Retour à Kiev par le train de nuit

Les citoyens ukrainiens, retournant à Kiev, attendent à l'extérieur du train lors d'un contrôle des passeports sur la frontière entre la Pologne et l'Ukraine près de Liuboml le 29 juin 2022. (Photo, AFP)
Les citoyens ukrainiens, retournant à Kiev, attendent à l'extérieur du train lors d'un contrôle des passeports sur la frontière entre la Pologne et l'Ukraine près de Liuboml le 29 juin 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 10 juillet 2022

Retour à Kiev par le train de nuit

  • A l'approche de Kiev au matin, la même ambiance calme imprègne le train, mais les yeux brillent davantage et une sorte de solennité s'installe
  • Les voyageurs rangent sagement leurs couchettes, vident leurs poubelles

KIEV: Lorsque le train s'immobilise peu après la frontière polonaise, le visage rond de Tatiana s'illumine d'un grand sourire. "Ukraine!".

Retour au pays, après quatre mois d'exil. Comme tous les passagers du train reliant Chelm (Pologne) à Kiev, Tatiana et sa mère Valentina ont décidé qu'il était temps, en dépit de la guerre et des incertitudes. Advienne que pourra.

Originaires de Kryvy Rig, dans le centre du pays, les deux femmes ont fui l'Ukraine dès le début de l'invasion russe le 24 février, pour rejoindre une famille amie vivant à Izmir, en Turquie.

Commerciale dans une entreprise de marketing, Tatiana, qui travaillait auparavant à Kiev, a poursuivi son activité sans problème en télétravail, depuis la Turquie.

"Mais quatre mois, ça suffit. Ce n'est pas facile de vivre dans un pays dont tu ne connais rien, dont tu ne parles pas la langue", explique la jeune femme qui ne donne pas son nom de famille. "Je ne sais pas ce qui va se passer, ni quand la guerre s'arrêtera, mais on rentre".

Dans le train couchette, beaucoup de femmes et d'enfants. Quelques hommes aussi, comme un trentenaire silencieux qui passe de longs moments à contempler, debout dans le couloir, les paysages verts de l'Ukraine qui défilent doucement devant la fenêtre.

«S'ils ne sont pas morts»

Maxime, lui, va dans le Donbass, la région minière de l'est du pays dont les Russes veulent prendre le contrôle total, et où la guerre fait rage sans répit. Les bombardements y sont incessants et les forces russes gagnent du terrain, lentement mais sûrement, au prix de nombreuses vies et de destructions massives.

"J'ai pas mal de gens à revoir là-bas. S'ils ne sont pas morts", dit simplement cet homme, qui revient après deux mois d'absence.

Qu'importent les longues heures d'attente et le train immobilisé à la frontière côté polonais, puis côté ukrainien. Personne ne manifeste la moindre impatience. Chacun sait que le voyage va durer plus de 15 heures.

Tous ces voyageurs sont reliés par un lien subtil, impalpable. Quelle que soit leur histoire personnelle, leurs raisons, sur lesquelles ils ne souhaitent généralement pas s'étendre, ils ont en commun de revenir.

Deux jeunes femmes qui ne se connaissaient pas discutent doucement dans le couloir jusque tard dans la nuit.

Un tube d'Ed Sheeran s'échappe à bas volume d'un compartiment.

Vie normale

La contrôleuse blonde, autoritaire mais sympathique, passe prendre les commandes de thé ou d'eau et vérifier que tout le monde est bien installé.

A l'approche de Kiev au matin, la même ambiance calme imprègne le train, mais les yeux brillent davantage et une sorte de solennité s'installe. Le débonnaire chef de compartiment, qui voyageait en short et en tongs, a revêtu chemise blanche et uniforme. Les voyageurs rangent sagement leurs couchettes, vident leurs poubelles.

Le train entre en gare. Tatiana a toujours son grand sourire et prie ses compagnons de voyage de "faire attention" à eux.

Le chef de wagon débarque les valises, prend la main des passagers pour les aider à descendre sur le quai, où les maris, les pères et les frères attendent leur famille, bouquets de fleurs en main.

La capitale ukrainienne a retrouvé une vie à peu près "normale" depuis le retrait de la région de Kiev des troupes russes en avril. Selon les derniers chiffres disponibles, près des deux-tiers des 3,5 millions habitants de la capitale sont déjà revenus.

Au niveau national, sur les 7,3 millions de réfugiés qui ont quitté l'Ukraine depuis le début de l'invasion, 2,3 millions sont d'ores et déjà rentrés, selon les données du Haut Commissariat pour les Réfugiés de l'ONU datant du 9 juin.

