Rome tente de mettre de l'ordre dans la jungle des trottinettes

Le nombre d'accidents et de quasi-accidents impliquant ces deux-roues a incité les autorités de Rome à imposer un peu d'ordre sur un marché de la location qui a commencé il y a deux ans et qui est en plein essor. (Photo : Alberto PIZZOLI / AFP)
Le nombre d'accidents et de quasi-accidents impliquant ces deux-roues a incité les autorités de Rome à imposer un peu d'ordre sur un marché de la location qui a commencé il y a deux ans et qui est en plein essor. (Photo : Alberto PIZZOLI / AFP)
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Publié le Samedi 25 juin 2022

Rome tente de mettre de l'ordre dans la jungle des trottinettes

  • Rome compte sept compagnies de location agréées pour un parc total de 14 500 trottinettes en libre-service
  • Selon un projet de nouveau règlement qui devrait entrer en vigueur en janvier 2023, Rome entend réserver la location des trottinettes aux majeurs avec obligation d'inscription au moyen d'une carte d'identité

ROME : A Rome, les trottinettes électriques se sont mêlées aux mythiques Vespa, symboles d'une douceur de vivre aujourd'hui révolue: quand elles ne serpentent pas dangereusement dans le trafic déjà chaotique de la Cité éternelle, elles sont abandonnées sur les trottoirs, et les autorités ont décidé de sévir.

Une nuit de juin, deux jeunes touristes américains en goguette ont dévalé en trottinette le célèbre escalier de la Place d'Espagne, abîmant plusieurs marches de ce chef-d'œuvre du XVIIIe siècle pour un préjudice estimé à plus de 25 000 euros.

Les caméras de surveillance de la ville ayant immortalisé leur forfait, ils ont été identifiés et se sont vu infliger une amende de 400 euros chacun. Cette anecdote illustre le fonctionnement anarchique des trottinettes dans la capitale italienne comme dans d'autres grandes villes du monde.

Rome compte sept compagnies de location agréées pour un parc total de 14 500 trottinettes en libre-service. Pour les activer, une simple application sur téléphone portable suffit. Le prix? 1 euro au déverrouillage pour tous et puis de 15 à 25 centimes par minute selon la compagnie.

Dans une ville dont les transports publics sont notoirement déficients, elles sont devenues incontournables pour les touristes, les jeunes mais aussi certains actifs qui courent après le temps.

Pour autant, la cohabitation sur la route est tendue dans une capitale dotée de plus de 240 km de pistes cyclables, mais peu en propre, souvent mal entretenues et quasi inexistantes dans le centre historique.

"Elles te coupent la route, passent à droite, à gauche, se coincent devant nous en risquant de se faire écraser. Il faut revoir la réglementation", estime Paolo Facioni, 59 ans, conducteur de bus pour l'ATAC, la régie des transports de Rome.

"C'est un vrai désastre", abonde Gianni Ranucci, conducteur de taxi de 56 ans. "Un désastre pour le trafic, un désastre pour les gens, même pour la sécurité des voitures et des personnes (...). Et puis ceux qui conduisent sont aussi inconscients, ils se croient dans un jeu vidéo".

Parkings dédiés

Pressée par les médias et les administrés excédés, la mairie de Rome a décider de serrer la vis. Selon un projet de nouveau règlement qui devrait entrer en vigueur en janvier 2023, Rome entend réserver la location des trottinettes aux majeurs avec obligation d'inscription au moyen d'une carte d'identité. Les autorités veulent aussi réduire le nombre d'opérateurs à trois et limiter la vitesse à 20 km/h, contre 25 actuellement.

Sur la Piazza Venezia, en plein cœur de Rome, dans le trafic tumultueux de l'heure de pointe sous un soleil de plomb, Mariano Giorgi, 60 ans, explique être un usager habituel de la trottinette en invoquant des motifs de sécurité et d'écologie.

"20 km/h, c'est trop lent parce qu'on risque de se faire renverser", affirme-t-il, en costume et lunettes de soleil. Contrairement à la majorité des utilisateurs, dont certains n'hésitent pas à monter à deux sur une trottinette, lui porte un casque.

Il emprunte une trottinette chaque jour pour aller travailler. "J'habite dans le centre-ville et elles sont très utiles, sinon je serais obligé de prendre la voiture et de polluer beaucoup plus", argumente-t-il en espérant que le nouveau règlement ne voie jamais le jour. "Ça doit être pratique pour être utile, si ce n'est pas pratique, je ne la prends plus !".

La police municipale de Rome enregistre en moyenne 15 accidents par mois liés aux trottinettes. Le 9 mai, un homme de 24 ans est mort dans une collision avec une voiture. D'après le Codacons, association italienne pour la protection des consommateurs, cet accident porte à 17 le nombre de morts sur les trottinettes en Italie depuis leur introduction, dont quatre cette année. L'association demande plus de sécurité sur ce moyen de transport.

