LE CAIRE: Le président du Parlement arabe, Adel al-Asoumi, a salué jeudi les efforts remarquables déployés par le roi Salmane et le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, pour rendre les services plus facilement accessibles aux pèlerins du Hajj.
M. Al-Asoumi déclare dans un communiqué que ces efforts sont source de fierté pour l’ensemble de la nation islamique et mettent en lumière l’attention bienveillante accordée par le roi et son gouvernement – représentés par les différents ministères et secteurs – pour faciliter l’accomplissement des rituels du Hajj.
Un million de pèlerins en provenance du monde entier se sont rassemblés jeudi dans la ville sainte de La Mecque pour entamer les rituels du Hajj. Il s’agit du plus grand pèlerinage islamique depuis que l’événement annuel a été bouleversé par la pandémie de Covid-19.
Il ajoute que plusieurs initiatives stratégiques ont été lancées dans le cadre du plan Vision 2030 du Royaume qui vise à développer le secteur du Hajj et de l’Omra pour mener à bien les aspirations des dirigeants saoudiens.
M. Al-Asoumi fait l’éloge des mesures prises par le Royaume pour accueillir les pèlerins. Il salue par ailleurs le renforcement des mesures de prévention pour garantir leur santé et leur sécurité, afin de leur permettre d’accomplir facilement et confortablement les rituels.
Le président du Parlement arabe déclare que les efforts inlassables du Royaume n’ont rien de nouveau et qu’ils ont servi de leçon inspirante pour la gestion des crises après deux saisons exceptionnelles marquées par la pandémie de Covid-19. L’Arabie saoudite a prouvé au monde entier son aptitude à surmonter toutes les crises auxquelles peuvent faire face les pèlerins, à faciliter la mise en place de leurs rituels et à fournir un maximum de confort pour préserver leur santé dans des circonstances exceptionnellement difficiles.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
Dans un nouveau rapport, le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a déclaré que les actions menées par Israël à Gaza depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023 constituaient des "violations flagrantes" du droit international, s'apparentant souvent à des "crimes de guerre et autres atrocités".
Dans la conclusion de ce rapport, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé Israël à veiller au respect d’une ordonnance de la Cour internationale de justice de 2024 lui enjoignant de prendre des mesures pour prévenir les actes de génocide à Gaza.
Selon lui, Israël doit veiller "avec effet immédiat à ce que son armée ne se livre pas à des actes de génocide, (et prendre) toutes les mesures nécessaires pour prévenir et punir l’incitation au génocide".
Une commission mandatée par l’ONU et plusieurs ONG parmi lesquelles Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé Israël d'avoir perpétré un génocide à Gaza. Israël rejette ces allégations comme "mensongères" et "antisémites".
Ce rapport, qui concerne la période allant du 7 octobre 2023, date à laquelle une attaque sans précédent du Hamas en Israël a déclenché une offensive israélienne à Gaza, jusqu'en mai 2025, condamne aussi les "violations graves" commises par des groupes armés palestiniens.
L'attaque du Hamas a causé la mort de 1.221 personnes du côté israélien, pour la plupart des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles.
Le rapport met aussi en lumière les sévices subis par les otages capturés par les groupes armés palestiniens, dont beaucoup ont fait état de tortures et agressions sexuelles alors qu'ils étaient détenus "dans des conditions inhumaines" pendant des mois.
Meurtres "illégaux"
Le rapport consacre également une large part aux actions d’Israël à Gaza, où sa campagne militaire de représailles a fait plus de 72.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire dirigé par le Hamas, dont les statistiques sont considérées comme fiables par l’ONU.
Une grande partie de ces meurtres "semblent illégaux", indique le rapport, qui souligne aussi comment Israël a "mené des attaques contre des cibles civiles ou protégées".
Parmi celles-ci figurent "des établissements de santé et des installations médicales", ainsi que des civils, dont des journalistes, des professionnels de santé, des acteurs humanitaires et des policiers, et ce "de manière systématique et répétée".
Cette campagne d’Israël à Gaza a rendu les conditions de vie dans une grande partie du territoire "incompatibles avec la survie des Palestiniens en tant que groupe", a alerté le Haut-Commissariat.
Il a également déclaré que "le recours à une force inutile et disproportionnée en Cisjordanie a(vait) conduit à des centaines de meurtres illégaux".
"En Cisjordanie, le taux de déplacements forcés de Palestiniens n'a pas été aussi élevé depuis des décennies et l'expansion des colonies israéliennes est sans précédent", a déclaré lundi devant la presse à Genève Ajith Sunghay, qui dirige le bureau du Haut-Commissariat dans les territoires palestiniens.
Sur les deux territoires, "l’armée israélienne et d’autres forces de sécurité ont provoqué des déplacements de population à grande échelle", ajoute le Haut-Commissariat.
Le rapport relève que les violations commises par Israël dans l’ensemble des territoires palestiniens occupés révélaient une pratique visant à infliger un "déplacement forcé, un dépeuplement et un nettoyage ethnique de vastes parties du territoire palestinien occupé".
Depuis, le fragile cessez-le feu d'octobre dernier "a permis de réduire l'ampleur considérable des violences observées jusqu’alors et a ouvert une marge de manœuvre humanitaire modeste", a déclaré Ajith Sunghay.
"Cependant, les meurtres et la destruction des infrastructures se sont poursuivis presque quotidiennement, et la situation humanitaire générale reste désastreuse", a-t-il ajouté.
Le Haut-Commissariat a jugé "essentiel que toutes les violations énumérées dans le rapport fassent l’objet d’un examen en bonne et due forme" par des "instances judiciaires crédibles et impartiales".







