Forum algéro-égyptien: Douze accords de coopération conclus entre les deux pays

La délégation égyptienne reçue par le Président de la République Abdelmadjid Tebboune. Photo fournie.
La délégation égyptienne reçue par le Président de la République Abdelmadjid Tebboune. Photo fournie.
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Publié le Vendredi 01 juillet 2022

Forum algéro-égyptien: Douze accords de coopération conclus entre les deux pays

  • La huitième édition des travaux du Forum d’affaires algéro-égyptien a eu lieu les 29 et 30 juin à Alger et elle a rassemblé de nombreux hommes d’affaires, des opérateurs économiques et des organisations patronales des deux pays
  • Le Forum d’affaires algéro-égyptien a permis la signature de douze accords et mémorandums de coopération entre les pays dans différents secteurs industriels

PARIS: Coprésidée par le Premier ministre algérien, Aïmene Benabderrahmane, et son homologue égyptien, Moustafa Madbouli, la huitième édition des travaux du Forum d’affaires algéro-égyptien a eu lieu les 29 et 30 juin à Alger. Discuté entre le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, et son homologue égyptien, Adel Fattah al-Sissi, en janvier 2022, l’événement, organisé par la Chambre algérienne du commerce et de l’industrie (Caci), a rassemblé de nombreux hommes d’affaires, des opérateurs économiques et des organisations patronales des deux pays. La thématique du Forum était: «Algérie/Égypte: une histoire et des dénominateurs communs au service d’une coopération économique prometteuse».

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Le Premier ministre Aïmene Benabderrahmane et Moustapha Madbouli, Président du Conseil des ministres égyptien. Photo fournie

 

La délégation égyptienne

Mohamed Chaker, ministre de l'Électricité et des Énergies renouvelables. Tarek el-Molla, ministre du Pétrole et des Ressources minérales. Khaled Abdel Ghaffar, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et ministre de la Santé par intérim. Mme Rania al-Mashat, ministre de la Coopération internationale. Assem al-Jazzar, ministre du Logement, des Services publics et des Communautés urbaines. Nevin Jameh, ministre du Commerce et de l'Industrie.

Une nouvelle ère dans la relation bilatérale

Dans son allocution prononcée à l’ouverture des travaux, au Centre international des conférences (CIC) Abdellatif Rahal, le Premier ministre algérien a précisé que «la nouvelle loi sur l’investissement ouvrira de nouvelles perspectives aux investisseurs égyptiens à la faveur des facilités qu’elle prévoit». Aïmene Benabderrahmane n’a pas manqué de préciser que l’Algérie entretient des relations historiques avec l’Égypte. «C’est l’un des plus importants partenaires arabes de l’Algérie en termes de volume d’investissement et d’échanges commerciaux», a-t-il souligné.

 

En bref

L’ouverture des travaux de la huitième session du Comité supérieur mixte algéro-égyptien, présidé par les Premiers ministres, a permis la signature de douze accords et mémorandums de coopération entre les pays dans différents secteurs industriels: promotion de l’investissement, exportations, soutien aux PME/TPE, entrepreneuriat, Bourse, irrigation et ressources en eau, transports terrestres, emploi, enseignement supérieur et recherche scientifique, environnement, et jeunesse et sport.

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Le Premier ministre et son homologue égyptien lors de l'ouverture du Forum au CIC Alger. Photo fournie.

 

Une réunion de préparation s’est tenue entre le ministre algérien de l’Industrie, Ahmed Zeghdar, et la ministre égyptienne de la Coopération internationale, Rania al-Mashat, afin d’étudier les opportunités d’affaires entre les deux pays. Selon M. Zeghdar, il sera aussi nécessaire de faire le point sur les réalisations déjà opérationnelles entre les deux pays et d’étudier les obstacles qui entravent le renforcement de la coopération bilatérale. M. Zeghdar a appelé à «une révision de la coopération et des partenariats, en prévision d’une relance renouvelée basée sur des fondements objectifs, la mise à profit optimale des potentialités offertes», qui se feront, selon lui, sur la base du principe gagnant-gagnant.

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Moustapha Madbouli reçu par le Président algérien Abdelmadjid Tebboune. Photo fournie.

De son côté, Mme Al-Mashat a appelé à la levée de tous les obstacles pour renforcer la coopération, à se focaliser sur des secteurs prioritaires, profitables aux deux pays et à augmenter le volume des échanges commerciaux. L’objectif de cette réunion, a-t-elle affirmé, est de permettre aux deux pays de réaliser une intégration économique plus efficiente via la promotion des investissements conjoints.

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Premier ministre algérien Aïmene Benabderrahmane et son homologue égyptien, Moustapha Madbouli, les travaux du Forum d’affaires algéro-égyptien lors d'un point de presse au Palais du gouvernement. Photo fournie.

 


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com