Les signes de fléchissement de l'économie américaine privent les marchés d'un rebond

Des gens passent devant la Bourse de New York à New York le 16 juin 2022 (Photo, AFP).
Des gens passent devant la Bourse de New York à New York le 16 juin 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 18 juin 2022

Les signes de fléchissement de l'économie américaine privent les marchés d'un rebond

  • Le billet vert grimpait même de 2,06% par rapport au yen
  • La production industrielle a ralenti plus que prévu en mai aux États-Unis

NEW YORK: Des signes de ralentissement de l'économie américaine ont fait chuter les prix du pétrole et douter les Bourses, pourtant orientées à la hausse en début de séance vendredi mais qui n'ont pu rebondir franchement après la séance noire de jeudi.

Alors qu'ils avaient pris plus de 1% en séance, les indices européens ont clôturé divisés. Francfort a avancé de 0,67% et Milan de 0,29%, Paris a grappillé 0,06% et Londres a perdu 0,41%. Sur la semaine ils subissent des pertes importantes, allant de 3,3% à 4,9%.

A New York, le Dow Jones a clôturé en petite baisse de 0,13%, tandis que l'indice Nasdaq, à forte coloration technologique, a gagné 1,43% et l'indice élargi S&P 500, 0,22%.

La production industrielle a ralenti plus que prévu en mai aux États-Unis, et la production manufacturière s'est même contractée, des signes concrets d'un ralentissement de l'économie américaine alors que de plus en plus d'experts craignent une récession de la première économie du monde.

"Ce ne sont pas les premiers chiffres décevants concernant les États-Unis. Il y avait déjà eu (...) toute une série de chiffres qui montrent que l'économie américaine est en train de ralentir et peut-être plus vite qu'on ne l'imaginait", explique Frédéric Rozier, gestionnaire de portefeuilles chez Mirabaud France.

Ces statistiques ont fait chuter les prix du pétrole, très sensibles aux prévisions de croissance économique.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août, coté à Londres, a perdu 5,58% à 113,12 dollars, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison en juillet est repassé sous la barre des 110 dollars pour la première fois en trois semaines. Il a perdu 6,82% pour terminer à 109,56 dollars.

"Tout le monde a peur d'une récession l'an prochain, mais il est possible qu'on soit déjà en récession", a lancé Karl Haeling, de LBBW, rappelant que le Produit intérieur brut (PIB) américain s'était contracté au premier trimestre et que l'antenne d'Atlanta de la Fed avait révisé à 0% sa prévision de taux de croissance pour le deuxième trimestre, contre 0,9% jusqu'ici.

Accalmie sur les taux obligataires

Après avoir été très fortement secoué cette semaine, le marché obligataire se calmait: les taux des dettes souveraines à long terme étaient plutôt stables. Et l'écart entre le taux allemand à 10 ans et celui de la dette italienne s'est fortement réduit, repassant sous la barre des 200 points.

Dans ce climat anxieux, les obligations ont de nouveau eu la faveur des investisseurs. Le rendement des emprunts d'État américains à 10 ans, qui évolue en opposé de leur prix, s'est ainsi détendu, à 3,23%, contre 3,30%.

Le gaz s'envole

La réduction des livraisons de gaz du géant russe Gazprom vers l'Europe poussait les prix du gaz naturel de référence en Europe vers le haut: il a bondi de plus de 50% depuis le début de la semaine et valait 124,10 euros le mégawattheure (MWh) vers 16H05 GMT.

BNP Paribas intéressé par ABN Amro ?

Selon l'agence Bloomberg, le groupe bancaire BNP Paribas aurait exprimé son intérêt pour racheter la banque ABN Amro, détenue par l'État néerlandais.

Une source proche a indiqué à l'AFP qu'il "n'y a pas de processus d'acquisition en route".

La rumeur a suffi à faire bondir le titre de ABN Amro de 5,65% et celui de BNP Paribas de 0,46%.

Du côté des devises

Le dollar, valeur refuge, repartait en hausse. L'euro se repliait de 0,53% face au billet vert, à 1,0496 dollar pour un euro, tandis que la livre sterling lâchait elle 1,06% face au "greenback".

Le billet vert grimpait même de 2,06% par rapport au yen, considérablement affaibli par la politique monétaire accommodante de la Banque du Japon.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.