En Grèce, des villages fantômes tentent de revivre par le tourisme

La lumière de la lune éclaire les ruelles abandonnées de Mikro Chorio, l'ancienne capitale de l'île grecque de Tilos (Photo, AFP)
La lumière de la lune éclaire les ruelles abandonnées de Mikro Chorio, l'ancienne capitale de l'île grecque de Tilos (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 26 octobre 2020

En Grèce, des villages fantômes tentent de revivre par le tourisme

  • « Quand je suis arrivé à Mikro Chorio (au début des années 1980), je me suis dit quelle tristesse ce village abandonné et j’ai eu ce rêve fou de lui redonner vie »
  • Mystras est plus chanceuse, devenue après son classement au patrimoine de l'Unesco en 1989, une attraction majeure de la Grèce

ILE DE TILOS : Les pierres craquent sous les semelles, au milieu des éboulis et des statues brisées. La lumière de la lune éclaire les ruelles abandonnées de Mikro Chorio, l'ancienne capitale de l'île grecque de Tilos, entièrement désertée par ses habitants comme d'autres villages grecs misant sur le tourisme.

A la nuit tombée, le « Petit Village » (« Mikro Chorio » en grec) s'anime en sons et lumières pour une poignée de visiteurs venus déguster un cocktail dans un petit bar-musée érigé au pied des ruines.

« On tente de le faire revivre », explique Giorgos Aliferis, le propriétaire du bar, qui depuis des années va chercher ses clients en camionnette entre 23 h et minuit sur le port de l'île du Dodécanèse, où tous les habitants de Mikro Chorio ont migré après la Seconde Guerre mondiale.

« Il n'y avait ni eau, ni électricité, les gens sont allés chercher plus de confort au port de Livadia », précise sa compagne Vania Yordanova, qui sert les boissons sur la terrasse. 

Après une demi-heure de route sur une piste caillouteuse, la jeune femme se précipite pour enclencher le générateur électrique, et, comme un décor de film, le village isolé s'éclaire soudain à travers ses fenêtres vides, tandis que résonne dans la nuit étoilée une musique grecque mélancolique.  

Dans les années 1930, la capitale de Tilos comptait encore 1 200 âmes, dont trois prêtres, avant que sa population ne s'installe peu à peu sur le port où les échanges commerciaux avaient lieu après 1947, quand l'archipel du Dodécanèse a été rattaché à la Grèce. L'école de 180 élèves y a été transférée dans les années 1960 puis ses trois cafés ont fermé, ne laissant plus qu'un village désert.

« Très émus »

« Quand je suis arrivé à Mikro Chorio (au début des années 1980), je me suis dit quelle tristesse ce village abandonné et j’ai eu ce rêve fou de lui redonner vie », raconte Giorgos Aliferis, débarqué du Péloponnèse à la nomination de son frère en tant que médecin de Tilos.

« Les visiteurs viennent de partout même de l’étranger, certains descendants de familles qui habitaient le village reviennent et sont très émus », dit le propriétaire du bar, qui n'ouvre que trois ou quatre mois par an.

Cependant « c'est difficile », reconnaît ce Grec qui a monté et financé le projet tout seul. « Ca m’a coûté beaucoup en argent et psychologiquement », ajoute le petit entrepreneur, dont le chiffre d'affaires a chuté de 80 % avec la pandémie.

Mais il craint surtout que la prochaine construction d'une route goudronnée vers Mikro Chorio « ne change le paysage et l'atmosphère ».

Abandonnés pour des raisons sanitaires, économiques ou politiques, dans un pays à l'histoire tumultueuse, certains villages fantômes tentent de renaître de leurs cendres à travers des initiatives privées ou publiques.

Vathia battu par les vents

Avec sa vue spectaculaire sur la mer turquoise, Vathia, sur la pointe du Magne, dans le Péloponnèse, dégage une atmosphère de désolation devant ses tours décaties et ses bâtisses à moitié effondrées, où traînent encore çà et là les affaires d'anciens habitants.

Le silence y est strident. Quelques rares touristes découvrent gratuitement les imposantes tours carrés du XVIIIe siècle, typiques du Magne, de ce village florissant au XIXe siècle, victime de l'exode rural.  

Mais l'effort de restauration entrepris par l'Organisation grecque du tourisme en 1980 a été abandonné, et les chambres d'hôte aménagées ont été désertées dans le village battu par les vents.

Non loin de là, Mystras est plus chanceuse, devenue après son classement au patrimoine de l'Unesco en 1989, une attraction majeure de Grèce, parmi les dix sites les plus visités. 

Des hordes de touristes y arpentent les ruelles pavées, s'attardent devant les superbes fresques de ses églises byzantines, et visitent le monastère encore habité de la cité abandonnée en 1950.

« L'île des oubliés », Spinalonga, en Crète, rendue célèbre notamment par la romancière britannique Victoria Hislop, attire aussi des touristes captivés par son histoire dramatique. 

