Un investisseur traduit en justice pour avoir pratiqué la médecine esthétique sans licence à Dubaï

Un investisseur dans une société de consultation médicale pourrait encourir une peine de prison et/ou une amende s'il est reconnu coupable d'avoir pratiqué la médecine sans licence à Dubaï. (Reuters)
Un investisseur dans une société de consultation médicale pourrait encourir une peine de prison et/ou une amende s'il est reconnu coupable d'avoir pratiqué la médecine sans licence à Dubaï. (Reuters)
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Publié le Mardi 05 juillet 2022

Un investisseur traduit en justice pour avoir pratiqué la médecine esthétique sans licence à Dubaï

Un investisseur dans une société de consultation médicale pourrait encourir une peine de prison et/ou une amende s'il est reconnu coupable d'avoir pratiqué la médecine sans licence à Dubaï. (Reuters)
  • Le suspect a été arrêté avant de faire une injection de Botox pour un montant de 1 275 dollars
  • S'il est reconnu coupable, le médecin sans licence pourrait encourir trois ans de prison, a déclaré un avocat à Arab News

DUBAÏ: Un investisseur dans une société de consultation médicale pourrait encourir jusqu'à trois ans de prison et/ou une amende pouvant aller jusqu'à 542 700 dollars (1 dollar = 0,96 euro) s'il est reconnu coupable d'avoir pratiqué la médecine sans licence à Dubaï.

Les procureurs ont renvoyé l’investisseur, dont l’identité n’a pas été révélée, devant le tribunal correctionnel de Dubaï, pour avoir pratiqué la médecine sans la licence requise alors qu'il injectait à des patients du Botox et des produits cosmétiques de comblement.

Haïfa al-Marzouqi, procureure en chef adjointe du parquet de Dubaï, a déclaré mardi dans un communiqué que la Dubai Healthcare Authority (DHA) avait reçu un renseignement d'un informateur concernant une personne pratiquant la médecine esthétique et injectant des produits de comblement et du Botox à des patients à leur domicile.

«En collaboration avec le service d'inspection de la DHA, quelqu'un s'est fait passer pour un patient potentiel et a contacté le suspect pour lui demander des injections cosmétiques. Dans le cadre d'une opération d'infiltration, le suspect a été appréhendé dans un appartement loué à cet effet», a affirmé Al-Marzouqi.

Les premiers interrogatoires ont montré que le suspect était un investisseur dans une société de consultation médicale, et non un médecin agréé.

L'avocat Faisal al-Zarouni a affirmé à Arab News que s'il était reconnu coupable, le suspect pourrait encourir une peine variant entre un mois et trois ans de prison, et une amende allant de 54 270 dollars à 542 700 dollars, ou les deux peines conjuguées.

 «Selon la loi […] sur la base de laquelle les procureurs demandent au tribunal de juger le suspect, cela signifie que ce dernier a fourni aux autorités sanitaires de faux documents pour obtenir une licence et pratiquer la médecine», a indiqué Al-Zarouni.

Al-Marzouqi a affirmé que le suspect s’était rendu à l'appartement avec un sac à main de taille moyenne contenant du matériel médical et des onguents médicaux.

Après avoir examiné le visage de l'informatrice, il a effectué une consultation médicale et l'a informée qu'elle avait besoin d'une injection de Botox au niveau du front, indiquant qu'il lui facturerait un montant de 1 275 dollars pour l’intervention.

Lorsqu'on lui a demandé comment les gens pouvaient éviter d'être victimes de médecins ne disposant pas de l’autorisation requise, Al-Zarouni leur a conseillé de se renseigner sur les licences des médecins inscrits sur le site Web de la DHA.

Certaines sources ont affirmé à Arab News qu'une audience serait prévue le mois prochain.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.