Des citoyens thaïlandais partagent leur joie d'accomplir le Hajj

Le deuxième groupe de pèlerins thaïlandais est arrivé à l'aéroport international Prince Mohammed bin Abdulaziz de Médine le 11 juin. (Photo fournie)
Le deuxième groupe de pèlerins thaïlandais est arrivé à l'aéroport international Prince Mohammed bin Abdulaziz de Médine le 11 juin. (Photo fournie)
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Publié le Dimanche 03 juillet 2022

Des citoyens thaïlandais partagent leur joie d'accomplir le Hajj

Le deuxième groupe de pèlerins thaïlandais est arrivé à l'aéroport international Prince Mohammed bin Abdulaziz de Médine le 11 juin. (Photo fournie)
  • Mamu Kayah, professeur d'arabe, et Arong Samae, homme d'affaires, félicitent les autorités saoudiennes et thaïlandaises pour leur voyage sans encombre
  • Samae, originaire de la province de Narathiwat, située dans le sud de la Thaïlande, est un homme d'affaires qui entreprend le pèlerinage avec sa femme cette année

RIYAD : Deux pèlerins thaïlandais effectuant le Hajj pour la première fois ont exprimé leur joie d'arriver en Arabie saoudite après avoir été empêchés de le faire par la pandémie de Covid-19.

« Le Hajj est pour moi l’occasion d’une vie. Je n'ai pas pu retenir mes larmes lorsque j'ai vu la Kaaba pour la première fois. Si je suis en mesure d'accomplir le Hajj après cette période, j'ai l'intention d'accomplir la Umrah chaque année, si Dieu le veut. Le Hajj représente tout pour moi », a déclaré Arong Samae à Arab News.

Samae, originaire de la province de Narathiwat, située dans le sud de la Thaïlande, est un homme d'affaires qui entreprend le pèlerinage avec sa femme cette année.

« Je saisis cette occasion pour exprimer mes remerciements les plus sincères au gouvernement du Gardien des deux Saintes Mosquées pour ses efforts gigantesques qui permettent aux musulmans de se rendre une fois de plus dans la ville du Prophète (Médine) et à La Mecque, et je prie Dieu tout-puissant de lui accorder davantage de prospérité et de progrès », a déclaré Samae.

Le natif de la province de Narathiwat a pris un avion depuis le sud de la Thaïlande pour se rendre directement à l'aéroport de Médine. Il est arrivé en Arabie saoudite le 11 juin et est parti pour La Mecque le 17 juin.

« Je n'ai jamais rencontré de difficultés ; tout est organisé et facile. La Thai Hajj Company fournit tout du début à la fin, et le gouvernement thaïlandais fournit également un soutien et des installations à toutes les étapes », a déclaré Samae.

« Le voyage a duré environ huit heures en vol affrété, et je ne m'attendais pas à ces facilités, car j'ai entendu dire que le voyage du pèlerinage est fatigant et long, en commençant par les transferts en voiture jusqu'à la capitale, puis en attendant le vol pendant deux ou trois jours », a-t-il ajouté.

Samae a été surpris de voir à quel point le processus a été rapide et sans heurts : « Dieu merci, tout (était) facile... Moins de 12 heures... et j'étais en Arabie saoudite, je remercie Dieu pour cela », a-t-il déclaré.

« J'ai prié Dieu pour qu'un jour j'arrive en Arabie saoudite. Je remercie également tous ceux qui servent les pèlerins, qu'ils soient de Thaïlande ou d'Arabie saoudite », a-t-il ajouté.

Il a dit qu'il voulait accomplir le Hajj il y a deux ans, mais qu'il n'avait pas pu le faire en raison des restrictions imposées par la Covid-19. La pandémie a « changé tout ce qu'ils voulaient faire », a-t-il ajouté.

Mamu Kayah, 58 ans, originaire de Thaïlande, effectue le Hajj avec sa femme cette année. Il est professeur d'arabe dans un lycée de Yala, une ville située dans le sud du pays.

« Je suis très heureux d'avoir cette opportunité, et je remercie Dieu jour et nuit pour cela. Et je suis absolument certain que tous les musulmans qui sont venus sur cette terre pure partagent ce sentiment avec moi », a déclaré Kayah.

Il a déclaré à Arab News que c'était la troisième fois qu'il effectuait le Hajj.

« Nous avons la chance d'avoir un vol direct depuis l'extrême sud de la Thaïlande, l'État de Narathiwat, qui n'est qu'à une centaine de kilomètres de chez moi », a-t-il déclaré.

