«Inimaginable»: quand l'Autriche renoue avec le charbon

Le logo de GCA (Gas Connect Austria) et TAG (Trans Austria Gas pipelines) sur l'un des plus grands hubs d'interconnexion gazière d'Europe en Autriche (Photo, AFP).
Le logo de GCA (Gas Connect Austria) et TAG (Trans Austria Gas pipelines) sur l'un des plus grands hubs d'interconnexion gazière d'Europe en Autriche (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 28 juin 2022

«Inimaginable»: quand l'Autriche renoue avec le charbon

  • Au milieu d'un paysage bucolique, parsemé de champs de maïs et de citrouilles, avec au loin la ville de Graz, se dresse la cheminée blanche et rouge
  • De l'Allemagne aux Pays-Bas, le charbon, en net déclin en Europe au nom de la lutte contre le changement climatique, connaît un regain d'intérêt devant la baisse des livraisons de gaz russe

MELLACH, Autriche : Les derniers morceaux de charbon ont quitté la centrale il y a quelques mois à peine. Il va falloir désormais en racheter: face au gaz russe qui manque, le gouvernement autrichien a décidé de rouvrir le site.

«Jamais je n'aurais imaginé que nous redémarrerions l'usine», confie Peter Probst, soudeur de 55 ans, encore sous le choc de l'annonce. «C'est vraiment triste d'être aussi dépendant du gaz», souffle-t-il lors d'une visite des lieux, dans la commune de Fernitz-Mellach (sud).

Il montre un vaste terrain vide. De petits moineaux sautillent dans des flaques, vestiges d'un orage de la veille, des fleurs jaunes apparaissent çà et là.

Avant la fermeture au printemps 2020, tout un symbole pour un pays visant 100% d'électricité d'origine renouvelable d'ici 2030, 450.000 tonnes de charbon y étaient stockées.

Au milieu d'un paysage bucolique, parsemé de champs de maïs et de citrouilles, avec au loin la ville de Graz, se dresse la cheminée blanche et rouge.

A l'intérieur, les murs sont noirs, la poussière reste accrochée aux portes et aux rambardes. Les araignées ont pris leurs aises, tissant leurs toiles sur les convoyeurs à bande auparavant utilisés pour transporter le charbon.

Si les autres centrales d'Autriche ont déjà été démantelées, celle-ci est quasi intacte et peut être prête dans «quatre mois environ», selon Christof Kurzmann-Friedl, responsable du site exploité par le fournisseur Verbund.

Juste à temps pour aborder l'hiver.

- Solution d'urgence -

De l'Allemagne aux Pays-Bas, le charbon, en net déclin en Europe au nom de la lutte contre le changement climatique, connaît un regain d'intérêt devant la baisse des livraisons de gaz russe et le risque de pénurie en Europe.

Une tendance qui suscite l'inquiétude des défenseurs de l'environnement.

Dans le cas de l'Autriche, il s'agit d'une mesure qui ne sera mise en oeuvre qu'en cas «d'urgence», a rappelé lundi devant la presse étrangère le chancelier conservateur Karl Nehammer, une semaine après avoir pris cette décision en concertation avec ses partenaires écologistes.

«Cela montre à quel point nous vivons une période extraordinaire», a-t-il justifié.

En cas de problème d'approvisionnement, cette centrale d'une puissance de 230 mégawatts prendrait le relais de l'usine adjacente fonctionnant au gaz, qui fournit actuellement du chauffage aux 300.000 habitants de Graz, explique M. Kurzmann-Friedl.

Il prévient cependant que la tâche ne sera pas facile.

Il faut d'abord «moderniser» le site, embaucher du personnel supplémentaire «doté du savoir-faire» et surtout trouver suffisamment de charbon.

Celui-ci venait en général du bassin minier de Silésie, en Pologne, mais «maintenant il faudra se le procurer» dans des contrées plus lointaines et à un prix bien plus élevé qu'en 2020, prévient le responsable.

Dans l'opposition, les critiques ont fusé, les sociaux-démocrates fustigeant «un acte de désespoir des Verts».

«La prochaine étape sera-t-elle la réactivation de Zwentendorf», ont ironisé les partis, en référence à l'unique centrale nucléaire du pays, qui devait entrer en service en 1978.

Finalement, l'Autriche a interdit l'atome et elle n'a jamais fonctionné.


Une vingtaine de blessés après qu'un homme a pulvérisé une substance dans un centre commercial de Tokyo

Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
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  • A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue
  • En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment

TOKYO: Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers.

