L'été commence de nouveau sous le spectre du Covid en Europe

La population européenne est dans l'ensemble fortement immunisée grâce aux vaccins et infections passées (Photo : Patrick T. FALLON,  AFP)
La population européenne est dans l'ensemble fortement immunisée grâce aux vaccins et infections passées (Photo : Patrick T. FALLON, AFP)
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Publié le Mercredi 22 juin 2022

L'été commence de nouveau sous le spectre du Covid en Europe

  • De nombreux pays européens sont confrontés depuis quelques semaines à une nouvelle accélération des contaminations de Covid-19
  • Une augmentation globale des cas de Covid-19 peut entraîner une augmentation des hospitalisations, des admissions en soins critiques et des décès

PARIS : L'arrivée de l'été rime cette année encore en Europe avec une remontée des cas de Covid-19, portée par de nouveaux sous-variants d'Omicron, qui suscite des appels à la vigilance.

Remontée des cas en Europe

De nombreux pays européens sont confrontés depuis quelques semaines à une nouvelle accélération des contaminations.

Premier touché, le Portugal a connu en mai une augmentation marquée des nouveaux cas, qui a culminé début juin à près de 30 000 contagions par jour. La vague a, depuis, commencé à refluer.

Au Royaume-Uni, les infections quotidiennes sont de nouveau quasiment au plus haut depuis le début de la pandémie.

Egalement affectée, l'Italie a comptabilisé 30 526 nouveaux cas en 24h (de samedi à dimanche), avec une augmentation de 63,4% en 7 jours, selon le dernier rapport du ministère de la Santé.

L'Allemagne subit le même sort.

Et la France n'est pas en reste, avec une circulation du SARS-CoV-2 qui s'est accélérée depuis une dizaine de jours en métropole, et un rythme de contaminations désormais au-delà de 44 000 cas (en moyenne sur sept jours).

Nouveaux sous-variants

La reprise s'explique par la conjonction de deux effets, explique à l'AFP Mircea T. Sofonea, maître de conférences en épidémiologie à l'université de Montpellier. D'une part, un "déclin immunitaire", c'est-à-dire que "la protection conférée par une infection ou une dose de vaccin décroît avec le temps".

D'autre part, l'arrivée de nouveaux sous-lignages d'Omicron, BA.4 et surtout BA.5, qui se propagent d'autant plus rapidement qu'ils semblent bénéficier d'un double avantage de contagiosité et d'échappement immunitaire.

"On est face à une évolution continuelle du virus, qui rencontre des personnes ayant déjà des anticorps -parce qu'elles ont été infectées auparavant ou vaccinées- et qui doit avoir un avantage sélectif pour parvenir à se faufiler", décrypte pour sa part Olivier Schwartz, directeur de l'unité Virus et Immunité de l'Institut Pasteur.

"BA.5, et dans une moindre mesure BA.4, est en train de se propager en Europe", ajoute-t-il. Or "des données épidémiologiques montrent qu'il serait 10% plus contagieux que BA.2, c'est la raison pour laquelle il prend le dessus".

Vers une hausse des hospitalisations ?

Sur la sévérité de BA.5, "il est prématuré de se prononcer, en l'absence de données cliniques fermement établies", estime M. Schwartz.

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a jugé mi-juin que, sur la base de données encore limitées, "il n'y a aucune preuve que BA.4 et BA.5 soient associés à une gravité accrue de l'infection par rapport aux variantes circulantes BA.1 et BA.2".

Cependant, comme lors des vagues précédentes, une augmentation globale des cas de Covid-19 peut entraîner une augmentation des hospitalisations, des admissions en soins critiques et des décès, a prévenu le Centre.

La population européenne est dans l'ensemble fortement immunisée grâce aux vaccins et infections passées. Cela lui confère une protection a priori plus forte contre le risque d'une forme grave de la maladie que contre le risque d'une nouvelle infection, ce qui devrait limiter l'ampleur du rebond des hospitalisations.

