L'Allemagne, «un des pays qui en font le plus pour l'Ukraine», selon Scholz

Le chancelier allemand Olaf Scholz prend la parole lors d'une interview télévisée à la chaîne publique allemande ARD à Berlin le 3 juillet 2022 (Photo, AFP).
Le chancelier allemand Olaf Scholz prend la parole lors d'une interview télévisée à la chaîne publique allemande ARD à Berlin le 3 juillet 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 03 juillet 2022

L'Allemagne, «un des pays qui en font le plus pour l'Ukraine», selon Scholz

  • Depuis le début de l'offensive russe, Berlin a été accusé d'hésiter -- voire de rechigner -- à livrer des armes aux Ukrainiens
  • Certaines armements américains sont livrés moins de 48 heures après la signature de Joe Biden officialisant le transfert

WASHINGTON: L'Allemagne est "l'un des pays qui en font le plus" pour aider militairement l'Ukraine, a affirmé le chancelier Olaf Scholz, en défendant les délais allemands de livraison d'armes à Kiev, dans une interview diffusée dimanche par CBS.

Ces longs délais pour les armes allemandes, comparés à la rapidité d'envoi de celles fournies par Washington, s'expliquent par la nécessité de former à leur utilisation les soldats ukrainiens, en Allemagne, a-t-il justifié, dans cet entretien donné jeudi à la chaîne américaine en marge d'un sommet de l'Otan à Madrid.

"Et si vous prenez cela en compte, (ainsi que) ce que nous envoyons dans une perspective de deux, trois, quatre semaines à partir de maintenant, vous verrez que l'Allemagne est l'un des pays qui en font le plus pour l'Ukraine, car ce que nous envoyons est la technologie la plus avancée disponible", a affirmé le chancelier.

Depuis le début de l'offensive russe, Berlin a été accusé d'hésiter -- voire de rechigner -- à livrer des armes aux Ukrainiens, notamment des armes offensives, par souci de ménager ses relations avec Moscou.

Certaines armements américains sont livrés moins de 48 heures après la signature de Joe Biden officialisant le transfert, a fait remarquer la journaliste de CBS Margaret Brennan. Mais, lui a répondu M. Scholz, comparer cela aux semaines ou aux mois de délai pour l'Allemagne n'est pas raisonnable.

"Il faut comprendre la différence d'un pays comme les Etats-Unis, qui dépense tant pour sa défense, cela représente un très gros investissement, et vous disposez de beaucoup d'armes en stock. Les mortiers livrés par de nombreux pays à l'Ukraine n'étaient pas les plus modernes, mais ils étaient en stock", a-t-il assuré, s'exprimant en anglais.

Le chancelier allemand a par ailleurs estimé que Vladimir Poutine avait très probablement les moyens de poursuivre durablement son offensive en Ukraine.

"Je pense que la décision de faire cette guerre a été prise un an avant qu'elle ne débute, ou peut-être encore auparavant. Et donc, il sera capable de poursuivre cette guerre vraiment longtemps", a dit Olaf Scholz.


La Turquie va renoncer au système russe de paiement Mir

Sur cette photo prise le 7 décembre 2019, un piéton passe devant la banque publique Vakifbank sur l'avenue Istiklal à Istanbul. (AFP)
Sur cette photo prise le 7 décembre 2019, un piéton passe devant la banque publique Vakifbank sur l'avenue Istiklal à Istanbul. (AFP)
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  • Ces trois banques publiques - HalkBank, Ziraat et Vakifbank - autorisaient jusqu'ici les transactions avec les cartes Mir
  • Deux des plus grandes banques privées du pays, Denizbank et Isbank, avaient déjà annoncé la semaine dernière qu'elles suspendaient l'utilisation du système de paiement Mir

ISTANBUL: Les trois banques publiques turques qui autorisaient le système russe de paiement Mir vont y renoncer après des mises en garde américaines, a annoncé mercredi à l'AFP un haut responsable turc.

"Il y a des paiements en cours, mais une date future a été fixée" pour la suspension du système Mir, a indiqué cette source à l'AFP, sous couvert d'anonymat et sans préciser de date.

Ces trois banques publiques - HalkBank, Ziraat et Vakifbank - autorisaient jusqu'ici les transactions avec les cartes Mir.

Deux des plus grandes banques privées du pays, Denizbank et Isbank, avaient déjà annoncé la semaine dernière qu'elles suspendaient l'utilisation du système de paiement Mir.

Vendredi, l'Ouzbékistan avait également annoncé avoir interrompu pour des raisons "techniques" le fonctionnement des cartes bancaires Mir, qui ne sont désormais plus utilisables que dans une poignée de pays dont le Bélarus.

Très dépendante des gaz et pétrole russes, la Turquie a refusé de se joindre aux sanctions occidentales décrétées contre la Russie après l'invasion de l'Ukraine. Le pays, destination prisé des touristes russes a vu arriver des milliers de Russes depuis le début de la guerre.

Elle avait annoncé élargir le champ d'application du système Mir après une rencontre début août entre le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine. Mais Washington avait mis en garde dans la foulée les entreprises et banques turques commerçant avec la Russie contre le risque de possibles sanctions.


