Un groupe de défense des droits de l’homme appelle à la libération des détracteurs de la mauvaise gestion de la pandémie en Iran

Human Rights Watch (HRW) appelle à leur libération dans un contexte de répression plus large de l’activisme politique, menée par le régime de Téhéran. (Photo, AFP)
Human Rights Watch (HRW) appelle à leur libération dans un contexte de répression plus large de l’activisme politique, menée par le régime de Téhéran. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 30 juin 2022

Un groupe de défense des droits de l’homme appelle à la libération des détracteurs de la mauvaise gestion de la pandémie en Iran

Human Rights Watch (HRW) appelle à leur libération dans un contexte de répression plus large de l’activisme politique, menée par le régime de Téhéran. (Photo, AFP)
  • Cinq militants risquent jusqu’à quatre ans de prison pour avoir exercé leurs droits constitutionnels
  • Bien que le pays compte plus de 140 000 décès liés à la Covid-19, les autorités iraniennes ont d’abord interdit l’achat de vaccins produits aux États-Unis et en Grande-Bretagne

LONDRES: Les autorités iraniennes sont soumises aux pressions d’une importante ONG de défense des droits de l’homme pour annuler la condamnation de cinq militants qui risquent jusqu’à quatre ans de prison pour avoir déposé une plainte contre la gestion par le gouvernement de la pandémie de Covid-19.

Mehdi Mahmoudian et Mostafa Nili ont été condamnés à quatre ans de prison chacun, et ont été interdits de paraître dans les médias pendant deux ans, tandis qu’Arash Keykhosravi, Mohammedreza Faghili et Maryan Afrafaraz ont été condamnés respectivement à des peines de deux ans, d’un an et de quatre-vingt-quinze jours.

Human Rights Watch (HRW) appelle à leur libération dans un contexte de répression plus large de l’activisme politique, menée par le régime de Téhéran.

Tara Sepehri Far, chercheuse sur l’Iran à HRW, estime que «le fait d’emprisonner des défenseurs des droits de l’homme pour avoir tenté de tenir le gouvernement pour responsable de sa gestion lamentable de la crise de la Covid-19 n’est malheureusement pas surprenant en Iran».

«Les autorités judiciaires iraniennes semblent plus soucieuses de protéger l’État de tout contrôle que de rendre justice aux gens ordinaires.»

Ces condamnations font suite à l’arrestation, en août 2021, de sept défenseurs des droits de l’homme, dont quatre sont des avocats, alors qu’ils se préparaient à déposer une plainte devant le tribunal en vertu du droit iranien pour dénoncer la mauvaise gestion de la réponse des autorités à la pandémie.

D’après l’article 34 de la Constitution iranienne, «le recours à la justice est un droit incontestable pour tout individu, et toute personne peut saisir les tribunaux compétents pour demander justice». De même, selon les articles 170 et 173, tout citoyen a le droit de porter plainte devant un tribunal lorsque les décrets et règlements gouvernementaux sont contraires aux lois et aux règlements islamiques.

Le groupe de travail national chargé de la lutte contre la pandémie a été spécifiquement identifié dans leur plainte, le ministre de la Santé et d’autres fonctionnaires étant également soumis à un contrôle de la part des militants.

Parmi les sept personnes arrêtées figuraient les avocats Leila Heydari et Mohammed Hadi Erfanian, qui ont tous les deux été libérés sans inculpation après quelques heures. Quant aux autres, ils ont notamment été accusés de «création d’un groupe illégal» et de «propagande contre l’État».

Mehdi Mahmoudian purge déjà une peine de quatre ans de prison à laquelle il a été condamné pour ce que HRW qualifie d’accusations «politiquement motivées» de «propagande contre l’État» et de «rassemblement et collusion pour agir contre la sécurité nationale».

Il a été inculpé pour son soutien aux victimes de la répression d’État, notamment pour avoir appelé à une veillée en hommage aux victimes de l’attentat perpétré par les Gardiens de la révolution iranienne contre le vol 752 de la compagnie Ukraine International Airlines en janvier 2020.

«Les défenseurs des droits de l’homme en Iran devraient pouvoir mener leurs activités pacifiques sans craindre les représailles de l’État», a ajouté Mme Sepehri Far. 

Bien que le pays compte plus de 140 000 décès liés à la Covid-19, les autorités iraniennes ont d’abord interdit l’achat de vaccins produits aux États-Unis et en Grande-Bretagne, choisissant plutôt de donner la priorité à la production d’un vaccin national et de la promouvoir grâce à d’importantes ressources gouvernementales.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Iran jure de continuer à riposter aux frappes américaines

Cette capture d'écran, réalisée le 23 juillet 2026 à partir d'une séquence vidéo diffusée par le Commandement central américain (CENTCOM) le 22 juillet 2026, montre les forces américaines en train de lancer ce que l'armée qualifie de frappes de précision contre l'Iran pour la douzième nuit consécutive. (AFP)
Cette capture d'écran, réalisée le 23 juillet 2026 à partir d'une séquence vidéo diffusée par le Commandement central américain (CENTCOM) le 22 juillet 2026, montre les forces américaines en train de lancer ce que l'armée qualifie de frappes de précision contre l'Iran pour la douzième nuit consécutive. (AFP)
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  • Après une douzième nuit consécutive d'hostilités, l'armée iranienne a juré qu'elle poursuivrait ses "représailles", "tant que les attaques américaines contre les infrastructures et les zones côtières du pays perdureront"
  • Téhéran continuera "à payer un prix très lourd", a pour sa part déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, en marge de l'Asean à Manille, affirmant que l'Iran n'était "clairement pas prêt à passer un accord"

TEHERAN: L'Iran a juré jeudi de poursuivre ses représailles contre l'ennemi américain tant qu'il serait attaqué, tandis que ses alliés houthis yéménites ont ouvert un deuxième front dans la guerre régionale en revendiquant des attaques en mer Rouge contre deux pétroliers saoudiens.

