Amnesty dénonce le «silence» mondial sur la situation dans les territoires palestiniens

Un drapeau palestinien flotte sur les ruines de maisons détruites par les frappes aériennes israéliennes, dans la bande de Gaza, le 25 mai 2021 (Photo, Reuters).
Un drapeau palestinien flotte sur les ruines de maisons détruites par les frappes aériennes israéliennes, dans la bande de Gaza, le 25 mai 2021 (Photo, Reuters).
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Publié le Samedi 18 juin 2022

Amnesty dénonce le «silence» mondial sur la situation dans les territoires palestiniens

  • «La politique d'apartheid d'Israël est imposée à tous les Palestiniens sur le territoire qu'il contrôle»
  • Incapable de se battre sur le fond, le gouvernement israélien «se bat en calomniant»

LONDRES: Amnesty International a critiqué le manque de volonté dans le monde de discuter de la situation au sein des territoires palestiniens occupés.
Rebondissant sur les affirmations d'un rapport d'Amnesty publié en février, selon lequel Israël s'est engagé dans une politique d'apartheid à l'encontre du peuple palestinien, la secrétaire générale Agnès Callamard a estimé que «la peur empêche de parler» de la situation.
«Cette recherche a duré quatre ans, elle a été menée sur le terrain, dans le domaine juridique, et a fait l'objet d'un examen par les pairs», a souligné Callamard lors d'un événement organisé à Londres cette semaine.
Elle a signalé que «la fragmentation, la ségrégation et le contrôle du territoire, la dépossession des terres et des biens, et le déni des droits - ces caractéristiques de l'apartheid se retrouvent dans toutes les régions, ce qui montre que la politique d'apartheid d'Israël est imposée à tous les Palestiniens sur le territoire qu'il contrôle».
«En énonçant les termes, d'apartheid et de crimes contre l'humanité, nous exposons le problème, nous crevons l'abcès et nous espérons une guérison», a ajouté Callamard.
En accord avec ce dernier, le directeur du groupe israélien de défense des droits de l'homme B'Tselem, Hagai El-Ad, a affirmé «qu'il existe un régime unique du fleuve à la mer et que ce régime n’est que l'apartheid».
El-Ad a averti que, incapable de se battre sur le fond, le gouvernement israélien «se bat à l'aide de calomnies».
Il a ajouté qu'admettre que le régime israélien est fondamentalement construit autour d'une politique d'apartheid donnerait aux Palstiniens «une chance de se battre contre l'injustice et d'y mettre fin».
Callamard a souligné que le système de contrôle exercé par Israël n'était pas appliqué uniformément dans toutes les zones palestiniennes sous son contrôle, mais que son régime juridique était conçu pour stratifier et créer des frontières entre les communautés palestiniennes.
Cela visait non seulement à réduire les liens entre les groupes mais aussi à affaiblir toute dissidence contre le système, a-t-elle ajouté.
«En tant que système, il est cruel et empêche l'espoir d'une manière que j'ai rarement vue partout ailleurs où j'ai été, et c'est peut-être l'acte de cruauté le plus ultime, celui d'ôter aux générations futures l'idée que la vie peut être belle», a poursuivi Callamard.
«Pour cette raison, nous mettons l'accent sur la communauté internationale, car elle a une grande responsabilité et doit agir», a-t-elle signalé.
Se félicitant de la reconnaissance de l'apartheid israélien par Amnesty, le directeur du Centre palestinien pour les droits de l'homme, Raji Sourani, a décrit le désaveu de la réalité des Palestiniens par les États européens comme quelque chose qu'il ne pouvait pas comprendre.
«La réalité sur le terrain est niée par 29 États européens, avec ses valeurs et ses normes et son éthique. Je n’arrive pas à digérer cette réaction européenne», a révélé Sourani au panel.
Sourani a ajouté que «cela est élaboré pour induire en erreur, couvrir et blanchir un crime. Un crime qui est évident, clair et très bien documenté et l'Europe agissant comme s'il n'y avait pas de leçon à tirer de ce qui s'est passé en Afrique du Sud».
Mentionnant que la Palestine n'a pas inventé le droit humanitaire international, Sourani a insisté qu’Amnesty épuiserait néanmoins toutes ses options juridiques pour démontrer qu'Israël a des obligations légales.
«Un jour, nous vaincrons, nous sommes forts», a-t-il soutenu.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Ethiopie: une attaque dans une église orthodoxe fait deux morts

