Qu'est ce qu'un «plan Marshall»?

Des tracteurs américains venus des États-Unis, faisant partie du plan Marshall, destinés à l'agriculture française, en juin 1949 lors d'une foire agricole à Saint-Lô. (Photo, Archives, AFP)
Des tracteurs américains venus des États-Unis, faisant partie du plan Marshall, destinés à l'agriculture française, en juin 1949 lors d'une foire agricole à Saint-Lô. (Photo, Archives, AFP)
Short Url
Publié le Lundi 04 juillet 2022

Qu'est ce qu'un «plan Marshall»?

Des tracteurs américains venus des États-Unis, faisant partie du plan Marshall, destinés à l'agriculture française, en juin 1949 lors d'une foire agricole à Saint-Lô. (Photo, Archives, AFP)
  • L'expression «plan Marshall» est passée dans le langage courant pour désigner un programme d'aide extérieure massif, destiné à relever une région, un pays ou un secteur dévasté par un conflit, une catastrophe ou une crise
  • Ce plan de lutte contre «la famine, la pauvreté, le désespoir et le chaos» dans l'Europe ravagée par près de six ans de conflit, est adopté aux Etats-Unis sous la forme d'une loi en avril 1948

LUGANO: Le « plan Marshall », souvent invoqué lors de la conférence de Lugano sur la reconstruction de l'Ukraine, fait référence à un programme de reconstruction de l'Europe par les Etats-Unis après la Seconde Guerre mondiale. 

L'expression « plan Marshall », employée par le chancelier allemand Olaf Scholz ou le président du Conseil européen Charles Michel au sujet de l'Ukraine, est passée dans le langage courant pour désigner un programme d'aide extérieure massif, destiné à relever une région, un pays ou un secteur dévasté par un conflit, une catastrophe ou une crise. 

Depuis les années 1970, le terme « plan Marshall » a été employé à de multiples reprises, pour désigner des programmes d'aide aux pays pauvres, notamment africains, ou pour des plans de relance économiques, comme l'injection massive d'aides aux Etats-Unis après le coup d'arrêt causé par la pandémie de Covid-19 en 2020. 

L'idée de « plan Marshall » est évoquée pour la première fois le 5 juin 1947 dans un discours prononcé à l'université de Harvard par le général George C. Marshall, alors secrétaire d'Etat américain. 

Ce plan de lutte contre « la famine, la pauvreté, le désespoir et le chaos » dans l'Europe ravagée par près de six ans de conflit, est adopté aux Etats-Unis sous la forme d'une loi en avril 1948. 

Intitulé « programme de reconstruction européenne » (European Recovery Programm, ERP), il offre à tous les pays d'Europe, y compris l'URSS et les autres pays communistes, l'assistance américaine à la reconstruction matérielle et au redressement financier pour une durée de quatre ans. 

Alors que l'antagonisme soviéto-americain, qui aboutira rapidement à la guerre froide, se développe, Moscou, suivi par les pays communistes d'Europe de l'Est, rejette l'offre. 

Destiné à relancer l'économie « afin de permettre des conditions politiques et sociales nécessaires à l'existence d'institutions libres », le plan Marshall n'est accepté que par des pays d'Europe de l'Ouest (Autriche, Belgique, Danemark, Irlande, France, Grande-Bretagne, Grèce, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Suède, Suisse) et par la Turquie. 

Son démarrage au printemps 1948 coïncide avec le blocus de Berlin, épreuve de force Est-Ouest qui dure un an, et les bénéficiaires du plan sont bientôt rejoints par la nouvelle République fédérale d'Allemagne, après sa naissance en 1949. 

Un total de 13,35 milliards de dollars de l'époque (soit l'équivalent actuel d'environ 160 milliards de dollars), est injecté dans l'économie des pays aidés, à des conditions particulièrement avantageuses: 85% à titre gratuit et 15% en prêts à long terme. 

Deux organismes administrent le plan : l'Economic Cooperation Administration (ECA) et l'Organisation européenne de coopération économique (OECE). Les Américains avaient, en effet, fixé pour condition une coopération économique et un programme d'auto-assistance entre les pays bénéficiaires. 

Les résultats du plan Marshall ont été particulièrement rapides et n'ont pas profité qu'à l'Europe. Les économistes estiment que l'industrie américaine a largement bénéficié de l'expansion accélérée des marchés du Vieux continent où le dollar a rapidement supplanté la livre sterling comme principale monnaie commerciale. 


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Short Url
  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Short Url
  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Short Url
  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.