Toutefois, pour la première fois le 23 juin, selon les chiffres des garde-frontières ukrainiens, le nombre de personnes quittant le pays par les frontières occidentales (45 000) a dépassé le nombre d'entrées (40 000), marquant un inversement de la tendance au retour qui avait été observée depuis la mi-mai.


Une vingtaine de blessés après qu'un homme a pulvérisé une substance dans un centre commercial de Tokyo

Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
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  • A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue
  • En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment

TOKYO: Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers.

Le porte-parole de la police de Tokyo, Yusuke Koide, a expliqué à l'AFP qu'un homme avait pulvérisé une substance près d'un distributeur automatique au rez-de-chaussée du bâtiment, tandis qu'un responsable local des pompiers a précisé qu'une "vingtaine de personnes ont été blessées" après un signalement faisant état d'une "odeur" dans ce quartier très touristique.

A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue.

En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment.

"Pour le moment, 19 personnes ont été transportées à l'hôpital", a dit aux journalistes le responsable des pompiers, Ryosuke Kobayashi.

Un journaliste de l'AFP sur place a vu deux personnes sur des brancards être installées dans une ambulance, tandis que des pompiers et des responsables vêtus de combinaisons de protection chimique faisaient sortir des personnes du centre commercial pour les examiner dans des véhicules spécialisés.

"Ma gorge me grattait" 

"Quand je suis arrivée, l'agitation avait déjà commencé, et j'ai pensé qu'il y avait peut-être eu un petit incendie ou quelque chose comme ça. Une fois entrée dans le coin des distributeurs, ma gorge me grattait, presque engourdie", a témoigné auprès de la chaine de télévision NHK une femme de 70 ans qui se trouvait dans le centre commercial.

NHK a indiqué que les blessures semblaient légères.

Selon une source proche de l'enquête citée par NHK, la substance pulvérisée contiendrait de la capsaïcine, un composant actif du piment qui provoque une sensation de brûlure.

L'enquête de police a rapidement débuté, a déclaré un officier des pompiers présent sur les lieux, sans donner plus de détails.

La capitale japonaise reste marquée par l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, perpétrée en mars 1995 par la secte Aum et qui avait fait 14 morts et plus de 5.800 blessés.

Le 20 mars 1995, vers 08H00 du matin, cinq disciples de la secte Aum ont quasi simultanément déposé des sacs en plastique remplis de ce gaz liquéfié, un virulent agent neurotoxique, dans des rames de métro de différentes lignes avant de les percer avec la pointe d'un parapluie et de s'enfuir.

La criminalité violente est relativement rare au Japon, qui affiche un faible taux d'homicides, et ses lois sur les armes à feu sont parmi les plus strictes au monde.

Cependant, des attaques au couteau et même des fusillades se produisent occasionnellement, comme lors de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe en juillet 2022.

En décembre dernier, quatorze personnes ont été blessées lors d'une attaque au couteau dans une usine du centre du Japon, au cours de laquelle un liquide non spécifié avait également été pulvérisé.


Le chef de l'armée pakistanaise Munir est en Chine avec le Premier ministre Sharif 

Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
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  • Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois
  • M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran

ISLAMABAD: Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi.

M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran.

La Chine a déclaré vouloir travailler avec le Pakistan afin de "contribuer de manière positive au rétablissement rapide de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient".

Shehbaz Sharif a commencé samedi sa visite officielle en Chine dans la ville de Hangzhou, dans la province du Zhejiang (est).

Le Pakistan multiplie ses efforts de médiation dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le pays avait accueilli en avril des pourparlers historiques en face-à-face qui n’ont pas abouti à un accord durable.

La Chine joue un rôle plus discret, facilitant des appels téléphoniques et des réunions avec des responsables des pays du Golfe concernés.

S’adressant aux dirigeants chinois à Pékin aux côtés de M. Munir, M. Sharif a déclaré que "le monde traverse un moment critique", selon les images de la télévision pakistanaise PTV.

"Le Pakistan a joué un rôle sincère de médiation entre les États-Unis et l’Iran. Le maréchal (Munir) était à Téhéran et ne voulait pas manquer cette grande visite", a-t-il ajouté.

"Les choses vont dans la bonne direction. Je voudrais remercier la Chine pour son soutien à la promotion de la paix", a-t-il encore déclaré.


Pakistan: un accident de bus fait 17 morts et 10 blessés

Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
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  • Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement
  • "Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique

PESHAWAR: Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités.

L'accident s'est produit lorsqu'un bus de passagers reliant le district de Swat à Peshawar, dans le nord du pays, a subi une panne mécanique et s'est arrêté sur le bord de la route.

Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement.

"Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique.

Muhammad Ali, un médecin d'un hôpital local accueillant les victimes, a également confirmé le bilan.

De nombreux passagers rentraient chez eux à l'approche de l'Aïd, l'une des fêtes religieuses les plus importantes du calendrier musulman.