Police jordanienne: Le tueur d'une étudiante met fin à sa propre vie

Le tueur de l'étudiante universitaire jordanienne Iman Ersheid s'est tiré une balle après avoir été cerné par la police et se trouve désormais en état de mort clinique (Photo fournie).
Le tueur de l'étudiante universitaire jordanienne Iman Ersheid s'est tiré une balle après avoir été cerné par la police et se trouve désormais en état de mort clinique (Photo fournie).
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Publié le Lundi 27 juin 2022

Police jordanienne: Le tueur d'une étudiante met fin à sa propre vie

  • Ersheid, 18 ans, était étudiante en soins infirmiers à l'Université des sciences appliquées dans le quartier de Shafa Badran, à Amman
  • Elle a été tuée sur le campus après avoir passé un examen

AMMAN: Dimanche, le tueur d'une étudiante s'est tiré une balle après avoir été cerné par la police et a ensuite été déclaré cliniquement mort.

Oday Khaled Abdallah Hassan (né en 1985) a tué Iman Ersheid, 18 ans, étudiante en soins infirmiers, sur son campus universitaire, jeudi dernier. Elle aurait été touchée de cinq balles en sortant d'une salle d'examen.

Ersheid poursuivait ses études à l'Université des sciences appliquées, dans le quartier de Shafa Badran, à Amman. Elle a été enterrée vendredi dans la ville d'Irbid, au nord du pays.

La tentative de suicide de Hassan dans la ville de Balama a tiré le rideau sur l'un des crimes les plus haineux qui aient secoué la société jordanienne.

La police a déclaré dans un communiqué que les forces de sécurité avaient localisé le tueur à Balama, au nord de Zarqa. Lorsque le site a été encerclé, il s'est avéré que le tueur était armé.

Les policiers ont tenté de convaincre le fugitif de se rendre, mais il les a surpris en se tirant une balle.

Les forces de sécurité avaient immédiatement fait irruption sur le site et encerclé le tueur, qui a pointé l'arme sur sa tête. Il a refusé de se rendre et a menacé de se suicider, a affirmé la police.

Il a refusé de négocier avec les forces de sécurité et s'est tiré une balle sur le côté droit de la tête, selon le premier rapport médical.

Hassan a perdu connaissance pendant qu'on l'emmenait à l'hôpital et a ensuite été déclaré cliniquement mort. 

D'après le communiqué de la police, le département de la sécurité et des renseignements est entré en action dès qu'il a reçu le rapport de police.

Le directeur de la sécurité publique a ordonné la formation d'une équipe d'enquête comprenant toutes les unités spécialisées, chargée de travailler 24h24 sous sa supervision directe.

Hassan avait fui le lieu du crime directement après avoir tiré sur l'étudiante, mais les investigations ont permis à la police de connaître son identité ainsi que son lieu de résidence.

Les opérations de recherche se sont poursuivies après l'incident, jusqu'à ce que le lieu où se trouvait le tueur ait été localisé et perquisitionné par une équipe spéciale de la police, indique le communiqué.

La Direction de la sécurité publique a présenté ses sincères condoléances à la famille d'Ersheid, à ses collègues et à la société jordanienne, en rappelant que «tout criminel serait poursuivi en justice».

Elle a également incité les gens à ne pas publier d'informations non fiables sur le crime et à ne pas rediffuser ce qui circulait sur les médias sociaux – sauf si cela provenait des autorités officielles –, surtout qu'une grande partie de ce qui avait été publié était erronée et contribuait à la propagation de rumeurs.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
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  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.

 


Liban: nouvelle frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth

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  • L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth
  • Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan

BEYROUTH: L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et les images de l'AFPTV.

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.