Les affrontements entre Téhéran et Washington, qui ont repris le 7 juillet, font craindre un blocage durable des exportations d'hydrocarbures alors que le détroit d'Ormuz est verrouillé par l'Iran et que les rebelles yéménites ont annoncé un blocus de la flotte d'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut.

Avec pour conséquence une flambée des cours du pétrole: vers 06H15 GMT, le Brent, référence internationale, se rapprochait des 100 dollars à 96,31 dollars le baril (+2,38%), loin de l'accalmie qui avait suivi la signature d'un protocole d'accord irano-américain mi-juin.

Après une douzième nuit consécutive d'hostilités, l'armée iranienne a juré qu'elle poursuivrait ses "représailles", "tant que les attaques américaines contre les infrastructures et les zones côtières du pays perdureront".

Téhéran continuera "à payer un prix très lourd", a pour sa part déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, en marge de l'Asean à Manille, affirmant que l'Iran n'était "clairement pas prêt à passer un accord".

Téhéran a dit avoir notamment frappé, au Koweït, des dépôts de munitions et des réservoirs de carburant, et en Jordanie, un radar américain du système antimissile THAAD et un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques.

L'armée jordanienne a fait état de dix missiles et drones tirés vers le royaume ces 24H, dont neuf interceptés, et l'armée du Koweït a annoncé dans la nuit répondre à des attaques de "drones hostiles".

Voies maritimes paralysées 

Côté américain, l'armée a dit avoir visé des cibles militaires iraniennes, pour "réduire davantage la capacité de l'Iran à menacer les marins civils et les navires commerciaux" transitant dans le détroit d'Ormuz, au coeur des tensions.

Des médias iraniens ont rapporté des frappes à deux reprises sur Bouchehr, ville où se trouve la seule centrale nucléaire en fonctionnement, et à Chalamcheh, à proximité d'un poste-frontière avec l'Irak, où deux personnes ont été tuées.

D'autres bombardements ont été signalés à Ahvaz, près du Golfe et sur la ville de Konarak, non loin du port de Chabahar sur le golfe d'Oman, ainsi que des explosions à Sirik, près du détroit d'Ormuz.

La discorde irano-américaine sur cette voie stratégique, par laquelle transitait d'ordinaire un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures, a déclenché la reprise des hostilités le 7 juillet.

La République islamique veut y instaurer des frais de passage et n'autorise qu'un itinéraire, le long de ses côtes, menaçant de s'en prendre à tout navire contrevenant.

Les Gardiens de la Révolution, son armée idéologique, ont affirmé jeudi avoir stoppé trois pétroliers qui tentaient de le franchir.

En réaction, les Etats-Unis imposent un blocus maritime à l'Iran. Le Commandement pour le Moyen-Orient (Centcom) a précisé que ses forces "ont dérouté neuf navires commerciaux et en a immobilisé un", pour les empêcher "d'entrer dans ou de quitter les ports iraniens".

De l'autre côté de la péninsule arabique, en mer Rouge, les rebelles yéménites houthis, soutenus par l'Iran, ont revendiqué "une opération militaire" contre "deux pétroliers saoudiens qui ont violé le blocus", identifiés comme l'Encelia et le Layla.

Après avoir lundi annoncé cette mesure, ils avaient menacé de viser les navires tentant de se frayer un passage.

Une source officielle saoudienne a confirmé que l'Encelia, "appartenant à une société saoudienne", avait été "pris pour cible", provoquant un incendie, selon l'agence officielle SPA.

Coût exorbitant 

En ciblant l'Arabie saoudite, les Houthis "ont l'air de s'être laissés entraîner", a estimé M. Rubio, jugeant qu'ils "s'étaient fait avoir par les Iraniens".

Selon des données analysées par l'AFP, au moins neuf bateaux ont fait demi-tour en mer Rouge ou dans les environs du détroit de Bab el-Mandeb, à l'extrême sud du Yémen, depuis la menace houthie.

La guerre a un prix, estimé par la Défense américaine jusqu'à présent à 37,5 milliards de dollars. Mercredi, la Chambre des représentants a approuvé un cadre budgétaire de 95 milliards de dollars, qui se dirige désormais vers le Sénat, et est  prévu en grande partie pour le Pentagone afin de financer le conflit.

Aucun signe d'apaisement n'apparaît, mais le Pakistan, pays médiateur, veut rester optimiste. "Nous n'avions pas perdu espoir même durant les heures les plus sombres. Nous ne sommes pas découragés", a déclaré le porte-parole de la diplomatie.

Sur le front yéménite, où une trêve négociée en 2022 entre les rebelles et le gouvernement soutenu par Ryad, était toujours active malgré son expiration, le sultanat d'Oman a dit vouloir oeuvrer pour reprendre des discussions en vue d'une désescalade.


Iran: les Gardiens de la Révolution disent avoir détruit en Jordanie des équipements militaires américains

La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
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  • Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD
  • Les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD, en représailles aux frappes des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques, ainsi que de l'incendie d'un hangar présenté comme servant à la maintenance d'hélicoptères.

 

 


L'armée iranienne revendique des frappes au Koweït contre des sites militaires américains

L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
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  • L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis
  • Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha, les réservoirs de carburant de la base Ali al-Salem, ainsi que le dépôt de munitions du camp Arifjan", tous situés au Koweït.