Le roi Abdallah II de Jordanie soutient l’idée d’une «Otan du Moyen-Orient»

Le roi Abdallah II de Jordanie a affirmé à la chaîne CNBC qu’il soutenait l’idée d’une alliance militaire au Moyen-Orient, conçue sur le modèle de l’Otan. (Capture d’écran, CNBC)
Le roi Abdallah II de Jordanie a affirmé à la chaîne CNBC qu’il soutenait l’idée d’une alliance militaire au Moyen-Orient, conçue sur le modèle de l’Otan. (Capture d’écran, CNBC)
Short Url
Publié le Vendredi 24 juin 2022

Le roi Abdallah II de Jordanie soutient l’idée d’une «Otan du Moyen-Orient»

  • L’alliance pourrait fonctionner à condition d’avoir un énoncé de mission clair, a estimé le roi sur la chaîne CNBC
  • Elle pourrait contribuer à relever les défis découlant de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et de l’activité déstabilisatrice de l’Iran dans la région

LONDRES: Le roi Abdallah II de Jordanie a affirmé qu’il soutenait l’idée d’une alliance militaire au Moyen-Orient, conçue sur le modèle de l’Otan.

Lors d’un entretien avec Hadley Gamble sur la chaîne CNBC, le roi a déclaré qu’une telle alliance pourrait travailler avec des pays partageant les mêmes idées, mais a souligné que sa mission devrait être claire dès le départ.

«J’aimerais que d’autres pays de la région participent à ce projet. Je serais l’une des premières personnes à soutenir une Otan du Moyen-Orient», a indiqué le roi Abdallah. «L’énoncé de mission doit être extrêmement clair. Sinon, tout le monde sera perdu», a-t-il ajouté.

Le roi a précisé qu’il considérait déjà son pays comme un «partenaire» de l’Otan, la Jordanie ayant travaillé en étroite collaboration avec l’organisation et ses troupes ayant combattu «côte à côte» avec les forces de l’Otan par le passé.

Outre la coopération sécuritaire et militaire, une alliance plus étroite au Moyen-Orient pourrait aider à relever les défis découlant de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, notamment en ce qui concerne les prix de l’énergie et des matières premières, a estimé le roi. «Nous nous réunissons tous et nous nous demandons: “comment pouvons-nous nous entraider?”, ce qui est, je pense, très inhabituel pour la région», a-t-il déclaré.

«Si je vais bien et que vous n’allez pas bien, c’est moi qui vais finir par en payer le prix. J’espère que vous verrez en 2022 une nouvelle dynamique dans la région où nous nous demandons:“Comment nous connecter les uns aux autres et travailler les uns avec les autres ?”»

Le roi a également évoqué la menace déstabilisatrice que représente l’Iran pour la sécurité de la région et pour la crise israélo-palestinienne. Deux dossiers susceptibles de perturber les projets de développement dans la région.

«S’ils ne se parlent pas, cela crée des insécurités et une instabilité dans la région qui affectera les projets régionaux. Personne ne veut de guerre, personne ne veut de conflit», a-t-il lancé, ajoutant qu’il restait à voir si les pays de la région pouvaient œuvrer à la réalisation d’une vision où “la prospérité est la règle du jeu”.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.