L'Egypte condamne à mort 10 jihadistes

Cette photo prise le 28 décembre 2018 montre un bus touristique qui a été attaqué en train d'être remorqué loin des lieux, dans la province de Gizeh au sud de la capitale égyptienne Le Caire. (AFP).
Cette photo prise le 28 décembre 2018 montre un bus touristique qui a été attaqué en train d'être remorqué loin des lieux, dans la province de Gizeh au sud de la capitale égyptienne Le Caire. (AFP).
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Publié le Mercredi 29 juin 2022

L'Egypte condamne à mort 10 jihadistes

  • L'Egypte avait procédé en 2021 au troisième plus grand nombre d'exécutions au monde
  • Depuis 2013, l'Egypte dirigée par Abdel Fattah al-Sissi a condamné des centaines de jihadistes, d'islamistes ou d'opposants à la peine capitale

LE CAIRE: La justice égyptienne a condamné à mort 10 jihadistes pour "terrorisme", a affirmé mardi une source judiciaire à l'AFP, un procès critiqué par Amnesty International.

L'Egypte avait procédé en 2021 au troisième plus grand nombre d'exécutions au monde, selon Amnesty qui a qualifié dans un communiqué publié mardi le procès de ces jihadistes "d'insulte à la justice" en raison de "procédures manifestement iniques".

Tous les condamnés mardi, accusés d'être liés au groupe jihadiste connu sous le nom des "brigades de Helwan", ont été reconnus coupables d'actes de "terrorisme" et d'avoir notamment "ouvert le feu sur un véhicule de police" pour des faits remontant entre 2013 et 2015, selon la source judiciaire.

Dans la même affaire, 205 personnes ont été condamnées mardi à des peines de prison allant de 10 ans à la perpétuité.

Après le renversement par l'armée en 2013 du président islamiste Mohamed Morsi, les attaques contre forces de sécurité et représentants de l'Etat s'étaient multipliées. Elles se sont concentrées dans la péninsule du Sinaï, où une insurrection est aujourd'hui en perte de vitesse.

Depuis 2013, l'Egypte dirigée par Abdel Fattah al-Sissi a condamné des centaines de jihadistes, d'islamistes ou d'opposants à la peine capitale, souvent lors de procès de masse condamnés par la communauté internationale.

Avec plus de 60.000 détenus d'opinion selon des ONG, ce pays est régulièrement montré du doigt pour son bilan des droits humains, "catastrophique" selon Amnesty.

"Il s'agit d'un procès de masse réunissant plus de 200 personnes", a ajouté Amna Guellali, directrice régionale adjointe de l'ONG, citée dans le communiqué d'Amnesty;

"Les autorités doivent annuler le verdict et ordonner la libération des détenus, dont la plupart sont en détention provisoire depuis plus de deux ans, en violation de la loi égyptienne", ajoute l'organisation de défense des droits humains.

M. Sissi insiste de son côté sur le fait que l'éducation, la santé ou l'électricité sont des droits plus nécessaires que celui, par exemple, de rassemblement, quasiment interdit dans le pays.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.