dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu entré en vigueur à Gaza sous pression américaine le 10 octobre.

"Avec le retour de (Ran) Gvili, un héros qui a donné sa vie pour défendre sa communauté, nous pouvons enfin dire: il n'y a plus d'otages à Gaza", a écrit le Forum des familles.

"Ce qui avait commencé dans un choc inimaginable est devenu l'un des combats civiques, moraux et humains les plus obstinés de l'Histoire", a-t-il ajouté, un combat désormais "terminé".

Les chaînes de télévision ont diffusé en boucle des images du cercueil de Ran Gvili, recouvert d'un drapeau israélien et entouré de soldats.

"Tu devrais voir les honneurs qu'on te rend ici. Toute la police est avec toi, toute l'armée (...) tout le peuple (...) Je suis fier de toi, mon fils", a lancé son père lors d'un hommage.

Dimanche, les forces israéliennes avaient lancé des fouilles dans un cimetière du nord de Gaza.

Le Hamas avait auparavant indiqué avoir donné aux médiateurs dans le conflit "tous les détails et informations" qu'il détenait sur l'emplacement du corps. Il a affirmé que sa découverte confirmait son "engagement" pour le cessez-le feu.

"Voyager est un rêve" 

Le retour de ce dernier otage ouvre la voie à la réouverture de Rafah, passage crucial pour l'acheminement de l'aide humanitaire.

Elle est réclamée de longue date par les Nations Unies et la communauté humanitaire, mais Israël a déjà précisé qu'elle serait "limitée" aux piétons et soumise à "un mécanisme complet d'inspection israélien".

Sur le terrain, alors que les deux parties s'accusent mutuellement de violer quotidiennement la trêve, la situation humanitaire reste dramatique pour les quelque 2,2 millions d'habitants palestiniens.

"Le monde ne se soucie pas de nous. Pour nous, voyager est un rêve de retour à la vie", témoigne Maha Youssef, 37 ans, déplacée à Gaza-ville par la guerre.

"Même si cela est financièrement difficile et probablement instable, mes enfants pourraient voir à quoi ressemble une vie normale et la vivre et au moins, ils pourraient aller à l'école", ajoute-t-elle.

La deuxième étape du plan Trump, endossé par le Conseil de sécurité de l'ONU en novembre, prévoit, outre le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l'armée israélienne, qui contrôle encore plus de la moitié du territoire, et le déploiement d'une force internationale de stabilisation.

Le secrétaire général de l'ONU a salué lundi le retour du corps de Ran Gvili, appelant à une "mise en oeuvre intégrale" de l'accord de cessez-le-feu après plus de deux ans de guerre.