En France, la "reprise épidémique modérée" des dernières semaines (le nombre de cas a plus que doublé en trois semaines) "s'accompagne d'une petite reprise des hospitalisations" et risque d'entraîner "une hausse décalée dans le temps" des entrées en soins critiques et des décès, a noté mardi le Pr Alain Fischer, président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale.

"Il ne se passera rien de dramatique dans les service de soins intensifs des hôpitaux", a pour sa part rassuré le virologue allemand Klaus Stöhr.

Les Etats-Unis démarrent la vaccination anti-Covid des tout petits

NEEDHAM : Les États-Unis ont démarré mardi leur campagne de vaccination des moins de cinq ans contre le Covid-19, une étape saluée par certains parents, désireux de protéger leurs enfants des pires conséquences du virus.

"Nous sommes ravis", déclare Amisha Vakil, la mère de deux garçons de trois ans, qui portent des tee-shirts Spiderman assortis pour recevoir leur vaccin Moderna dans un hôpital pour enfants de Houston, au Texas.

L'un des jumeaux a subi trois opérations à cœur ouvert au cours de ses cinq premiers mois. "Il présente un risque très élevé, alors vous savez, nous avons vécu dans une petite bulle" pendant toute la pandémie, ajoute sa maman. "Maintenant, il a une petite armure qui l'aide beaucoup".

Dans le même hôpital, Anna Farrow, venue avec son mari Luke, espère que "c'est en quelque sorte le début d'une enfance normale" pour ses deux enfants, George, 3 ans, et Hope, 10 mois.

«Etape historique»

"C'est une étape historique, un pas en avant monumental", s'est félicité le président américain Joe Biden, alors que des millions de vaccins étaient déployés dans tout le pays.

Pour "la première fois dans notre lutte contre cette pandémie, presque chaque Américain peut avoir accès à des vaccins vitaux", a-t-il ajouté depuis la Maison Blanche.

L'Agence américaine des médicaments (FDA) avait donné la semaine dernière son feu vert aux vaccins de Pfizer et Moderna pour les bébés, enfants et adolescents dès 6 mois d'âge, alors que seul le vaccin Pfizer était autorisé jusque-là pour les plus de cinq ans. Dans la foulée, les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), principale agence sanitaire du pays, les ont recommandé samedi.

Une poignée d'autres pays et territoires, dont l'Argentine, le Bahreïn, le Chili, la Chine, Cuba, Hong Kong et le Venezuela, proposaient auparavant des injections de Covid pour les tout-petits, mais pas des vaccins à ARNm (Pfizer, Moderna), considérés comme la technologie de pointe en la matière.

L'Agence européenne des médicaments examine actuellement le vaccin Moderna pour son utilisation chez les moins de six ans et pourrait suivre la décision américaine.

500 décès

Les enfants âgés de six mois à quatre ans sont loin de courir un risque aussi grand que les adultes en cas d'infection.

Mais l'ampleur des contaminations a entraîné plus de 45 000 hospitalisations et près de 500 décès -- sur plus d'un million au total -- dans le groupe des 0-4 ans aux États-Unis depuis le début de la pandémie.

A Needham, dans l'État du Massachusetts, un responsable du Temple Beth Shalom, Ellen Dietrick, s'attendait à accueillir 300 enfants dès le premier jour.

Pour Daniel Grieneisen, père d'un petite fille de trois ans, "cela signifie que dans quelques semaines nous pourrons l'emmener dans des lieux en intérieur, et en quelque sorte retrouver nos vies, c'est assez enthousiasmant".

Selon une enquête de la Kaiser Family Foundation en mai, seul un parent sur cinq d'enfants de moins de cinq ans était impatient de les faire vacciner immédiatement.

"Je pense que je veux voir plus de résultats de recherches", a confié Rita Saeed, 29 ans, les mains sur sa poussette, dans les allées de Central Park à New York, en disant vouloir attendre quelques années avant de vacciner son fils de deux ans.

