Grundberg: «La trêve au Yémen, une première étape vers un accord plus large»

L'envoyé spécial de l'ONU Hans Grundberg à l'aéroport de Sanaa dans la capitale yéménite le 8 juin (Photo, AFP).
L'envoyé spécial de l'ONU Hans Grundberg à l'aéroport de Sanaa dans la capitale yéménite le 8 juin (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 18 juin 2022

Grundberg: «La trêve au Yémen, une première étape vers un accord plus large»

  • Le conflit au Yémen a tué des centaines de milliers de personnes et laissé des millions de personnes au bord de la famine
  • Le pays est en proie à un conflit depuis que les Houthis soutenus par l'Iran ont pris le contrôle de la capitale Sanaa en 2014

SANAA : Une trêve renouvelée de deux mois au Yémen déchiré par la guerre est la première étape vers un accord de paix plus large, a déclaré vendredi l'envoyé spécial des Nations Unies.

La trêve "a apporté à la population un répit humanitaire sans précédent dans l'histoire du conflit, et de ce point de vue, elle nous offre également une marge de manœuvre et un répit pour nous engager dans un processus de règlement politique du conflit" selon le diplomate suédois Hans Grundberg qui s'est exprimé dans le cadre d'une interview accordée à nos confrères de l'AFP.

En marge du Forum international du Yémen à Stockholm le diplomate a insisté sur le fait que la trêve est la première étape vers un règlement plus large, lors d'une conférence à laquelle ont participé des acteurs politiques yéménites, des experts et des représentants de nombreuses organisations de la société civile.

Le gouvernement yéménite et la milice Houthi ont convenu plus tôt ce mois-ci de prolonger la trêve qui est entrée en vigueur en avril et a considérablement réduit l'intensité des combats dans un conflit qui, selon l'ONU, a engendré la pire crise humanitaire au monde.

Le conflit a, en effet, tué des centaines de milliers de personnes et laissé des millions de personnes au bord de la famine.

Le pays est en proie à une guerre depuis que les Houthis soutenus par l'Iran ont pris le contrôle de la capitale Sanaa en 2014, déclenchant une intervention militaire en soutien au gouvernement assiégé l'année suivante.

Une disposition de l'accord de trêve permettant aux rebelles d'assouplir leur siège de la troisième plus grande ville du Yémen, Taiz, n'a pas encore été mise en œuvre et le gouvernement a exigé l'ouverture des routes menant à la ville.

Sur ce point, Grundberg s'est voulu rassurant "Nous nous sommes engagés dans des négociations directes ces deux dernières semaines au Yémen sur cette question", a déclaré le diplomate. Cependant, le diplomate suédois n'a fourni aucun délai pour une éventuelle résolution de ce point de tension entre les parties prenantes du conflit. 

 


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.