Le porte-parole de la police de Tokyo, Yusuke Koide, a expliqué à l'AFP qu'un homme avait pulvérisé une substance près d'un distributeur automatique au rez-de-chaussée du bâtiment, tandis qu'un responsable local des pompiers a précisé qu'une "vingtaine de personnes ont été blessées" après un signalement faisant état d'une "odeur" dans ce quartier très touristique.

A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue.

En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment.

"Pour le moment, 19 personnes ont été transportées à l'hôpital", a dit aux journalistes le responsable des pompiers, Ryosuke Kobayashi.

Un journaliste de l'AFP sur place a vu deux personnes sur des brancards être installées dans une ambulance, tandis que des pompiers et des responsables vêtus de combinaisons de protection chimique faisaient sortir des personnes du centre commercial pour les examiner dans des véhicules spécialisés.

"Ma gorge me grattait" 

"Quand je suis arrivée, l'agitation avait déjà commencé, et j'ai pensé qu'il y avait peut-être eu un petit incendie ou quelque chose comme ça. Une fois entrée dans le coin des distributeurs, ma gorge me grattait, presque engourdie", a témoigné auprès de la chaine de télévision NHK une femme de 70 ans qui se trouvait dans le centre commercial.

NHK a indiqué que les blessures semblaient légères.

Selon une source proche de l'enquête citée par NHK, la substance pulvérisée contiendrait de la capsaïcine, un composant actif du piment qui provoque une sensation de brûlure.

L'enquête de police a rapidement débuté, a déclaré un officier des pompiers présent sur les lieux, sans donner plus de détails.

La capitale japonaise reste marquée par l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, perpétrée en mars 1995 par la secte Aum et qui avait fait 14 morts et plus de 5.800 blessés.

Le 20 mars 1995, vers 08H00 du matin, cinq disciples de la secte Aum ont quasi simultanément déposé des sacs en plastique remplis de ce gaz liquéfié, un virulent agent neurotoxique, dans des rames de métro de différentes lignes avant de les percer avec la pointe d'un parapluie et de s'enfuir.

La criminalité violente est relativement rare au Japon, qui affiche un faible taux d'homicides, et ses lois sur les armes à feu sont parmi les plus strictes au monde.

Cependant, des attaques au couteau et même des fusillades se produisent occasionnellement, comme lors de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe en juillet 2022.

En décembre dernier, quatorze personnes ont été blessées lors d'une attaque au couteau dans une usine du centre du Japon, au cours de laquelle un liquide non spécifié avait également été pulvérisé.


Le chef de l'armée pakistanaise Munir est en Chine avec le Premier ministre Sharif 

Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
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  • Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois
  • M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran

ISLAMABAD: Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi.

M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran.

La Chine a déclaré vouloir travailler avec le Pakistan afin de "contribuer de manière positive au rétablissement rapide de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient".

Shehbaz Sharif a commencé samedi sa visite officielle en Chine dans la ville de Hangzhou, dans la province du Zhejiang (est).

Le Pakistan multiplie ses efforts de médiation dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le pays avait accueilli en avril des pourparlers historiques en face-à-face qui n’ont pas abouti à un accord durable.

La Chine joue un rôle plus discret, facilitant des appels téléphoniques et des réunions avec des responsables des pays du Golfe concernés.

S’adressant aux dirigeants chinois à Pékin aux côtés de M. Munir, M. Sharif a déclaré que "le monde traverse un moment critique", selon les images de la télévision pakistanaise PTV.

"Le Pakistan a joué un rôle sincère de médiation entre les États-Unis et l’Iran. Le maréchal (Munir) était à Téhéran et ne voulait pas manquer cette grande visite", a-t-il ajouté.

"Les choses vont dans la bonne direction. Je voudrais remercier la Chine pour son soutien à la promotion de la paix", a-t-il encore déclaré.


Pakistan: un accident de bus fait 17 morts et 10 blessés

Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
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  • Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement
  • "Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique

PESHAWAR: Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités.

L'accident s'est produit lorsqu'un bus de passagers reliant le district de Swat à Peshawar, dans le nord du pays, a subi une panne mécanique et s'est arrêté sur le bord de la route.

Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement.

"Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique.

Muhammad Ali, un médecin d'un hôpital local accueillant les victimes, a également confirmé le bilan.

De nombreux passagers rentraient chez eux à l'approche de l'Aïd, l'une des fêtes religieuses les plus importantes du calendrier musulman.