Syrie: Des ONG appellent l'ONU à renouveler la résolution sur l'aide transfrontalière

Par Bab al-Hawa ont transité l'an dernier près de 10 000 camions chargés d'aide humanitaire à destination de la région d'Idleb (Photo, AFP).
Par Bab al-Hawa ont transité l'an dernier près de 10 000 camions chargés d'aide humanitaire à destination de la région d'Idleb (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 15 juin 2022

Syrie: Des ONG appellent l'ONU à renouveler la résolution sur l'aide transfrontalière

  • Le point de passage de Bab al-Hawa à la frontière syro-turque est le seul par lequel les secours de l'ONU peuvent être acheminés vers la région d'Idleb
  • L'autorisation pour ce point de passage en vigueur depuis 2014 arrive à expiration le 10 juillet et nécessitera un vote du Conseil de sécurité

BEYROUTH: Une trentaine d'ONG ont appelé mardi au renouvellement de l'autorisation transfrontalière permettant d'acheminer de l'aide humanitaire au nord de la Syrie, dans une lettre ouverte au Conseil de sécurité de l'ONU.

Le point de passage de Bab al-Hawa à la frontière syro-turque est le seul par lequel les secours de l'ONU peuvent être acheminés vers la région d'Idleb tenue par les rebelles sans passer par les zones contrôlées par le régime syrien.

L'autorisation pour ce point de passage en vigueur depuis 2014 arrive à expiration le 10 juillet et nécessitera un vote du Conseil de sécurité, début juillet, lors duquel la Russie, soutien de Damas, menace d'opposer son veto.

"L'ampleur de la crise exige une nouvelle autorisation de l'assistance transfrontalière pour un minimum de 12 mois. L'inverse indiquerait aux Syriens que le Conseil est prêt à accepter des souffrances et des pertes de vie inutiles", indique la lettre envoyée à l'ONU et consultée par l'AFP.

Par ce lieu ont transité l'an dernier près de 10 000 camions chargés d'aide humanitaire à destination de la région d'Idleb, ultime bastion djihadiste et rebelle de Syrie où vivent environ trois millions de personnes dans des conditions précaires.

Pour les observateurs, Moscou cherche à faire du maintien de cet accès humanitaire une monnaie d'échange dans le contexte de la guerre en Ukraine.

La lettre a été signée par 32 ONG, dont le Conseil norvégien pour les réfugiés, le Comité international de secours, Save the Children et Oxfam International.

"Les crises convergentes et les chocs économiques, notamment la sécheresse, l'inflation, l'effondrement économique dans les pays voisins et la pandémie de Covid-19, ont aggravé une situation humanitaire déjà désastreuse", poursuit la lettre.

"En conséquence, plus de 14,6 millions de Syriens dépendent aujourd'hui de l'aide humanitaire pour survivre, dont 4,1 millions de personnes vivant dans le nord-ouest qui dépendent largement de l'aide humanitaire transfrontalière ".

La Russie a déjà fait savoir le 20 mai, par son ambassadeur adjoint à l'ONU, Dmitry Polyanskiy, qu'elle ne voit pas "de raisons de poursuivre ce dispositif" qui "viole la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie".

Plus de 80% de la population du nord-ouest de la Syrie dépend de ce dispositif pour sa survie, selon l'ONU.

Les ONG qui fournissent l'aide humanitaire hésitent à passer par les zones sous contrôle du régime syrien, toujours sous sanctions, pour acheminer les aides.


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
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  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.