Même les compagnies cherchent à mettre de l'ordre. Bird, un des opérateurs, ne fait pas exception. Depuis le 13 juin, les utilisateurs doivent se garer correctement dans des parkings dédiés.

Le département chargé de la mobilité de Rome a affirmé à l'AFP que la mairie entendait faire en sorte que l'utilisation des trottinettes devienne un vrai moyen intégré au transport en commun, en limitant leur usage ludique.


Washington prévoit d'envoyer un nouveau porte-avions au Moyen-Orient dans les prochaines semaines 

Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain. (AFP)
Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain. (AFP)
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  • L'organisation a précisé mercredi que le Theodore Roosevelt et son escorte quitteront leur port d'attache de San Diego, en Californie, "dans les prochaines semaines" afin de "relayer le George Washington" arrivé dans la région depuis une semaine
  • Ce dernier avait lui-même remplacé le porte-avions Abraham Lincoln, dont la mission de très longue durée - plus de huit mois en mer sans escale - a fait émerger des critiques sur les conditions de vie à bord et la santé mentale de l'équipage

WASHINGTON: Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain.

L'organisation a précisé mercredi que le Theodore Roosevelt et son escorte quitteront leur port d'attache de San Diego, en Californie, "dans les prochaines semaines" afin de "relayer le George Washington" arrivé dans la région depuis une semaine.

Ce dernier avait lui-même remplacé le porte-avions Abraham Lincoln, dont la mission de très longue durée - plus de huit mois en mer sans escale - a fait émerger des critiques sur les conditions de vie à bord et la santé mentale de l'équipage.

Selon un haut responsable de la marine américaine cité par l'Institut naval américain, le déploiement du Theodore Roosevelt durera "plus de sept mois". "Leur commandement leur fait tabler sur huit mois", a-t-il encore déclaré.

Contacté par l'AFP, le Pentagone n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

Le porte-avions Abraham Lincoln et ses quelque 5.000 marins s'apprêtent enfin à toucher terre, en Thaïlande, a indiqué la marine thaïlandaise à l'AFP jeudi. Cette escale est attendue du 2 au 6 septembre, selon des médias locaux.

Le bâtiment avait quitté San Diego le 21 novembre 2025 pour une mission en mer de Chine méridionale et avait été redirigé vers le Moyen-Orient avant que les Etats-Unis et Israël lancent leur offensive conjointe contre l'Iran le 28 février.


Emmanuel Macron rencontrera Andy Burnham à Londres la semaine prochaine

Le président français Emmanuel Macron attend l’arrivée du prince héritier d’Arabie saoudite pour une rencontre au palais de l’Élysée à Paris, le 24 août 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron attend l’arrivée du prince héritier d’Arabie saoudite pour une rencontre au palais de l’Élysée à Paris, le 24 août 2026. (AFP)
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  • Emmanuel Macron se rendra à Londres la semaine prochaine et sera reçu à Downing Street par le Premier ministre britannique Andy Burnham
  • Cette visite intervient avant l’exposition de la tapisserie de Bayeux au British Museum et dans un contexte de rapprochement entre Londres et l’UE sur l’Ukraine

LONDRES: Emmanuel Macron se rendra à Londres la semaine prochaine pour une visite au cours de laquelle le président français sera reçu à Downing Street par le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham, a indiqué jeudi à l'AFP une source gouvernementale britannique.

Cette visite intervient à quelques jours de l'ouverture de l'exposition exceptionnelle de la tapisserie de Bayeux, prêtée au British Museum à Londres, projet dans lequel Emmanuel Macron s'est beaucoup investi.

Le président français est le deuxième dirigeant étranger, et le premier d'un pays de l'Union européenne (UE), à être reçu par le chef du gouvernement travailliste depuis son accession au pouvoir le 20 juillet, après son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky fin juillet.

MM. Macron et Burnham ont co-présidé cette semaine, avec le chancelier allemand Friedrich Merz, une réunion de la coalition des volontaires pour l'Ukraine.

Le chef de l'Etat français y a participé en visioconférence, tandis que le Premier ministre britannique s'est rendu à Kiev, pour son premier déplacement à l'étranger.

A cette occasion, il a notamment rencontré le président du Conseil européen, Antonio Costa, à qui il a affirmé que le Royaume-Uni devait faire preuve de "plus d'audace" pour se rapprocher de l'UE, selon un compte-rendu de leur entretien publié par Downing Street.


