Le gouvernement soudanais réduit les subventions et double les prix du carburant

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo (à gauche) et le Premier ministre soudanais Abdalla Hamdok (à droite) à Khartoum,  le 25 août 2020 (Photo, AFP)
Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo (à gauche) et le Premier ministre soudanais Abdalla Hamdok (à droite) à Khartoum, le 25 août 2020 (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 28 octobre 2020

Le gouvernement soudanais réduit les subventions et double les prix du carburant

  • Dans le détail, les prix du litre de diesel et d'essence produits localement passent respectivement de 23 à 46 livres soudanaises (0,35 à 0,7 euros) et de 28 à 56 livres (0,4 à 0,9 euros)
  • La dévaluation constante de la livre soudanaise par rapport au dollar a réduit le pouvoir d'achat

KHARTOUM : Le Soudan double les prix du carburant, réduisant les subventions étatiques, dans un pays où le taux d'inflation annuelle a dépassé 200% et la cherté de la vie asphyxie la population, a annoncé mardi le ministère soudanais de l'Energie.

« Le gouvernement va procéder à la hausse des prix du carburant », a déclaré le vice-ministre de l'Energie et des Mines, Khaïri Abdel Rahman, lors d'une conférence de presse à Khartoum. 

La décision prend effet dès mardi, selon le ministre.

Dans le détail, les prix du litre de diesel et d'essence produits localement passent respectivement de 23 à 46 livres soudanaises (0,35 à 0,7 euros) et de 28 à 56 livres (0,4 à 0,9 euros). 

Les produits importés, eux, coûteront entre 106 et 120 livres soudanaises (1,6 à 1,8 euros) le litre.

Au Soudan, 45% du diesel disponible est issu de la production nationale, contre 65% de l'essence.

Depuis la chute de l'ancien président Omar el-Béchir sous la pression de la rue en avril 2019, l'économie soudanaise s'est enfoncée dans une profonde crise qui menace la paix sociale et la fragile transition politique.

La dévaluation constante de la livre soudanaise par rapport au dollar --le billet vert passant de 70 à 230 SDG en un an--, a réduit le pouvoir d'achat dans un pays où 90% des familles dépensent 65% de leurs revenus pour leur nourriture.

Symptômes flagrants d'une situation économique catastrophique, les pénuries de carburant, de nourriture, de médicaments et de produits d'hygiène sont légion. Et les Soudanais font quotidiennement plusieurs heures de queue devant les stations service.

Début octobre, le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha) avait indiqué que les prix des aliments avaient triplé en un an au Soudan, et les coûts des services de santé presque doublé.

Toutefois, l'annonce vendredi par le président américain Donald Trump du retrait prochain du Soudan de la liste « noire » américaine des Etats soutenant le « terrorisme », donne de nouvelles perspectives économiques à Khartoum, qui y figurait depuis 1993.

Le Soudan réclamait de longue date sa sortie de cette liste, synonyme de sanctions et d'entraves aux investissements.

En décembre 2018, le triplement du coût du pain décidé par le gouvernement de M. Béchir, aujourd'hui arrêté et jugé, avait été le déclencheur de la révolte populaire.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.