Un prêtre à l'église Bole Medhanialem d'Addis-Abeba, le 20 juin 2021, lors d'un service matinal alors que les femmes se rassemblent (Photo, AFP).
Un prêtre à l'église Bole Medhanialem d'Addis-Abeba, le 20 juin 2021, lors d'un service matinal alors que les femmes se rassemblent (Photo, AFP).
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  • Deux personnes ont été tuées et quatre autres grièvement blessées à Shashemene, dans la région d'Oromia, selon le Tewahedo Media Center
  • L'archevêque Abune Henok a appelé les autorités d'Oromia, la région la plus étendue d'Ethiopie, à cesser la «persécution» des chrétiens orthodoxes

NAIROBI: Deux jeunes chrétiens orthodoxes ont été tués samedi lors d'une attaque dans une église de cette obédience dans le sud de l'Ethiopie, a annoncé un média lié à ce culte.

Deux personnes ont été tuées et quatre autres grièvement blessées à Shashemene, dans la région d'Oromia, selon le Tewahedo Media Center (TMC), organe de l'église ortodoxe dans ce pays. Abune Henok, l'archevêque du diocèse d'Addis Abeba, y a qualifié cette attaque de "honteuse et déchirante".

Le TMC a accusé les forces de sécurité d'avoir mené cette attaque dans la ville située à environ 250 kilomètres au sud de la capitale.

Il était impossible dans l'immédiat de vérifier ces informations de manière indépendante.

L'archevêque Abune Henok a appelé les autorités d'Oromia, la région la plus étendue d'Ethiopie, à cesser la "persécution" des chrétiens orthodoxes, selon le TMC.

Cet incident intervient dans un contexte de tensions au sein de l'Eglise orthodoxe éthiopienne Tewahedo, après que des évêques rebelles ont créé le mois dernier leur propre synode dans la région d'Oromia, la plus peuplée du pays.

L'unité de cette Eglise, l'une des plus anciennes au monde et qui compte environ 40% des 115 millions d'Ethiopiens, est dès lors menacée.

L'Eglise Tewahedo, dirigée par le patriarche Abune Mathias depuis une décennie, a déclaré la scission illégale et excommunié les évêques impliqués.

L'Eglise a également accusé le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed d'interférer dans ses affaires et de faire des déclarations qui de fait reconnaissent le "groupe illégitime".

M. Abiy, lui-même issu de la communauté Oromo, a appelé cette semaine les responsables au dialogue et affirmé que les deux parties avaient "leur propre vérité".

Les prêtres dissidents accusent l'Eglise de discrimination et d'hégémonie linguistique et culturelle, en faisant valoir qu'elle ne s'adresse pas aux congrégations en Oromia dans leur langue maternelle, des plaintes balayées par le patriarcat.

Le Conseil œcuménique des Eglises (COE) a publié vendredi une déclaration exprimant sa "profonde inquiétude" face aux tensions au sein de l'institution éthiopienne.

"Nous appelons tous les dirigeants politiques d'Ethiopie à soutenir l'Eglise orthodoxe éthiopienne Tewahedo dans ses efforts pour parvenir à l'unité et à la paix entre ses membres", a déclaré le secrétaire général du COE, Jerry Pillay.