Washington désigne le groupe Palestine Action comme «organisation terroriste étrangère»

"Le terrorisme d'extrême gauche représente une menace grave pour les Etats-Unis et l'Occident dans son ensemble", a déclaré sur X le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio. (AFP)
"Le terrorisme d'extrême gauche représente une menace grave pour les Etats-Unis et l'Occident dans son ensemble", a déclaré sur X le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio. (AFP)
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  • L'organisation propalestinienne Palestine Action est accusée d'avoir "apporté une aide substantielle (...) à un acte de terrorisme ou en faveur de celui-ci", a rapporté dans un communiqué le département du Trésor
  • L'entité italienne visée est Autistici/Inventati (Collectif A/I), que Washington considère comme "un groupe extrémiste qui met en place et gère l'infrastructure numérique de cellules Antifa violentes et d'autres militants à travers le monde

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont désigné mercredi comme "organisations terroristes" le groupe Palestine Action, basé au Royaume-Uni, ainsi qu'un groupe italien d'extrême gauche, dans le cadre d'une offensive de l'administration Trump contre les mouvements extrémistes de gauche.

"Le terrorisme d'extrême gauche représente une menace grave pour les Etats-Unis et l'Occident dans son ensemble", a déclaré sur X le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio.

"Nous utiliserons tous les moyens et toutes les prérogatives dont nous disposons pour lutter contre le terrorisme et protéger notre mode de vie contre la coercition terroriste", a-t-il ajouté.

L'organisation propalestinienne Palestine Action est accusée d'avoir "apporté une aide substantielle (...) à un acte de terrorisme ou en faveur de celui-ci", a rapporté dans un communiqué le département du Trésor.

L'entité italienne visée est Autistici/Inventati (Collectif A/I), que Washington considère comme "un groupe extrémiste qui met en place et gère l'infrastructure numérique de cellules Antifa violentes et d'autres militants d'extrême gauche à travers le monde", selon un autre communiqué du département d'Etat.

"Ces outils sont spécifiquement conçus pour faciliter les activités des réseaux terroristes d'extrême gauche, et permettent à ces derniers de s'organiser, recruter, communiquer, diffuser de la propagande, partager des informations sur leurs cibles et des tactiques, et mener des attaques violentes – tout en restant anonymes, intraçables", est-il reproché.

Le département d'Etat affirme aussi que les "cellules anarchistes responsables des actes de sabotage commis contre les réseaux ferroviaires en France, en Italie, en Allemagne et aux Pays-Bas en 2026 ont utilisé les outils et services du collectif A/I pour revendiquer ces attaques, publier des communiqués officiels et diffuser des manuels expliquant comment fabriquer des engins incendiaires de fortune pour les voies ferrées et d'autres infrastructures critiques".

Liberté d'expression 

Au Royaume-Uni, le groupe Palestine Action a été déclaré "terroriste" par le gouvernement travailliste en 2025 après des actes de vandalisme commis par ses militants, notamment sur une base de la Royal Air Force et une attaque à Bristol contre un site de l'entreprise d'armement israélienne Elbit Systems.

La mesure, qui entraîne son interdiction, a déclenché des manifestations d'ampleur et est contestée devant la justice.

"Le fait que Trump s'inspire désormais de la répression exercée par la Grande-Bretagne à l'encontre du mouvement pour la liberté des Palestiniens montre à quel point cette interdiction est dangereuse et devrait servir de signal d'alarme à tous ceux qui ont à cœur la liberté d'expression et les libertés civiles", a réagi Huda Ammori, co-fondatrice de Palestine Action.

Elle a appelé le nouveau Premier ministre britannique, Andy Burnham, à lever cette interdiction qui représente une "attaque sans précédent contre la liberté d'expression en Grande-Bretagne".

Créé en 2020, Palestine Action a gagné en visibilité après le début de la guerre dans la bande de Gaza, provoquée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.

Les sanctions américaines impliquent pour les organisations visées un gel des avoirs éventuellement détenus aux Etats-Unis. Les entreprises et citoyens américains ont interdiction de commercer avec elles, sous peine d'être à leur tour sanctionnés.

Mi-juillet, les Etats-Unis ont accueilli une conférence internationale sur "la résurgence du terrorisme politique", visant notamment le mouvement Antifa, pour "antifasciste". Il s'agit d'un mouvement nébuleux d'activistes de gauche qui, selon les experts, relève davantage d'une idéologie politique que d'un groupe organisé.

Dans un récent rapport sur l'antiterrorisme, l'administration Trump a défini trois principales "menaces" contre la première puissance mondiale: "les narcoterroristes et les gangs internationaux", les "terroristes islamistes historiques" et les "extrémistes violents de gauche, y compris les anarchistes et les antifascistes".

Les détracteurs de l'administration Trump relèvent que la violence d'extrême gauche reste historiquement bien en-deçà de celle de l'extrême droite.