De hauts responsables politiques britanniques préviennent qu'un nouvel accord sur le nucléaire iranien «déstabiliserait le Moyen-Orient»

Les changements comprennent l'introduction d'un régime de surveillance plus strict de l'activité nucléaire iranienne. (Fichier/AFP)
Les changements comprennent l'introduction d'un régime de surveillance plus strict de l'activité nucléaire iranienne. (Fichier/AFP)
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Publié le Jeudi 30 juin 2022

De hauts responsables politiques britanniques préviennent qu'un nouvel accord sur le nucléaire iranien «déstabiliserait le Moyen-Orient»

Les changements comprennent l'introduction d'un régime de surveillance plus strict de l'activité nucléaire iranienne. (Fichier/AFP)
  • Les députés Travaillistes et Libéraux-démocrates soutiennent les anciens ministres conservateurs qui insistent sur des modifications au nouveau projet d'accord
  • Ces changements comprennent l'adoption d'une attitude plus sévère pour contrôler les activités «déstabilisatrices» de l'Iran

LONDRES: Trois anciens ministres britanniques entendent mettre en garde sur le fait qu'un nouvel accord nucléaire iranien déstabiliserait le Moyen-Orient, en guise d’avertissement au soutien du gouvernement à cet accord.

L'ancien secrétaire à la défense Liam Fox, l'ancien secrétaire aux communautés Robert Jenrick et l'ancien secrétaire gallois Stephen Crabb soutiennent tous une motion qui sera débattue au Parlement, énumérant une série de modifications au projet qui ont été proposées et qui, selon eux, compromettront la volonté de Téhéran de se diriger vers les armes nucléaires.

Ces changements comprennent l'introduction d'un régime de surveillance plus strict de l'activité nucléaire iranienne et l'adoption d'une attitude plus sévère pour contrôler les activités «déstabilisatrices» de l'Iran.

La motion qui sera débattue aujourd'hui stipule ce qui suit: «Cette Assemblée exprime sa profonde inquiétude face à la perspective imminente d'un Iran doté de l'arme nucléaire; demande au gouvernement, dans le cadre de ses négociations en cours concernant l'accord sur le Plan d'action global conjoint, de chercher à prolonger les clauses de suspension, d'adopter un régime de surveillance plus strict, de maintenir les interdictions relatives au terrorisme et d'élargir son champ d'action pour y inclure les autres activités déstabilisatrices de l'Iran dans la région.»

Les députés conservateurs et les partisans des partis d'opposition travaillistes ainsi que les Libéraux-démocrates seraient préoccupés par l'accord actuel remodelé, qui reste sujet à des négociations et vise à remplacer l'accord de 2015 dont les États-Unis se sont retirés sous le mandat de l'ancien président Donald Trump.

Cet accord nucléaire iranien initial, appelé Plan d'action global conjoint (PAGC), avait été signé avec le Royaume-Uni, les États-Unis, la Chine, la France, l'Allemagne, la Russie et l'UE. En vertu de cet accord, Téhéran acceptait de freiner son développement nucléaire en échange de la levée des sanctions économiques.

S'adressant au Telegraph, Jenrick a déclaré: «Le PAGC était une réponse inadéquate au programme nucléaire iranien en 2015. Pourquoi reviendrions-nous à cet accord alors qu'il a singulièrement échoué à réduire l'enrichissement d'uranium de l'Iran?»

«En cette période cruciale, l'Occident doit de toute urgence changer de cap dans sa stratégie. Tolérer avec faiblesse les agressions et les violations flagrantes de l'Iran par crainte d'un échec des pourparlers nous a conduits sur une voie dangereuse. Il est temps d'adopter une approche plus ferme, d’imposer à nouveau des sanctions à l'Iran et de resserrer la vis économique jusqu'à ce que ce pays soit prêt à accepter des propositions sérieuses.»

Il a ajouté: «Le Royaume-Uni devrait suivre la trace des États-Unis et considérer le Corps des gardiens de la révolution islamique comme une organisation terroriste.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.