Chili: 16 morts dans des incendies de forêts, selon un nouveau bilan

Vue d'un incendie à Santa Juana, dans la province de Concepcion, Chili, le 3 février 2023 (Photo, AFP).
Vue d'un incendie à Santa Juana, dans la province de Concepcion, Chili, le 3 février 2023 (Photo, AFP).
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  • Samedi, sur 251 feux actifs, 80 sont hors de contrôle, a précisé le Service national de prévention et de réponse aux catastrophes
  • Ces incendies se produisent pendant une vague de chaleur extrême avec des températures proches de 40ºC

CONCEPCION, Chili: Au moins 16 personnes sont mortes dans plus de 250 incendies de forêt survenus dans le centre du Chili, où sévit une intense vague de chaleur, selon un nouveau bilan présenté samedi par les autorités.

Samedi, sur 251 feux actifs, 80 sont hors de contrôle, a précisé le Service national de prévention et de réponse aux catastrophes (Senapred).

Selon lui, 24 autres personnes ont été blessées et 88 habitations ont été détruites.

Un précédent bilan faisait état vendredi de 13 morts. Parmi eux, un pilote de nationalité bolivienne et un mécanicien de nationalité chilienne qui se sont écrasés dans un hélicoptère qui luttait contre les feux, selon le Senapred.

Ces incendies se produisent pendant une vague de chaleur extrême avec des températures proches de 40ºC, ce qui fait craindre aux autorités une catastrophe comme celle de 2017.

Cette année là, un gigantesque incendie de forêt avait fait 11 morts, quelque 6 000 sinistrés, détruit plus de 1 500 maisons et ravagé 467 000 hectares de terres.


Les corps des deux volontaires Britanniques tués en Ukraine récupérés

Les soldats ukrainiens portent les cercueils de leurs camarades tués au combat, lors de leurs funérailles à Lviv le 4 février 2023, au milieu de l'invasion russe de l'Ukraine (Photo, AFP).
Les soldats ukrainiens portent les cercueils de leurs camarades tués au combat, lors de leurs funérailles à Lviv le 4 février 2023, au milieu de l'invasion russe de l'Ukraine (Photo, AFP).
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  • L'armée ukrainienne a reconnu le 25 janvier avoir cédé aux forces russes Soledar, situé non loin de Bakhmout dans l'est du pays
  • Le retour des corps des deux hommes est intervenu dans le cadre d'un échange de 116 prisonniers ukrainiens et 63 russes entre Moscou et Kiev

LONDRES: Les corps des deux Britanniques, Christopher Parry et Andrew Bagshaw, tués en Ukraine où ils étaient partis comme volontaires, ont été récupérés dans le cadre d'un échange de prisonniers entre Kiev et Moscou, ont indiqué les autorités ukrainiennes.

"Nous avons réussis à récupérer les corps de volontaires étrangers morts", a indiqué Andriï Yermak, le chef de l'administration du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le retour des corps des deux hommes est intervenu dans le cadre d'un échange de 116 prisonniers ukrainiens et 63 russes entre Moscou et Kiev.

Christopher Parry, 28 ans, et Andrew Bagshaw, 48 ans, ont été tués alors qu'ils tentaient une évacuation humanitaire de la ville de Soledar, théâtre d'intenses affrontements début janvier et largement détruite dans des bombardements, avait confirmé fin janvier la famille de M. Parry, via le ministère britannique des Affaires étrangères.

Ils étaient portés disparus depuis plusieurs semaines, et le chef du groupe Wagner, Evguéni Prigojine, avait indiqué le 11 janvier que ses combattants avaient trouvé à Soledar le corps de l'un d'entre eux.

L'armée ukrainienne a reconnu le 25 janvier avoir cédé aux forces russes Soledar, situé non loin de Bakhmout dans l'est du pays, devenu l'épicentre des combats près d'un an après le début de l'invasion du pays.

Les Russes revendiquaient sa prise depuis deux semaines.

Contacté, le ministère britannique des Affaires étrangères n'était pas en mesure de réagir dans l'immédiat.