Suisse : l'inflation bondit à 3,4% en juin face à la hausse des produits pétroliers

Office fédéral de la statistique (OFS). (Photo: Wikimedia Commons)
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Publié le Lundi 04 juillet 2022

Suisse : l'inflation bondit à 3,4% en juin face à la hausse des produits pétroliers

  • Les prix des produits importés ont bondi de 8,5% en rythme annuel durant le mois écoulé, les produits pétroliers bondissant de 48,4%, indique l'OFS dans un communiqué
  • Les prix des produits fabriqués en Suisse ont, eux, augmenté de 1,7%. Ce bond de l'inflation en juin se situe dans le haut de la fourchette des prévisions des économistes interrogés par l'agence suisse AWP

ZURICH : L'inflation en Suisse a encore accéléré en juin pour bondir à 3,4% sur un an, contre 2,9% en mai, sous l'effet de la hausse des produits pétroliers, annonce lundi l'office fédéral de la statistique (OFS).

Les prix des produits importés ont bondi de 8,5% en rythme annuel durant le mois écoulé, les produits pétroliers bondissant de 48,4%, indique l'OFS dans un communiqué.

Les prix des produits fabriqués en Suisse ont, eux, augmenté de 1,7%. Ce bond de l'inflation en juin se situe dans le haut de la fourchette des prévisions des économistes interrogés par l'agence suisse AWP. Leurs estimations se situaient entre 2,8% et 3,5%.

D'un mois sur l'autre, l'inflation en Suisse a augmenté de 0,5% par rapport au mois de mai, en raison de la hausse des  carburants, du mazout ainsi que de certains légumes, détaille l'OFS. L'indice des prix à la consommation est remonté à 104,5 points.

L'inflation en Suisse est moins forte que dans d'autres pays. Par comparaison, la hausse des prix dans la zone euro s'est chiffrée à 8,6% sur un an en juin, selon Eurostat, l'office européen de la statistique.

Alors qu'elle s'était limitée à 0,6% en 2021, l'inflation en Suisse a accéléré mois après mois et franchi la barre des 2% en février, dépassant pour la première fois l'objectif de la banque centrale suisse. Après avoir grimpé à 2,4% en mars, elle est monté à 2,5% en avril et 2,9% en mai.

Mi-juin, la banque centrale suisse a surpris en donnant un tour de vis inattendu à sa politique monétaire pour tenter de contrer l'inflation.

Bien que son taux directeur reste en terrain négatif, elle l'a remonté d'un demi-point à -0,25% avec pour objectif d'empêcher l'inflation de s'installer. Pour 2022, elle a relevé sa prévision d'inflation à 2,8%, contre 2,1% attendu auparavant.

Le ministère de l'Économie a lui aussi remonté son estimation mi-juin, tablant pour sa part sur une inflation de 2,5% en 2022, contre 1,9% estimée précédemment.

Dans son rapport annuel, la Banque des règlements internationaux (BRI), une institution considérée comme la banque centrale des banques centrales, a appelé à ne pas laisser l'inflation s'enraciner.

Cette institution basée en Suisse, à Bâle, a mis en garde contre le risque de stagflation qui plane au-dessus de l'économie mondiale, estimant que les banques centrales doivent agir de manière décisive" et "sans tarder".


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.