Signe que la politisation persiste aux États-Unis autour des vaccins, le gouverneur de Floride et possible rival de Donald Trump pour la présidentielle de 2024, Ron DeSantis, a refusé de passer une commande auprès du gouvernement fédéral pour les vaccins des plus jeunes enfants, "qui ont zéro risque d'attraper quoi que ce soit", selon lui.

"Ce n'est pas le moment de faire de la politique", a répondu Joe Biden, "il s'agit de permettre aux parents de faire tout ce qu'ils peuvent pour assurer la sécurité des enfants".

Nouvelles mesures pour l'été ?

L'ECDC a appelé les pays européens à "rester vigilants", en maintenant des systèmes de tests et de surveillance.

"On s'attend à ce que des doses de rappel (de vaccin) supplémentaires soient nécessaires pour les groupes les plus à risque de maladie grave, en prévision des futures vagues", a-t-il estimé.

Certains pays ont déjà annoncé de nouvelles mesures. L'Italie a ainsi décidé mi-juin de prolonger l’obligation de porter des masques FFP2 dans les transports publics (sauf dans les avions) jusqu'au 30 septembre. "Je veux continuer à recommander de se protéger en faisant le deuxième rappel du vaccin anti-Covid", notamment pour les plus à risque, a préconisé le ministre de la Santé Roberto Speranza, actuellement positif.

Le président allemand de l'Association médicale mondiale, Frank Ulrich Montgomery, a, lui, prôné l'adoption rapide d'une "boîte à outils" avec masque, vaccination et limitation des contacts.

En France, le gouvernement a appelé cette semaine les plus âgés à recevoir le second rappel vaccinal "le plus vite possible", sur fond de "reprise épidémique modérée". Un quart des personnes éligibles ont reçu leur second rappel vaccinal contre le Covid, un taux "clairement insuffisant", souligne le gouvernement.


Giorgia Meloni annonce que l'Italie suspend son accord de défense avec Israël

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a annoncé mardi que son gouvernement allait "suspendre le renouvellement automatique" de l'accord de défense entre l'Italie et Israël. (AFP)
La Première ministre italienne Giorgia Meloni a annoncé mardi que son gouvernement allait "suspendre le renouvellement automatique" de l'accord de défense entre l'Italie et Israël. (AFP)
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  • "Compte tenu de la situation actuelle, le gouvernement a décidé de suspendre le renouvellement automatique de l’accord de défense avec Israël"
  • Israël a convoqué lundi l'ambassadeur d'Italie après que le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani eut condamné les "attaques inacceptables" d'Israël contre des civils au Liban lors d'une visite à Beyrouth

ROME: La Première ministre italienne Giorgia Meloni a annoncé mardi que son gouvernement allait "suspendre le renouvellement automatique" de l'accord de défense entre l'Italie et Israël.

"Compte tenu de la situation actuelle, le gouvernement a décidé de suspendre le renouvellement automatique de l’accord de défense avec Israël", a déclaré Giorgia Meloni à la presse en marge d'un déplacement à Vérone (nord).

 


Le président chinois Xi Jinping affirme que l'État de droit doit être respecté pour la paix au Moyen-Orient

Le président chinois Xi Jinping, deuxième à gauche, et le cheikh Khaled bin Mohamed bin Zayed Al-Nahyan, prince héritier d'Abou Dhabi (Émirats arabes unis), troisième à droite, assistent à une réunion au Grand Hall du Peuple à Pékin, le mardi 14 avril 2026. (Photo de pool via AP)
Le président chinois Xi Jinping, deuxième à gauche, et le cheikh Khaled bin Mohamed bin Zayed Al-Nahyan, prince héritier d'Abou Dhabi (Émirats arabes unis), troisième à droite, assistent à une réunion au Grand Hall du Peuple à Pékin, le mardi 14 avril 2026. (Photo de pool via AP)
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  • La Chine accueillait mardi une série de dirigeants étrangers, tous concernés à des titres divers par les retombées des évènements du Moyen-Orient, même si ces derniers n'étaient pas annoncés comme l'objet premier de leur venue
  • Outre le prince héritier d'Abou Dhabi étaient présents le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, le président vietnamien To Lam et le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez - l'une des principales voix occidentales opposées à la guerre

