Syrie: 15 combattants prorégime tués dans une embuscade djihadiste

Au moins 15 combattants prorégime ont été tués et plusieurs autres blessés dans une embuscade djihadiste contre un bus militaire près de Raqa, dans le nord de la Syrie (Photo, AFP).
Au moins 15 combattants prorégime ont été tués et plusieurs autres blessés dans une embuscade djihadiste contre un bus militaire près de Raqa, dans le nord de la Syrie (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 21 juin 2022

Syrie: 15 combattants prorégime tués dans une embuscade djihadiste

  • Selon l'ONG, l'attaque a eu lieu sur une route qui lie la ville de Raqa, sous contrôle des forces Kurdes
  • L'OSDH a indiqué que le bilan pourrait s'alourdir, la plupart des blessés étant en état critique

BEYROUTH: Au moins 15 combattants prorégime ont été tués et plusieurs autres blessés lundi dans une embuscade, revendiquée par le groupe Etat islamique (EI), contre un bus militaire près de Raqa, dans le nord de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Des membres du groupe jihadiste EI ont attaqué un bus militaire dans la région de Jabal Bishri, dans la province de Raqa tuant 15 combattants prorégime et en blessant plusieurs autres", a indiqué l'Observatoire.

L'attaque a eu lieu sur une route qui relie la ville de Raqa, sous contrôle des forces Kurdes et "où l'EI est toujours actif", à celle de Homs, sous contrôle du régime, ajoute l'OSDH, sans être en mesure de préciser s'il s'agit de soldats de l'armée syrienne ou des membres de milices alliés au régime.

L'OSDH a indiqué que le bilan pourrait s'alourdir, la plupart des blessés étant en état critique.

L'EI a revendiqué l'attaque dans un communiqué publié par son organe de propagande Amaq, affirmant que les jihadistes avaient tué 13 personnes à bord du bus, avant de l'incendier.

L'agence officielle syrienne Sana a également fait état de 13 morts dans l'attaque.

"Onze soldats et deux civils ont été tués dans l'attaque qui a eu lieu à 6H30 locales (3H30 GMT)", a affirmé l'agence citant une source militaire.

Le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane a affirmé que l'attaque était la plus meurtrière depuis début mars, lorsque 15 soldats ont péri dans une attaque de l'EI dans le désert syrien de Palmyre.

Le 13 mai, dix soldats avaient été tués quand des rebelles ont tiré un missile sur leur bus dans la province d'Alep. Il s'agissait de l'attaque rebelle la plus meurtrière depuis la trêve de 2020, selon l'OSDH.

Le califat autoproclamé de l'EI a été déclaré vaincu en mars 2019 en Syrie mais des cellules du groupe jihadiste continuent de mener des attaques contre les forces gouvernementales et kurdes, surtout dans le désert.

Le 20 janvier, l'EI avait lancé un assaut contre une prison aux mains des forces kurdes dans le nord-est du pays, faisant des dizaines de morts.

Le chef du groupe ultraradical, Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi, a été tué une dizaine de jours plus tard par les forces spéciales américaines à Atmé, dans la province d'Idleb (nord-ouest), dernier grand bastion jihadiste et rebelle en Syrie.

La guerre en Syrie a fait environ 500.000 morts, dévasté les infrastructures du pays et déplacé des millions de personnes depuis son déclenchement en 2011.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.