« La Thai Hajj Company et la mission Thai Hajji ont bien fait leur travail ; tout est organisé et bien rangé, notamment avec la présence de plateformes électroniques qui contribuent grandement à faciliter les procédures depuis le premier jour jusqu'à ce que nous embarquions dans l'avion pour Médine », a-t-il ajouté.

Kayah a pris un vol direct de huit heures entre Narathiwat et l'aéroport international Prince Mohammed bin Abdulaziz de Médine. Il a remercié le Royaume et la Thaïlande d'avoir mis ces routes à la disposition des pèlerins.

« J'ai entendu dire que l'organisation de l'avion affrété n'était pas facile, et que cela ne peut se faire que grâce aux efforts considérables des deux pays, la Thaïlande et l'Arabie saoudite », a-t-il déclaré.

Kayah et son épouse sont arrivés à Médine le 12 juin, se sont rendus à La Mecque le 18 juin et rentreront dans leur pays le 20 juillet.

« On peut dire que le Hajj de cette année est très spécial et complètement différent de mon expérience précédente », a-t-il déclaré.

« Par exemple, entre le moment où je suis descendu de l'avion à l'aéroport de Médine et mon arrivée à l'hôtel, le processus n'a duré qu'une heure. Chaque étape est rapide et soignée, à commencer par les procédures relatives aux passeports, à la prise des bagages, à la montée dans le bus », a ajouté Kayah.

Il a ajouté que des employés saoudiens et thaïlandais étaient disponibles partout pour aider. « Par-dessus tout, l'accueil de l'autorité saoudienne compétente a été très merveilleux ; nous nous sommes sentis comme des VIP », a-t-il dit.

Ce fut une expérience riche en émotions pour lui. « Un plaisir indescriptible, surtout pour une personne de mon âge. Je pleure toujours lorsque je me trouve devant la mosquée du prophète et la sainte Kaaba,  de joie, bien sûr, et tout cela grâce à Dieu tout-puissant », a-t-il déclaré.

« La seule question qui m'inquiète et qui inquiète tout le monde, c'est le prix élevé de tout ; de toute façon, nous comprenons très bien que cette chose n'est pas entre nos mains ; dans le monde entier, les coûts ont augmenté, pas seulement ceux du Hajj. En dehors de cela, il n'y a pas de difficultés », a-t-il déclaré.

Selon l'ambassade de Thaïlande à Djeddah, la Thaïlande a un quota post-pandémie de 5 885 pèlerins, dont 3 738 se sont inscrits. Avant les restrictions liées à la Covid-19, la Thaïlande disposait d'un quota de 13 000 personnes. En 2018 et 2019, un total de 7 851 et 8 462 pèlerins ont respectivement effectué le Hajj.

Le 20 juin, 1 120 pèlerins étaient arrivés à Médine à bord de vols charters de Thai Airways. Quatre vols sont arrivés dans le Royaume du 10 au 13 juin. Les 2 618 autres pèlerins voyageront sur huit vols du 29 juin à Djeddah, dont cinq par Thai Airways et trois par Saudi Airlines.

Alors que les premiers groupes de pèlerins sont arrivés à La Mecque et à Médine dimanche, Basri Tatif, le responsable adjoint des affaires des pèlerins thaïlandais, a félicité le Royaume pour son organisation et a déclaré que ses concitoyens pourront accomplir leurs rituels en toute sécurité grâce à toutes les mesures mises en place.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Ukraine: Près de 80.000 soldats russes tués ou blessés

Des chars et des véhicules civils détruits à Marioupol (Photo, AP).
Des chars et des véhicules civils détruits à Marioupol (Photo, AP).
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  • M. Kahl a reconnu que les forces ukrainiennes avaient, elles aussi, subi de lourdes pertes
  • Kiev a fait état d'au moins 10.000 morts et 30.000 blessés dans ses troupes

WASHINGTON: Près de 80.000 soldats russes ont été tués ou blessés depuis le début de l'invasion de l'Ukraine, a déclaré lundi le numéro trois du Pentagone, Colin Kahl, soulignant que les objectifs annoncés par le président russe Vladimir Poutine n'ont pas encore été atteints.

"Les Russes ont probablement perdu 70.000 ou 80.000 soldats en moins de six mois", a déclaré à la presse M. Kahl, secrétaire à la Défense adjoint chargé des questions politiques, notant que ce chiffre recouvre les morts et les blessés.