PEKIN: La Chine a haussé le ton mardi vis-à-vis des Etats-Unis en jugeant "dangereux et irresponsable" le blocus des ports iraniens, tout en se présentant en protagoniste actif des efforts de résolution de la crise lors d'une journée d'intense activité diplomatique à Pékin.

Pékin a aussi prévenu que la Chine prendrait des mesures de rétorsion "résolues" si les Etats-Unis lui imposaient des droits de douanes supplémentaires en raison de soupçons de fourniture d'aide militaire à l'Iran.

En même temps, Pékin s'est érigée en défenseure du droit international et de la souveraineté des Etats du Moyen-Orient en se disant prête à continuer à jouer un rôle "constructif" pour la paix.

Le haussement de ton de Pékin intervient après l'entrée en vigueur la veille du blocus maritime des Etats-Unis contre les ports iraniens dans le Golfe et en mer d'Oman. Téhéran a dénoncé un acte "illégal" de "piraterie".

Plus de la moitié des importations chinoises de brut transporté par voie maritime provenait l'an dernier du Moyen-Orient et transitait majoritairement par le détroit d'Ormuz, selon la société d'analyse Kpler. L'Iran destinait à la Chine plus de 80% de ses exportations de pétrole avant la guerre, selon Kpler.

Le blocus américain "ne fera qu'exacerber les tensions, fragiliser un accord de cessez-le-feu déjà fragile et compromettre encore davantage la sécurité du passage dans le détroit", a indiqué Guo Jiakun, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

"Il s'agit d'un comportement dangereux et irresponsable", a-t-il souligné lors d'un point de presse régulier.

Il a aussi vivement réagi aux informations de la presse américaine selon lesquelles la Chine aurait livré ou s'apprêterait à livrer des équipements militaires à l'Iran.

Le président américain Donald Trump a brandi dimanche la menace de droits de douanes à 50% sur les marchandises chinoises.

Guo Jiakun a de nouveau qualifié de "fabriquées de toutes pièces" les informations en ce sens.

La Chine prendra "des contre-mesures résolues si les Etats-Unis persistent à utiliser ce prétexte pour lui imposer des droits de douane supplémentaires", a-t-il mis en garde.

Plus tôt dans la journée, le président Xi Jinping a critiqué à demi-mots les opérations américaines, lors d'une rencontre à Pékin avec le prince héritier d'Abou Dhabi, Khaled ben Mohammed ben Zayed Al Nahyane.

"Préserver l'autorité du droit international ne doit pas vouloir dire l'utiliser quand cela nous arrange, et le rejeter quand ce n'est pas le cas. Nous ne pouvons laisser le monde retourner à la loi de la jungle", a dit M. Xi à son hôte, ont rapporté les médias d'Etat.

La Chine accueillait mardi une série de dirigeants étrangers, tous concernés à des titres divers par les retombées des évènements du Moyen-Orient, même si ces derniers n'étaient pas annoncés comme l'objet premier de leur venue.

Outre le prince héritier d'Abou Dhabi étaient présents le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, le président vietnamien To Lam et le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez - l'une des principales voix occidentales opposées à la guerre des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran.

"Vraiment nécessaires" 

La Chine et la Russie sont des partenaires de l'Iran et des rivales des Etats-Unis.

La Chine a jusqu'alors été mesurée dans son soutien à Téhéran, soucieuse de ne pas compromettre ses relations étroites avec les pays arabes du Golfe, avec lesquels elle a profondément développé sa coopération économique et diplomatique durant la dernière décennie.

