Obsèques de Shireen Abu Akleh: la police israélienne tait les conclusions de son enquête

Les forces de sécurité israéliennes montent la garde à Jérusalem, le 16 mai 2022 (Photo, AFP).
Les forces de sécurité israéliennes montent la garde à Jérusalem, le 16 mai 2022 (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Jeudi 16 juin 2022

Obsèques de Shireen Abu Akleh: la police israélienne tait les conclusions de son enquête

  • Des milliers de Palestiniens avaient participé aux obsèques de la journaliste vedette d'Al Jazeera à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville sainte occupé et annexé par Israël
  • L'Autorité palestinienne, Al Jazeera et le Qatar ont accusé l'armée israélienne d'avoir tué la journaliste

JERUSALEM: La police israélienne a annoncé jeudi avoir conclu l'enquête interne sur son intervention lors des funérailles de la journaliste palestino-américaine Shireen Abu Akleh en mai à Jérusalem, une charge musclée ayant provoqué un tollé international, sans toutefois dévoiler le contenu de ses conclusions.

Le 14 mai, des violences ont éclaté à la sortie de l'hôpital du cercueil de Shireen Abu Akleh, reporter de la chaîne qatarie Al Jazeera tuée quelques jours auparavant alors qu'elle couvrait un raid israélien dans le nord de la Cisjordanie occupée. Le cercueil avait failli tomber après les coups de matraque des policiers israéliens contre des porteurs palestiniens.

"Les résultats de l'enquête sur l'attitude de la police lors des funérailles de la journaliste Shireen Abu Akleh ont été présentés au commandant de la police", a affirmé jeudi la police dans un communiqué, sans divulguer ces conclusions.

"La police, sous mes instructions, a enquêté pour évaluer l'action de ses forces sur le terrain afin d'en tirer des conclusions et améliorer le déroulement opérationnel dans ce type d'événements", a déclaré le commandant de la police, Kobi Shabtaï, selon ce communiqué.

"On ne peut pas rester indifférents à ces images dures, et nous nous devons d'enquêter afin que des évènements sensibles de cet ordre ne soient pas perturbés violemment par des émeutiers", a-t-il ajouté, sans plus de détails.

Des milliers de Palestiniens avaient participé aux obsèques de la journaliste vedette d'Al Jazeera à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville sainte occupé et annexé par Israël.

Son frère, Anton Abu Akleh, a affirmé jeudi à l'AFP que "peu importe ce qu'Israël dit ou fait, les photos sont suffisamment éloquentes".

"La police a agressé les porteurs du cercueil et ils essayent de dissimuler leurs actes et leurs fautes", a ajouté M. Abu Akleh, accusant Israël d'être "derrière l'assassinat" de sa soeur.

L'Autorité palestinienne, Al Jazeera et le Qatar ont accusé l'armée israélienne d'avoir tué la journaliste.

Après avoir affirmé dans un premier temps que la reporter --qui portait un gilet pare-balles avec l'inscription "presse" et un casque de reportage lorsqu'elle a été tuée par balle-- avait "probablement" succombé à un tir palestinien, Israël a dit ne pas écarter qu'il puisse s'agir d'un tir provenant des soldats israéliens.

Le procureur palestinien a, lui, conclu que la journaliste avait été la cible d'un tir d'un soldat israélien.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Short Url
  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Short Url
  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Short Url
  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.