Sur cet îlot, à l'abri de sa forteresse vénitienne classée site archéologique, furent enfermés au début du XXe siècle les malades de la lèpre. 

D'autres villages abandonnés revivent l'espace de quelques heures pour des voyageurs en quête de lieux insolites. C'est pour eux que les tavernes de poissons rouvrent l'été sur la place de Perithia sur l'île de Corfou.


L’Arabie saoudite renforce sa présence dans les discussions mondiales sur la mode à Milan

Le RLC Fashion Summit a abordé les réalités auxquelles sont confrontées les industries de la mode et du luxe. (Photo fournie)
Le RLC Fashion Summit a abordé les réalités auxquelles sont confrontées les industries de la mode et du luxe. (Photo fournie)
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  • La Commission saoudienne de la mode a participé comme partenaire principal du RLC Fashion Summit 2026 à Milan, soulignant le rôle croissant du Royaume dans l’industrie mondiale de la mode
  • Les discussions ont porté sur les principaux enjeux du secteur : intelligence artificielle, évolution des consommateurs, investissements, commerce multimarque et émergence de nouveaux marchés

DHAHRAN : Des dirigeants mondiaux de la mode et du luxe se sont réunis à Milan début juin à l’occasion du Retail Leaders Circle (RLC) Fashion Summit 2026, dans le cadre du rayonnement international croissant du RLC Global Forum, dont le rendez-vous phare annuel se tient en Arabie saoudite.

Organisé au Four Seasons Hotel Milano, le RLC Fashion Summit a abordé les défis actuels auxquels font face les secteurs de la mode et du luxe : fragmentation géopolitique, évolution des attentes des consommateurs, discipline en matière d’investissement, intelligence artificielle, avenir du commerce multimarque et influence croissante des nouveaux marchés.

L’initiative Fashion Futures de la Commission saoudienne de la mode a participé au sommet en tant que partenaire principal, illustrant le rôle grandissant du Royaume dans les discussions internationales portant sur la mode, le commerce de détail, l’investissement et le développement des secteurs innovants.

« Notre priorité est de mettre en place les conditions d’une croissance durable pour l’ensemble du secteur de la mode en Arabie saoudite », a déclaré Burak Cakmak, directeur général de la Commission saoudienne de la mode, dans un communiqué. « Alors que l’industrie poursuit sa transformation, nous travaillons à multiplier les opportunités pour les marques internationales, les fabricants, les investisseurs et les partenaires du secteur afin qu’ils puissent s’engager sur le marché saoudien et contribuer à son développement. »

La participation de la commission reflète également la dynamique plus large du secteur de la mode saoudien, alors que le Royaume poursuit ses investissements dans les secteurs innovants, le développement des talents, les infrastructures commerciales et les partenariats internationaux.

« Il est rare de voir un tel niveau de leadership réuni au même endroit pour une journée entière d’échanges authentiques et ouverts », a déclaré Panos Linardos, président du RLC Global Forum.

Outre son forum annuel dédié au commerce de détail à Riyad, le RLC Global Forum organise un calendrier d’événements de premier plan à travers le monde, notamment le CEO Summit à New York et le RLC Fashion Summit à Milan.


À Dubaï, la mode se met au service de l’éducation grâce au partenariat entre OnTheList et Dubai Cares

La plateforme de ventes privées de luxe OnTheList a annoncé un partenariat stratégique avec Dubai Cares, l’organisation philanthropique mondiale basée aux Émirats arabes unis, dans le cadre d’une initiative visant à soutenir le développement humain et l’autonomisation des jeunes à travers le monde. (AFP)
La plateforme de ventes privées de luxe OnTheList a annoncé un partenariat stratégique avec Dubai Cares, l’organisation philanthropique mondiale basée aux Émirats arabes unis, dans le cadre d’une initiative visant à soutenir le développement humain et l’autonomisation des jeunes à travers le monde. (AFP)
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  • Pour marquer le lancement de cette collaboration, OnTheList organisera une vente caritative de mode au Dubai Design District (d3) du 9 au 12 juin
  • L’intégralité des bénéfices générés par cet événement sera reversée à Dubai Cares afin de soutenir ses programmes éducatifs et humanitaires à l’international

DUBAÏ: La plateforme de ventes privées de luxe OnTheList a annoncé un partenariat stratégique avec Dubai Cares, l’organisation philanthropique mondiale basée aux Émirats arabes unis, dans le cadre d’une initiative visant à soutenir le développement humain et l’autonomisation des jeunes à travers le monde.

Pour marquer le lancement de cette collaboration, OnTheList organisera une vente caritative de mode au Dubai Design District (d3) du 9 au 12 juin. L’intégralité des bénéfices générés par cet événement sera reversée à Dubai Cares afin de soutenir ses programmes éducatifs et humanitaires à l’international.