Les forces russes ont aussi perdu "3.000 ou 4.000" véhicules blindés, et pourraient manquer de missiles guidés de précision, notamment des missiles air-sol et mer-sol, a-t-il ajouté.

"C'est tout à fait remarquable vu que les Russes n'ont atteint aucun des objectifs de Vladimir Poutine au début de la guerre", a poursuivi le responsable américain.

"Ils ont légèrement progressé dans l'est, quoique très peu ces dernières semaines", a-t-il noté. "Mais cela s'est fait à un coût extraordinaire pour l'armée russe à cause de la qualité de l'armée ukrainienne et de l'aide internationale qu'elle a reçue".

M. Kahl a reconnu que les forces ukrainiennes avaient, elles aussi, subi de lourdes pertes, sans les chiffrer.

Kiev a fait état d'au moins 10.000 morts et 30.000 blessés dans ses troupes.

Selon une source militaire ayant requis l'anonymat, l'armée ukrainienne, qui était forte de 170.000 soldats d'active et 100.000 réservistes au début de la guerre le 24 février, s'est renforcée pour atteindre 300.000 à 350.000 militaires.

Avant l'invasion de l'Ukraine le 24 février, quelque 150.000 à 200.000 soldats russes étaient déployés aux frontières de l'Ukraine, selon les estimations occidentales.


Nouvelle condamnation à la prison à vie pour deux meurtriers du joggeur noir Ahmaud Arbery

La mère d'Ahmaud Arbery, Wanda Cooper-Jones, et son avocat Lee Merritt s’adressent aux journalistes devant le palais de justice fédéral de Brunswick, en Géorgie, le lundi 8 août 2022 (Photo, AP).
La mère d'Ahmaud Arbery, Wanda Cooper-Jones, et son avocat Lee Merritt s’adressent aux journalistes devant le palais de justice fédéral de Brunswick, en Géorgie, le lundi 8 août 2022 (Photo, AP).
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  • Ce second procès, contrairement au premier, a placé la dimension raciste du meurtre au cœur des débats
  • L'accusation avait listé les insultes racistes particulièrement violentes proférées par les trois hommes par le passé

WASHINGTON: La justice fédérale américaine a condamné lundi à la prison à vie deux hommes blancs, un père et son fils, coupables d'avoir pourchassé et tué en 2020 le jeune joggeur noir Ahmaud Arbery.

Travis McMichael, 36 ans, et son père Gregory McMichael, 66 ans, avaient déjà été condamnés à la perpétuité sans possibilité de libération anticipée par la justice de l'État de Géorgie, où le crime a été commis.

La juge fédérale officiant lors de ce second procès a condamné les deux hommes à la perpétuité pour "crime raciste" et a refusé leur requête de transfert dans une prison fédérale pour le reste de leur sentence.

Le 23 février 2020, Ahmaud Arbery, 25 ans, faisait un jogging à Brunswick, une localité côtière de Géorgie, quand il a été pris en chasse par les deux hommes accompagnés d'un voisin, armés et à bord de deux pick-up. Après quelques minutes de course-poursuite, Travis McMichael avait abattu le jeune Afro-Américain.

Ahmaud Arbery était ensuite devenu un emblème du mouvement Black Lives Matter lors des grandes manifestations antiracistes de 2020.

Le troisième accusé, William Bryan, qui a participé à la poursuite d'Ahmaud Arbery en la filmant, avait été condamné lors du premier procès à la perpétuité avec possibilité de libération anticipée après 30 ans de réclusion. Il a été condamné à 35 ans de prison au procès fédéral.

Ce second procès, contrairement au premier, a placé la dimension raciste du meurtre au cœur des débats.

L'accusation avait notamment listé les insultes racistes particulièrement violentes proférées par les trois hommes par le passé, dans le but de rendre compte de l'état d'esprit des accusés lorsqu'ils se sont lancés à la poursuite d'Ahmaud Arbery.

"Les poursuites engagées par le ministère de la Justice et les peines décidées par le tribunal aujourd'hui ont montré clairement que les crimes à caractère raciste n'ont pas leur place dans ce pays", a déclaré le ministre américain de la Justice, Merrick Garland, dans un communiqué.

"La protection des droits civiques et la lutte contre la violence du suprémacisme blanc font partie des objectifs fondateurs du ministère de la Justice", a-t-il ajouté.


