La préservation de l'écosystème pour un Hajj vert nécessite un bon carbone issu du sol

La Mecque s'étend sur cent dix-neuf kilomètres carrés et elle englobe les sites phares du Hajj que sont Arafat, Muzdalifah et Mina. (SPA)
La Mecque s'étend sur cent dix-neuf kilomètres carrés et elle englobe les sites phares du Hajj que sont Arafat, Muzdalifah et Mina. (SPA)
La Mecque s'étend sur cent dix-neuf kilomètres carrés et elle englobe les sites phares du Hajj que sont Arafat, Muzdalifah et Mina. (SPA)
La Mecque s'étend sur cent dix-neuf kilomètres carrés et elle englobe les sites phares du Hajj que sont Arafat, Muzdalifah et Mina. (SPA)
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Publié le Dimanche 03 juillet 2022

La préservation de l'écosystème pour un Hajj vert nécessite un bon carbone issu du sol

  • Le PDG de la Saudi Green Building Forum, Faisal al-Fadhl, indique qu'aider l'environnement à se régénérer signifiait augmenter le bon carbone, soit le carbone issu du sol
  • M. Al-Fadhl souligne que la couverture végétale était très faible à La Mecque, mais que cette dernière avait augmenté de 800 % en dix ans

DJEDDAH: La restauration de l'écosystème pour un Hajj vert nécessite un bon taux de carbone, déclare le PDG du Saudi Green Building Forum (SGBF).

Le SGBF, en collaboration avec le Programme des nations unies pour l'environnement (PNUE), étudie la zone de La Mecque pour réhabiliter les terres et examiner leurs limites et leur capacité en carbone.

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Le SGBF, en collaboration avec le Programme des nations unies pour l'environnement (PNUE), étudie la zone de La Mecque pour réhabiliter les terres et examiner leurs limites et leur capacité en carbone. (Fournie)​​

La Mecque s'étend sur cent dix-neuf kilomètres carrés et elle englobe les sites phares du Hajj que sont Arafat, Muzdalifah et Mina.

Le PDG de la SGBF, Faisal al-Fadhl, indique qu'aider l'environnement à se régénérer signifiait augmenter le bon carbone (carbone issu du sol), un phénomène naturel qui peut être renforcé par des initiatives de l'homme.

«La végétation aidera son écocapacité à se raviver et à s'accélérer via le carbone du sol. Cela impliquera la flore, les animaux et la façon dont les humains peuvent fondamentalement l'utiliser», précise-t-il à Arab News. «Soixante-dix millions de tonnes de carbone du sol sont nécessaires pour régénérer la zone grâce aux arbres.»

Les zones situées autour de La Mecque ont besoin d'être réhabilitées pour une expérience humaine riche, explique-t-il, «pas seulement Mina, les montagnes qui l'entourent aussi».

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Le SGBF, en collaboration avec le Programme des nations unies pour l'environnement (PNUE), étudie la zone de La Mecque pour réhabiliter les terres et examiner leurs limites et leur capacité en carbone. (SPA)​​

M. Al-Fadhl souligne que le bon carbone annule le mauvais carbone des îlots de chaleur, un terme faisant référence aux objets, éléments et structures tels que le ciment, les bâtiments et le verre réfléchissant.

«Tous ces éléments génèrent énormément de chaleur; nous voulons donc réduire cette chaleur en augmentant le carbone du sol. L'étude est accréditée par le PNUE, et cette zone requiert certains soins sur le plan scientifique, zoologique et botanique», déclare M. Al-Fadhl.

Il précise que l'Arabie saoudite visait à atteindre la neutralité carbone nette d'ici à 2060, une annonce du prince héritier, Mohammed ben Salmane, datant du mois d’octobre dernier, et que cette démarche s'inscrivait dans les plans de développement du Royaume.

Faisal al-Fadhl indique que le forum avait initié des projets visant à fournir un Hajj vert depuis sa création et que désormais, avec une plus grande sensibilisation à la durabilité, l'équipe intensifiait ses plans d'action.

«Ce n'est pas seulement un lieu rituel. Il s’agit d’une expérience humaine et nous devons préserver sa nature. C'est le plus grand hôte international au monde. Préserver l'écocapacité est une nécessité pour que l'expérience humaine soit unique.»

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Le SGBF, en collaboration avec le Programme des nations unies pour l'environnement (PNUE), étudie la zone de La Mecque pour réhabiliter les terres et examiner leurs limites et leur capacité en carbone. (Fournie)​​

M. Al-Fadhl souligne que la couverture végétale était très faible à La Mecque, mais il précise que cette dernière était passée de cent vingt-deux mètres carrés à huit cent soixante-dix-huit mètres carrés entre l’année 2000 et l’année 2010.

«Cela représente une augmentation de 800 %», ajoute-t-il.

Dans sa présentation, Faisal al-Fadhl s'est référé à l'ouvrage A New Language For Carbon de l'architecte américain William McDonough pour identifier trois stratégies de gestion du carbone et de lutte contre le changement climatique.

La première, positive sur le plan du carbone, consiste à convertir le carbone atmosphérique en formes qui améliorent la nutrition des sols ou en formes durables telles que des polymères et des agrégats solides, et à recycler le carbone en nutriments à partir de matières organiques, de déchets alimentaires, de polymères compostables et d'égouts.

La deuxième stratégie, neutre en carbone, fait référence à des actions qui transforment ou maintiennent le carbone dans des formes et des cycles durables liés à la Terre sur plusieurs générations, ou à des énergies renouvelables telles que l'énergie solaire, éolienne et hydraulique qui ne libèrent pas de carbone.

La troisième stratégie, négative sur le plan du carbone, fait référence aux actions qui polluent la terre, l'eau et l'atmosphère avec diverses formes de carbone, en rejetant par exemple du dioxyde de carbone (CO2) et du méthane dans l'atmosphère ou des plastiques dans l'océan.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.