Cette opération réunira plusieurs marques du groupe BESTSELLER, dont JACK & JONES, VERO MODA, ONLY, Name It et Selected. Les visiteurs pourront accéder à une sélection de vêtements et d’accessoires pour hommes, femmes et enfants à des prix fortement réduits.

Créée pour offrir à ses membres un accès privilégié à des marques premium, OnTheList poursuit ainsi sa stratégie d’engagement social dans la région. Pour l’entreprise, ce partenariat avec Dubai Cares s’inscrit dans une volonté de donner davantage de sens à l’expérience d’achat.

« Lorsqu’on construit une marque dans cette région, il est essentiel d’aller au-delà de la simple transaction commerciale. Ce partenariat avec Dubai Cares reflète cette vision : chaque achat contribue désormais à une cause qui dépasse largement l’acte de consommation », a déclaré Delphine Lefay, cofondatrice d’OnTheList.

De son côté, Amal Al Redha, directrice des partenariats chez Dubai Cares, a salué une initiative qui démontre que commerce et responsabilité sociale peuvent se renforcer mutuellement.

« Cette collaboration offre une opportunité concrète de mobiliser une communauté de consommateurs désireux de contribuer positivement à la société. Nous sommes ravis d’accueillir OnTheList parmi nos partenaires », a-t-elle indiqué.

Depuis sa création, Dubai Cares affirme avoir impacté plus de 117 millions de personnes dans plus de 60 pays en développement grâce à ses programmes dédiés à l’éducation, à la jeunesse et au développement durable.

Alors qu’OnTheList continue d’étendre sa présence aux Émirats arabes unis, cette initiative illustre une tendance croissante au sein du secteur de la mode : mettre le pouvoir d’achat au service de causes sociales et humanitaires à l’échelle mondiale.


BBC World Questions au Maroc : la jeunesse féminine au cœur du changement

Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
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  • Une édition spéciale de BBC World Questions réunira à Marrakech des jeunes femmes engagées pour débattre des évolutions sociales, des droits des femmes et de la réforme du droit de la famille au Maroc
  • Au cœur des échanges : des questions de société telles que le mariage des mineures et les libertés individuelles

DUBAI: La BBC World Service organisera le 10 juin à Marrakech une édition spéciale de son émission de débat international BBC World Questions, centrée sur la place des femmes dans une société en pleine évolution.

À l’heure où une nouvelle génération porte des revendications en faveur du changement, les questions liées aux droits des femmes, à la foi et à la réforme du droit de la famille occupent une place croissante dans le débat public. Cette émission entend donner la parole aux jeunes Marocaines et mettre en lumière leurs aspirations, leurs préoccupations et leur vision de l’avenir.

Animée par le journaliste Jonny Dymond, l’émission réunira un panel de personnalités engagées dans les questions d’égalité et de participation des femmes à la vie publique. Parmi les intervenantes figurent la rappeuse et chanteuse Frizzy, connue pour son implication dans la campagne pour l’égalité des femmes « The Time Has Come », Meryem Redouane, responsable de la section féminine de la Fédération islamique internationale des organisations étudiantes (IIFSO), Kaoutar Rias, étudiante à l’École nationale d’architecture de Tétouan et membre du Conseil national du renouveau étudiant (OREMA), ainsi que Yousra Salhi, créatrice de contenu numérique féministe et militante pour les droits des femmes.

Les discussions porteront notamment sur le mariage des mineures, la polygamie, les règles d’héritage, le harcèlement sexuel, ainsi que les questions de liberté individuelle et de pudeur. Fidèle au format de BBC World Questions, le public présent jouera un rôle central en posant directement ses questions aux intervenantes.

Gwenan Roberts, responsable des commandes éditoriales au BBC World Service, s’est félicitée de la tenue de cette édition à Marrakech. « Nous sommes ravis de venir à Marrakech et impatients d’entendre directement notre panel et notre public sur la manière dont les femmes marocaines perçoivent leur place dans la société et les évolutions culturelles en cours », a-t-elle déclaré.

L’événement se tiendra au centre Les Étoiles de Jemaa el-Fna à Marrakech et est organisé en partenariat avec BBC News Arabic et la Fondation Ali Zaoua. L’enregistrement sera diffusé à l’échelle mondiale à la radio, à la télévision et sur les plateformes numériques de la BBC.

Pour Gwenan Roberts, rédactrice en chef des commandes à BBC World Service, cette édition représente une occasion unique d’entendre directement les jeunes Marocaines sur leur place dans la société et sur les transformations culturelles qui traversent actuellement le pays.

L’émission sera diffusée pour la première fois sur BBC World Service Radio le 13 juin avant d’être mise à disposition en ligne, sur BBC Sounds et sur les principales plateformes de podcasts. Une version télévisée sera également proposée à partir du 20 juin sur les chaînes et plateformes numériques de la BBC.