Le FBI perquisitionne la résidence de Trump en Floride

L'ancien président américain Donald Trump (Photo, AFP).
L'ancien président américain Donald Trump (Photo, AFP).
Le domaine Mar-a-Lago de l'ancien président Donald Trump, à Palm Beach, en Floride (Photo, AP).
Le domaine Mar-a-Lago de l'ancien président Donald Trump, à Palm Beach, en Floride (Photo, AP).
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  • L'ancien président américain n'a pas indiqué les raisons de cette opération policière
  • Les Archives nationales assurent que le républicain n'avait en aucun cas le droit de partir avec ces cartons

WASHINGTON: L'ancien président américain Donald Trump a annoncé lundi que sa célèbre résidence de Floride, Mar-a-Lago, avait été "perquisitionnée" par la police fédérale (FBI).

Le républicain, lié de près ou de loin à plusieurs dossiers judiciaires, n'en a pas précisé la raison. Mais, selon des médias américains, l'intervention relève d'une enquête sur la mauvaise gestion de documents classifiés, qui avaient été envoyés à Mar-a-Lago.

"Notre nation vit des jours sombres, ma belle demeure, Mar-a-Lago à Palm Beach, en Floride, est assiégée et a été perquisitionnée et occupée par de nombreux agents du FBI", a déclaré Donald Trump dans un communiqué, se disant victime d'une "persécution politique".

"Après avoir travaillé et coopéré avec les agences gouvernementales concernées, cette perquisition non annoncée de mon domicile n'était ni nécessaire ni appropriée", a-t-il affirmé.

"Ils ont même forcé mon coffre-fort !", s'est indigné M. Trump, qui ne se trouvait pas sur place, selon le New York Times.

Contacté par l'AFP, le FBI, qui n'a pas encore confirmé la perquisition, n'a pas souhaité faire de commentaire.

En février, les Archives nationales avaient déclaré avoir dû récupérer en Floride quinze cartons de documents que Donald Trump avait emportés avec lui lors de son départ de Washington en janvier 2021.

Dans ces boîtes, des lettres de Barack Obama et du leader nord-coréen Kim Jong Un, une carte des Etats-Unis qui avait fait l'objet d'échanges houleux avec le service météo américain, mais aussi, selon le Washington Post, plusieurs documents marqués "secret défense".

Les Archives nationales assurent que le républicain n'avait en aucun cas le droit de partir avec ces cartons : en vertu d'une loi de 1978, tout président américain doit transmettre l'ensemble de ses e-mails, lettres et autres documents de travail à cette agence, chargée de les conserver.

Cette agence fédérale avait demandé à la justice américaine d'ouvrir une enquête sur ces faits, selon des médias américains.

«Rendre des comptes»

Le personnel de la Maison Blanche découvrait aussi régulièrement des liasses de papiers bouchant les toilettes, et soupçonnait le président de vouloir se débarrasser de documents, d'après un livre à paraître d'une journaliste vedette du New York Times.

L'annonce de la perquisition n'a pas manqué de provoquer l'indignation dans les rangs républicains.

Le chef des conservateurs à la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, a ainsi dénoncé une "intolérable instrumentalisation à but politique" du ministère de la Justice, promettant une enquête sur son fonctionnement quand les républicains reviendraient au pouvoir.

Une commission parlementaire cherche également à faire la lumière sur le rôle que le milliardaire a joué dans l'assaut contre le Capitole le 6 janvier 2021.

Ce jour-là, des centaines de ses partisans avaient semé la violence et le chaos à l'intérieur du siège du Congrès, retardant la certification de la victoire de Joe Biden à la présidentielle.

Le ministère de la Justice enquête sur cette attaque, mais n'a pour l'heure pas engagé de poursuites contre l'ancien président.

Fin juillet, le ministre de la Justice Merrick Garland n'avait toutefois pas écarté cette possibilité.

"Nous avons l'intention de faire rendre des comptes à quiconque est responsable pénalement pour (son rôle dans) les événements autour du 6 janvier, dans une quelconque tentative d'interférer avec le transfert légal du pouvoir d'une administration à l'autre", a-t-il dit.

Enfin, deux enquêtes, l'une civile et l'autre pénale, sont menées à New York sur des soupçons de fraudes financières au sein de la Trump Organization.

Donald Trump, toujours très populaire parmi les républicains, flirte de plus en plus ouvertement avec l'idée de se présenter à l'élection présidentielle de 2024.