Sommet du Commonwealth au Rwanda en pleine polémique sur l'expulsion de migrants

M. Johnson a défendu son plan dès jeudi au Rwanda en affirmant que "ce que les gens doivent comprendre, ce que les critiques du programme doivent comprendre, (...) c'est que le Rwanda a connu une transformation totale au cours des deux dernières décennies". (AFP)
M. Johnson a défendu son plan dès jeudi au Rwanda en affirmant que "ce que les gens doivent comprendre, ce que les critiques du programme doivent comprendre, (...) c'est que le Rwanda a connu une transformation totale au cours des deux dernières décennies". (AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 24 juin 2022

Sommet du Commonwealth au Rwanda en pleine polémique sur l'expulsion de migrants

  • Le Commonwealth compte 54 Etats membres, dont 15 royaumes, souvent anciens territoires de l'Empire britannique, et 2,6 milliards d'individus, soit un tiers de l'humanité
  • Le sommet se tiendra vendredi et samedi, mais de nombreux chefs d'Etat ou de gouvernement ont choisi de se faire représenter. Ni l'Indien Narendra Modi, ni l'Australien Anthony Albanese ne seront présents aux débats qui se tiendront à huis clos

KIGALI : Un sommet des chefs de gouvernements du Commonwealth (CHOGM) s'ouvre vendredi à Kigali en pleine polémique sur l'accord d'expulsion de migrants du Royaume-Uni vers le Rwanda, pays critiqué pour sa politique en matière de droits humains.

Le Commonwealth compte 54 Etats membres, dont 15 royaumes, souvent anciens territoires de l'Empire britannique, et 2,6 milliards d'individus, soit un tiers de l'humanité.

Le sommet se tiendra vendredi et samedi, mais de nombreux chefs d'Etat ou de gouvernement ont choisi de se faire représenter. Ni l'Indien Narendra Modi, ni l'Australien Anthony Albanese ne seront présents aux débats qui se tiendront à huis clos.

Le prince Charles, qui représente sa mère la reine Elizabeth II, cheffe du Commonwealth, effectue la première visite au Rwanda d'un membre de la famille royale.

L'héritier de la Couronne s'entretiendra avec le Premier ministre britannique Boris Johnson, porteur d'un projet de Londres d'envoyer au Rwanda des demandeurs d'asile arrivés clandestinement au Royaume-Uni.

Droits humains

Ce programme a été condamné par de nombreuses ONG de défense des droits humains et l'ONU. L'Eglise anglicane l'a qualifié d'"immoral". Le prince Charles est également opposé à ce dispositif, qu'il a qualifié en privé de "consternant".

M. Johnson a défendu son plan dès jeudi au Rwanda en affirmant que "ce que les gens doivent comprendre, ce que les critiques du programme doivent comprendre, (...) c'est que le Rwanda a connu une transformation totale au cours des deux dernières décennies".

Aucun migrant n'a pour l'instant été expulsé dans le cadre de ce programme, après que le premier avion à destination de Kigali a été bloqué à la dernière minute le 14 juin par une décision de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH).

Le gouvernement britannique a présenté mercredi au Parlement un projet de loi permettant d'outrepasser la CEDH.

En outre, les organisations de défense des droits humains ont ouvertement questionné le choix du Rwanda pour la tenue de ce sommet. En amont du CHOGM, 23 ONG de défense des droits humains ont rappelé dans une lettre ouverte leurs "graves préoccupations" à ce sujet. Elles ont jugé que le Commonwealth mettait sa crédibilité en danger en tenant son sommet à Kigali.

Parallèlement, la République démocratique du Congo a appelé à condamner le Rwanda contre son "agression" dans l'est du Congo et son soutien présumé au mouvement de rébellion M23.

Par ailleurs, le Togo et le Gabon devraient rejoindre le club des Etats membres du Commonwealth malgré l'absence -comme le Rwanda- de liens historiques avec le Royaume-Uni.

La direction de l'organisation est également un des enjeux de ce sommet. La Jamaïcaine Kamina Johnson Smith est candidate au poste de secrétaire générale face à l'actuelle titulaire du poste, la Britannico-dominiquaise Patricia Scotland, malgré une convention du Commonwealth selon laquelle le sortant doit se présenter pour un second mandat sans opposition.

Mme Smith a le soutien de Londres, qui a publiquement manifesté son opposition à la gestion de Mme Scotland.


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Short Url
  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Short Url
  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".


Un "projectile inconnu" frappe un cargo dans le détroit d'Ormuz, selon l'UKMTO

Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Short Url
  • Un cargo a été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO
  • Aucun blessé ni dégât n'a été signalé à ce stade

DUBAI: Un "projectile inconnu" a frappé un cargo dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n'a pas été précisé, a signalé à l'UKMTO avoir été "touché par un projectile inconnu", selon le communiqué de l'organisation. Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Al Khasab, de même source.