Malgré la grande discrétion sur les détails de son action, un rôle important a été attribué à la diplomatie chinoise dans le cessez-le-feu actuel et dans la tenue des pourparlers qui ont échoué entre l'Iran et les Etats-Unis au Pakistan.

Devant le prince héritier d'Abou Dhabi, Xi Jinping a indiqué que la Chine "continuerait à jouer un rôle constructif" pour la reprise des pourparlers.

Le président chinois a tenu des propos similaires à Pedro Sanchez.

La Chine et l'Espagne doivent "coopérer étroitement pour s'opposer au retour du monde à la loi de la jungle", a plaidé M. Xi.

"La Chine peut jouer un rôle important" pour la résolution du conflit et ses efforts sont "vraiment nécessaires", a estimé M. Sanchez lors d'une conférence de presse.

De son côté, le ministre russe des Affaires étrangères est arrivé mardi en Chine pour une visite de deux jours, au cours de laquelle les deux puissances se "coordonneront" selon Pékin sur les questions internationales du moment.

 


Le Pakistan s’emploie à ramener l’Iran et les États-Unis à la table des négociations, selon deux sources de haut rang

L'Iran et les États-Unis ne sont pas parvenus à conclure un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient à l'issue de pourparlers marathon qui se sont tenus à Islamabad le 12 avril 2026. (AFP)
L'Iran et les États-Unis ne sont pas parvenus à conclure un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient à l'issue de pourparlers marathon qui se sont tenus à Islamabad le 12 avril 2026. (AFP)
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  • Le président du Pakistan Shehbaz Sharif a assuré lundi que le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran "tenait" et que des efforts étaient en cours pour régler les points de blocage
  • "Le cessez-le-feu tient toujours et au moment où je parle, des efforts sont en cours pour résoudre les derniers litiges", a-t-il affirmé au cours d'une brève allocution retransmise à la télévision

ISLAMABAD: Le Pakistan cherche de nouveau à ramener l'Iran et les Etats-Unis à la table des négociations, ont confié mardi deux sources pakistanaises de haut rang à l'AFP, l'une d'elles précisant que des efforts pour prolonger le cessez-le-feu sont en cours.

"Des efforts sont en cours pour ramener les deux parties à la table des négociations. Bien sûr, nous voulons qu’elles reviennent à Islamabad, mais le lieu n’est pas encore déterminé", a déclaré la source, qui a requis l’anonymat.

Samedi, les discussions entre Washington et Téhéran, censées mettre fin à la guerre au-delà d'un cessez-le-feu de deux semaines, ont échoué.

Un second responsable, qui a également requis l'anonymat, a déclaré que des discussions étaient toujours possibles avant la fin de la période de cessez-le-feu, la semaine prochaine.

"Aucune date ni aucun lieu n’ont encore été décidés", a-t-il assuré.

"La réunion pourrait avoir lieu prochainement", a déclaré la première source, en précisant que les dates devaient encore être confirmées.

"Nous travaillons également à obtenir la prolongation du cessez-le-feu au-delà de l’échéance actuelle afin de disposer de plus de temps".

"Les ébauches écrites des demandes et des concessions ont déjà été échangées, de sorte que les deux parties sont conscientes des compromis possibles", a ajouté le responsable.

Deux jours après l'échec des pourparlers de samedi, le vice-président américain JD Vance a déclaré que les lignes rouges de Washington étaient claires et "que la balle était dans le camp des Iraniens".

L’Iran a mis en cause les exigences maximalistes de Washington, sans pour autant rejeter les efforts des dirigeants mondiaux pour ramener les deux parties à la table des négociations.

Une fragile trêve de deux semaines, conclue mercredi afin de laisser le temps de trouver un cessez-le-feu durable, a été respectée, même après l'entrée en vigueur du blocus maritime imposé par les Etats-Unis contre les ports iraniens dans le Golfe et en mer d'Oman.