Votes d'annexion russe: l'Ukraine réclame une hausse «significative» de l'aide militaire occidentale

Une photographie prise le 27 septembre 2022 montre des vagues du drapeau ukrainien dans une rue du village récemment libéré de Vysokopillya, dans la région de Kherson, au milieu de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo de Genya SAVILOV / AFP)
Une photographie prise le 27 septembre 2022 montre des vagues du drapeau ukrainien dans une rue du village récemment libéré de Vysokopillya, dans la région de Kherson, au milieu de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo de Genya SAVILOV / AFP)
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  • L'Ukraine appelle l'UE, l'Otan et le G7 à «augmenter immédiatement et significativement la pression sur la Russie, notamment en imposant de nouvelles sanctions dures et en augmentant significativement l'aide militaire à l'Ukraine»
  • La prochaine étape revient au Parlement russe, censé voter dans les jours qui viennent un traité formalisant l'intégration des quatre régions au territoire russe

KIEV: La diplomatie ukrainienne a appelé mercredi à une hausse significative de l'aide militaire occidentale, au lendemain de votes d'annexion par la Russie de quatre régions ukrainiennes, scrutins largement dénoncés par la communauté internationale.

"L'Ukraine appelle l'UE, l'Otan et le G7 à augmenter immédiatement et significativement la pression sur la Russie, notamment en imposant de nouvelles sanctions dures et en augmentant significativement l'aide militaire à l'Ukraine", a dit le ministère des Affaires étrangères, en demandant "des chars, des avions de combats, de l'artillerie longue portée, des systèmes de défense anti-aérienne et antimissiles".

Le ministère a également appelé "tous les Etats et les organisations internationales a condamner les actions illégales du Kremlin dans les territoires temporairement occupés d'Ukraine".

Les autorités prorusses des régions ukrainiennes de Zaporijjia, Kherson, Lougansk et Donetsk ont revendiqué mardi la victoire du "oui" en faveur d'une annexion par la Russie, lors de ces "référendums".

La prochaine étape revient au Parlement russe, censé voter dans les jours qui viennent un traité formalisant l'intégration des quatre régions au territoire russe.


Attaque de lundi au Burkina: au moins 11 soldats tués et 50 civils portés disparus

Le convoi a été la cible d'une embuscade, près de la localité de Gaskindé, localité située dans la province du Soum (Photo, AFP).
Le convoi a été la cible d'une embuscade, près de la localité de Gaskindé, localité située dans la province du Soum (Photo, AFP).
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  • Le 24 janvier dernier, des militaires ont pris le pouvoir au Burkina dans un putsch assurant vouloir faire de la sécurité leur priorité
  • Mais les attaques restent nombreuses

OUAGADOUGOU: Au moins onze soldats ont été tués dans une attaque de jihadistes présumés contre un convoi de ravitaillement lundi dans le nord du Burkina Faso, un bilan qui pourrait toutefois être beaucoup plus lourd, une cinquantaine de civils étant toujours portés disparus.

"Un convoi de ravitaillement à destination de la ville de Djibo a été la cible d'une attaque lâche et barbare. Le bilan provisoire est de 11 corps de militaires retrouvés et 28 blessés", a écrit le porte-parole du gouvernement Lionel Bilgo dans un communiqué.

"Une cinquantaine de civils sont aussi portés disparus et les recherches se poursuivent", poursuit le texte.

Le bilan pourrait toutefois être beaucoup plus lourd, une source sécuritaire évoquant à l'AFP "une soixantaine de victimes". "Pratiquement tout le convoi, véhicules et vivres, a été incendié", a poursuivi cette source.

Des vidéos reçues de sources sécuritaires par l'AFP montrent plusieurs camions incendiés et éventrés sur le bord d'une route.

Un précédent bilan, de sources sécuritaires à l'AFP, faisait état d'une "dizaine de morts" et de "nombreux blessés".

Le convoi a été la cible d'une embuscade, près de la localité de Gaskindé, localité située dans la province du Soum, avait indiqué l'état-major lundi soir dans un communiqué.

"L'attaque a également causé d'importants dégâts matériels", a souligné M. Bilgo.

«Nous restons debout»

"Certes, nous sommes affligés par la tragédie actuelle et les pertes cruelles que nous enregistrons, mais nous restons debout, unis et solidaires pour libérer notre cher pays le Burkina Faso", a-t-il affirmé, rappelant l'engagement des "forces patriotiques en lutte contre le terrorisme à tenir le serment de défendre et de libérer notre peuple de l'emprise des forces obscurantistes qui veulent l'asservir par la violence aveugle et la terreur".

Une autre attaque particulièrement meurtrière avait visé début septembre un convoi de ravitaillement dans le nord du pays. L'explosion d'un engin artisanal entre Djibo et Bourzanga avait causé la mort d'au moins 35 civils dont plusieurs enfants.

Ces convois, escortés par l'armée, ravitaillent des villes du nord, notamment Djibo, soumises à un blocus de groupes jihadistes qui ont récemment dynamité des ponts sur des grands axes routiers.

Le Burkina Faso - en particulier le nord et l'est - est confronté comme plusieurs de ses voisins à la violence de mouvements armés affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique, qui y ont fait depuis 2015 des milliers de morts et quelque deux millions de déplacés.

Le 24 janvier dernier, des militaires ont pris le pouvoir au Burkina dans un putsch assurant vouloir faire de la sécurité leur priorité. Mais les attaques restent nombreuses.

Dimanche, un autre convoi escorté par l'armée, parti la veille de Dori, chef-lieu de la région du Sahel, pour ravitailler la ville de Sebba, a été la cible d'une attaque à l'engin explosif improvisé, selon des sources sécuritaires.

Quatre personnes ont été blessées lors de cet incident, et le convoi est tout de même arrivé ce lundi, accueilli par une liesse populaire.

Samedi, deux soldats et deux supplétifs civils de l'armée ont été tués lors d'une attaque "terroriste" contre une patrouille dans la province de la Tapoa, une région de l'est du Burkina, frontalière du Niger et du Bénin, selon l'armée.