Le redressement des marchés pétroliers favorise la relance économique en Irak

L'Irak se remet progressivement d'une grave récession provoquée par la pandémie de Covid-19 et la chute des prix du pétrole en 2020. (Reuters/Photo d’archives)
L'Irak se remet progressivement d'une grave récession provoquée par la pandémie de Covid-19 et la chute des prix du pétrole en 2020. (Reuters/Photo d’archives)
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Publié le Vendredi 17 juin 2022

Le redressement des marchés pétroliers favorise la relance économique en Irak

  • La dégradation de la situation sanitaire et éducative, exacerbée par la Covid-19 ces dernières années, a davantage creusé les écarts au niveau du capital humain en Irak
  • La réorientation des dépenses publiques vers des programmes favorisant la croissance du capital humain et physique sera essentielle

LONDRES: Selon un rapport publié jeudi par la Banque mondiale, le redressement des marchés pétroliers aurait considérablement amélioré les perspectives économiques de l'Irak. 

Le pays se remet progressivement d'une grave récession provoquée par la pandémie de Covid-19 et la chute des prix du pétrole en 2020.

Après s'être rétractée de plus de 11% en 2020, l'économie irakienne a connu une croissance de 2,8% en 2021, grâce à l'assouplissement des contraintes de déplacement liées à la Covid-19, ainsi qu’à la forte expansion de la production non pétrolière, notamment celle des services, indique le rapport.

Les recettes publiques totales du pays auraient également augmenté de 73% en 2021, en raison de la hausse des prix du pétrole.

Bien que le taux de croissance annuel moyen prévu entre 2022 et 2024 soit de 5,4%, le rapport prévient que les perspectives économiques de l'Irak sont soumises à des risques importants, à savoir une forte dépendance au pétrole, des rigidités budgétaires et des retards dans la formation d'un nouveau gouvernement.

S'ils se poursuivent, les retards au niveau de la formation du gouvernement et de la ratification du budget de 2022 risquent de limiter l'utilisation des excédents fiscaux alors que les plafonds du budget 2021 sont déjà atteints. Cela pourrait ainsi freiner la croissance économique.

«L'Irak a l'opportunité d'entreprendre des réformes structurelles urgentes et de grande envergure en profitant de la marge fiscale issue de sa récente manne pétrolière», explique Saroj Kumar Jha, directeur régional de la Banque mondiale pour le Machreq.

La dégradation de la situation sanitaire et éducative, exacerbée par la Covid-19 ces dernières années, a davantage creusé les écarts au niveau du capital humain en Irak.

En l'absence d'un processus accéléré de réformes, la croissance restera limitée en raison de la capacité d'absorption restreinte de l'économie ainsi que le manque d’efficacité.

Selon le rapport, la réorientation des dépenses publiques vers des programmes favorisant la croissance du capital humain et physique sera essentielle pour créer et diversifier les emplois, ainsi que pour résoudre la crise des ressources humaines du pays.

Toutefois, la Banque mondiale précise que le livre blanc du gouvernement irakien décrivant un programme complet de réformes en faveur d’une diversification économique reste, pour l'instant, «un projet audacieux.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com