L’Algérie fête le 60e anniversaire de son indépendance en grande pompe

Selon les chiffres officiels, un budget de plus de 5,8 milliards de dinars (près de 38 millions d’euros) a été dégagé pour la préparation et l’organisation de cet événement. Photo fournie.
Selon les chiffres officiels, un budget de plus de 5,8 milliards de dinars (près de 38 millions d’euros) a été dégagé pour la préparation et l’organisation de cet événement. Photo fournie.
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Publié le Lundi 04 juillet 2022

L’Algérie fête le 60e anniversaire de son indépendance en grande pompe

  • Selon les chiffres officiels, un budget de plus de 5,8 milliards de dinars (près de 38 millions d’euros) a été dégagé pour la préparation et l’organisation de cet événement.

PARIS: Défilé militaire, galas, expositions et journées d’étude sont prévus dans les différentes régions du pays. Selon les chiffres officiels, un budget de plus de 5,8 milliards de dinars (près de 38 millions d’euros) a été dégagé pour la préparation et l’organisation de cet événement.

Le 1er juillet, un gala populaire intitulé «Une histoire glorieuse, une ère nouvelle» a été organisé au Stade du 5-juillet-1962 par la wilaya d’Alger. Une rencontre marquée par la présence du Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, du wali d’Alger, d’Ahmed Mabed, des élus du Parlement ainsi que de nombreux hauts cadres de l’État. L’événement, qui a rassemblé plusieurs troupes musicales et un public nombreux, a été élaboré avec la participation de la garde républicaine, de la protection civile, des scouts musulmans algériens et de l’Établissement arts et culture de la wilaya d’Alger.

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Pour commémorer le 60e anniversaire de son indépendance, l’Algérie va renouer avec les grandes parades militaires. Photo fournie.

Des chants patriotiques, des danses traditionnelles et folkloriques des différentes régions du pays, des représentations de cavalerie et de fantasia ainsi qu’une fanfare de l’Établissement des arts et la culture de la capitale figurent parmi les attractions proposées aux familles venues célébrer le 60e anniversaire de l’indépendance du pays.

De son côté, le ministère des Moudjahidines organise une manifestation intitulée «Ala Fachahedou» («Soyez témoins»), qui retrace l’histoire millénaire de l’Algérie sur plusieurs périodes.


Grandes parades militaires
Pour commémorer le 60e anniversaire de son indépendance, l’Algérie va renouer avec les grandes parades militaires. La capitale, qui n’a pas connu un tel événement depuis trente-trois ans, termine les préparatifs organisés par l’Armée populaire nationale (ANP) dans domaines aérien, terrestre et maritime.

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La capitale, qui n’a pas connu un tel événement depuis trente-trois ans, termine les préparatifs organisés par l’Armée populaire nationale (ANP) dans domaines aérien, terrestre et maritime. Photo fournie.

Sous la supervision du président de la République, chef suprême des forces armées et ministre de la Défense nationale, M. Abdelmadjid Tebboune, de nombreuses armes de défense seront présentées, comme le système de défense antiaérienne S300PMU2, les missiles balistiques Iskander-E, les véhicules blindés de soutien logistique Terminator, les sous-marins Kilo – surnommés «trous noirs» – ainsi que divers avions et hélicoptères militaires.

«La parade militaire est porteuse de deux messages. Le premier consiste à établir une cohésion autour de l’armée nationale, l’autre à démontrer les capacités de l’ANP dans la défense de notre territoire. C’est une question qui relève de la souveraineté nationale, si chère à notre peuple», nous confie Malika, non sans fierté.

Le défilé, qui aura lieu sur la route nationale 11, qui jouxte la Grande Mosquée d’Alger et le front de mer de la capitale, sera retransmis en direct sur toutes les chaînes algériennes.

La question mémorielle
Soixante ans après l’indépendance, la question mémorielle est plus que jamais d’actualité. Lors de la commémoration des massacres du 8 mai 1945, le président Abdelmadjid Tebboune avait déclaré que la responsabilité de l’État algérien envers son capital historique représentait l’un des fondements qui forgent l’identité algérienne. Il avait ajouté qu’il était impératif de traiter le dossier mémoriel «en toute probité et avec objectivité».

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«Nous nous attendons à ce que la France reconnaisse ses crimes commis en Algérie durant les cent trente-deux ans où elle a occupé ce pays, essayant de changer le peuple algérien par un peuple européen», a indiqué de son côté Salah Goudjil, président du Conseil de la nation (Sénat) au journal algérien L’Expression dans un article publié le 4 juillet 2022 – la veille de la commémoration de ce 60e anniversaire.


La Turquie espère «réduire les tensions» au Moyen-Orient lors d'un forum

"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP. (AFP)
"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP. (AFP)
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  • Les représentants de plus de 150 pays sont attendus au Forum d'Antalya, station balnéaire du sud de la Turquie, dont plus de 20 chefs d'Etat et de gouvernement
  • Parmi eux figurent le président syrien Ahmad al-Chareh et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov

ANTALYA: La Turquie organise à partir de vendredi un vaste forum diplomatique qui accueillera notamment le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, au moment où Islamabad intensifie ses efforts pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Les représentants de plus de 150 pays sont attendus au Forum d'Antalya, station balnéaire du sud de la Turquie, dont plus de 20 chefs d'Etat et de gouvernement. Parmi eux figurent le président syrien Ahmad al-Chareh et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Une réunion entre les chefs de la diplomatie de la Turquie, de l'Egypte, du Pakistan et de l'Arabie Saoudite pour "des discussions sur le développement de solutions régionales aux problèmes régionaux, notamment à propos du conflit entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran" est prévue vendredi soir en marge du forum, selon une source du ministère turc des Affaires étrangères.

