Fébrilité diplomatique avant la visite du président américain au Moyen-Orient

On aperçoit le reflet de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans les lunettes de soleil du président américain, Joe Biden, lors de la première journée du sommet des dirigeants du G7 en Allemagne, le dimanche 26 juin 2022. (AP)
On aperçoit le reflet de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans les lunettes de soleil du président américain, Joe Biden, lors de la première journée du sommet des dirigeants du G7 en Allemagne, le dimanche 26 juin 2022. (AP)
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Publié le Mardi 28 juin 2022

Fébrilité diplomatique avant la visite du président américain au Moyen-Orient

  • L’objectif est de favoriser une coopération plus étroite dans des domaines comme la sécurité, l’énergie propre ainsi que la sécurité alimentaire et hydrique
  • Les nouvelles mesures sont intervenues après que le roi Abdallah de Jordanie a soutenu l’idée de la formation d’une alliance de défense semblable à l’Otan pour le Moyen-Orient

DJEDDAH: Quatre pays arabes, les États-Unis et Israël ont décidé lundi de renforcer leurs relations et de tenir des réunions annuelles des ministres des Affaires étrangères dans le cadre des activités diplomatiques qui précédaient la première visite du président américain, Joe Biden, au Moyen-Orient.
Les Émirats arabes unis, l’Égypte, le Maroc et Bahreïn ont pris part aux pourparlers des six pays lundi à Manama, après un sommet organisé dans le désert du Néguev au mois de mars. L’objectif est de favoriser une coopération plus étroite dans des domaines comme la sécurité, l’énergie propre et la sécurité alimentaire et hydrique.
Dans une déclaration commune, le groupe exprime son soutien à un règlement négocié du conflit palestino-israélien. Les ministres des Affaires étrangères des six pays devraient se rencontrer tous les ans. D’autres discussions devraient par ailleurs se tenir cette année.

En bref

Les ministres des Affaires étrangères des six pays devraient se rencontrer tous les ans.

D’autres discussions devraient d’ailleurs se tenir cette année.
«Nous essayons de mettre en place un nouveau cadre régional et des initiatives tangibles susceptibles de donner vie au forum du Néguev», a déclaré Yael Lempert, responsable du département d’État américain. «Cette approche très holistique est destinée à mettre en place une nouvelle architecture capable d’obtenir des résultats véritablement significatifs.»
Les nouvelles mesures sont intervenues après que le roi Abdallah de Jordanie a soutenu l’idée de la formation d’une alliance de défense semblable à l’Otan pour le Moyen-Orient et avant que le président américain Biden ne se rende en Israël, en Cisjordanie occupée et en Arabie saoudite, du 13 au 16 juillet.
Dans le cadre d’une série de visites officielles organisées la semaine dernière, le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, s’est rendu en Jordanie, en Égypte et en Turquie, le Premier ministre irakien a visité l’Arabie saoudite et l’Iran, alors que l’émir du Qatar s’est rendu au Caire pour la première fois depuis sept ans.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.