Le forum annuel d'Antalya intervient alors que le Pakistan multiplie ses efforts de médiation en vue d'une nouvelle série de pourparlers entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre lancée le 28 mars par les Etats-Unis et Israël.

Le chef d'état-major de l'armée pakistanaise a rencontré jeudi à Téhéran des négociateurs de haut niveau et M. Sharif, arrivé jeudi à Antalya, s'est entretenu cette semaine avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et l'émir du Qatar Tamim ben Hamad al-Thani dans le cadre d'une tournée régionale.

De premiers pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis au Pakistan se sont soldés par un échec dimanche sans toutefois conduire à une rupture du cessez-le-feu de deux semaines mis en place le 8 avril.

La Turquie veut également contribuer au processus de stabilisation.

"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP.

"On ne peut pas négocier les poings serrés. Il ne faut pas laisser les armes parler à la place des mots. Il faut exploiter pleinement la fenêtre d'opportunité ouverte par le cessez-le-feu", a-t-il ajouté.

Réouverture d'Ormuz 

M. Erdogan prendra la parole lors du forum, qui se tiendra pendant trois jours, et rencontrera M. Sharif en marge de celui-ci.

La guerre et le blocus du détroit d'Ormuz, voie de passage stratégique, devraient être au cœur des discussions. La date et l'heure de cette rencontre n'ont pas encore été communiquées.

La Maison Blanche a déclaré que de nouvelles discussions avec l'Iran se tiendraient "très probablement" à Islamabad, où le vice-président JD Vance a dirigé la délégation américaine lors du premier cycle de négociations.

"Nous continuerons à apporter tout le soutien possible pour faire en sorte que le cessez-le-feu temporaire en cours devienne permanent", a déclaré jeudi une source du ministère turc de la Défense.

"Nous espérons que cette guerre, dont les effets se font de plus en plus sentir non seulement au niveau régional mais aussi mondial, prendra fin au plus vite et que les parties agiront de manière constructive dans le processus de négociation en cours", a déclaré la source.

Critique virulente d'Israël, la Turquie s'est jointe aux efforts diplomatiques du Pakistan et de l'Egypte pour contribuer à l'instauration d'un cessez-le-feu, tant en Iran qu'au Liban.

Le ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a par ailleurs demandé lundi une réouverture "dès que possible" du détroit d'Ormuz et le rétablissement de son statut de "zone de libre passage international".

Parallèlement, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britanniques Keir Starmer et italienne Giorgia Meloni se réunissent vendredi à Paris pour discuter de la mise en place d'une mission de sécurisation de la navigation dans le détroit d'Ormuz. Une trentaine de participants d'autres pays se joindront à eux en visioconférence.

 


Entrée en vigueur d'un cessez-le-feu de dix jours entre le Liban et Israël

Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. (AFP)
Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. (AFP)
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  • La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi)
  • Celle-ci a été annoncée par le président américain Donald Trump.

BEYROUTH: Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump.

La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi), après un mois et demi de conflit entre Israël et le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah. Ce dernier a rejoint début mars la guerre au Moyen-Orient en lançant des roquettes contre le territoire israélien, en solidarité avec l'Iran attaqué par les Etats-Unis et Israël.

 

 


Le Liban accuse Israël de violer le cessez-le-feu tout juste entré en vigueur

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  • Cette trêve, qui suit celle conclue pour deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran, a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi)
  • Elle intervient après un mois et demi de conflit entre Israël et le groupe chiite libanais Hezbollah, financé et armé par Téhéran

BEYROUTH: Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump, l'armée libanaise dénonçant aussitôt des violations de la part d'Israël dans le sud du pays.

Cette trêve, qui suit celle conclue pour deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran, a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi). Elle intervient après un mois et demi de conflit entre Israël et le groupe chiite libanais Hezbollah, financé et armé par Téhéran. De nombreux tirs de célébration ont retenti dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement, selon des journalistes de l'AFP.

Des images de l'AFPTV ont montré des personnes retournant dans la banlieue sud de la capitale libanaise, particulièrement ciblée ces dernières semaines, certaines agitant le drapeau jaune du Hezbollah ou portant des portraits de son ancien chef, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Nous sommes fatigués de la guerre et nous voulons la sécurité et la paix", a dit à l'AFP à Beyrouth Jamal Chehab, une femme au foyer de 61 ans, saluant l'accord de trêve.

Mais quelques heures plus tard, l'armée libanaise a évoqué "un certain nombre de violations de l'accord, plusieurs actes d'agression israéliens ayant été recensés, sans compter les bombardements sporadiques qui ont touché plusieurs villages". Elle a appelé les personnes déplacées par les combats à s'abstenir de retourner immédiatement dans le sud du Liban.

L'armée israélienne a averti qu'elle maintenait son déploiement terrestre dans cette région, et a demandé à la population de ne pas revenir sur la rive sud du fleuve Litani.

Malgré ces mises en garde, des journalistes de l'AFP ont vu des embouteillages monstres se former au nord du Litani, motocyclistes et automobilistes patientant pendant des heures pour pouvoir franchir le dernier pont, lourdement endommagé par un bombardement israélien, reliant le sud du Liban au reste du pays.

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir "bombardé un rassemblement de soldats israéliens près de la ville de Khiam", dans le sud-est du Liban, "en réponse à la violation du cessez-le-feu par l'armée d'occupation".

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a rapporté des bombardements contre cette localité et le village voisin de Debbine, ainsi que d'"intenses activités de drones" dans la même région.

Donald Trump a annoncé jeudi qu'Israël et le Liban s'étaient mis d'accord sur un cessez-le-feu de dix jours, ajoutant qu'il s'efforçait d'organiser la toute première rencontre à la Maison Blanche entre le président du Liban Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.