Génération 2030 offre aux jeunes d’Arabie saoudite et de France la possibilité de façonner le monde de demain

Le Forum Génération 2030 s'est tenu à Riyad en octobre 2021. (Génération 2030)
Le Forum Génération 2030 s'est tenu à Riyad en octobre 2021. (Génération 2030)
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Publié le Jeudi 14 juillet 2022

Génération 2030 offre aux jeunes d’Arabie saoudite et de France la possibilité de façonner le monde de demain

Le Forum Génération 2030 s'est tenu à Riyad en octobre 2021. (Génération 2030)
  • L’idée est née en 2015 lors d’une rencontre entre deux amis à Riyad: le Saoudien Youssef al-Hammadi et le Français Timothée Dufour
  • L’association œuvre également à promouvoir la compréhension culturelle et le partage d’idées, de projets et d’expériences

RIYAD: Génération 2030 est une association d’amitié franco-saoudienne fondée à Paris en 2019. Elle rassemble de jeunes talents issus d’horizons très variés et a pour objectif d’encourager les dirigeants de demain à établir des ponts entre les deux nations et leurs cultures respectives.
L’idée est née en 2015 lors d’une rencontre entre deux amis à Riyad: le Saoudien Youssef al-Hammadi et le Français Timothée Dufour. Ensemble, ils ont constaté que les jeunes de leurs pays avaient beaucoup d’idées à partager. En se libérant des clichés et des stéréotypes qui entourent les deux pays, ils pourraient s’entraider en vue de réaliser de grands exploits. Ils ont donc décidé de se mobiliser, tirant profit du pouvoir de la société civile et se concentrant sur l’autonomisation des jeunes.
Tous les doutes qu’ils pouvaient avoir se sont complètement dissipés en 2016 lorsque le prince héritier, Mohammed ben Salmane, a fait part de l’initiative Vision 2030, un projet de développement et de diversification à grande échelle qui vise à dynamiser la société saoudienne, et la jeunesse du pays en particulier, en favorisant un avenir meilleur pour un Royaume en perpétuelle évolution.

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Un live électro du DJ saoudien Cosmicat et du DJ français Yann Dulché à l'occasion de la Fête de la Musique 2021. (Génération 2020)

Ce programme ambitieux correspondait aux idées de Youssef et de Timothée en matière d’autonomisation des jeunes. Ils ont donc décidé de saisir cette occasion pour concevoir un projet destiné à forger des liens durables entre les jeunes de leurs pays.
«Toutes nos actions sont animées par un aspect humain, convivial, authentique et chaleureux, qui nous tient à cœur; c’est dans notre ADN», déclare Soha al-Harbi, qui dirige Génération 2030 depuis 2021.
«Nous, Français et Saoudiens, sommes à la fois attachés à nos cultures et à nos traditions et fiers de nos racines, ce qui ne nous empêche pas d’être attirés par d’autres horizons culturels.»

Pour favoriser le rapprochement entre les jeunes en Arabie saoudite et en France, Génération 2030 organise des rencontres thématiques, des événements culturels, des concours, des foires et des programmes d’échanges dans les deux pays.
L’association œuvre également à promouvoir la compréhension culturelle et le partage d’idées, de projets et d’expériences dans l’intérêt d’un développement commun. Pour cela, elle établit des partenariats et soutient des initiatives ainsi que des projets bilatéraux mis en place par la société civile.
«L’idée est que les jeunes sont l’avenir et qu’ils participent, à leur manière, au développement de la relation bilatérale», dit le fondateur, Timothée, dans un entretien accordé à Arab News.
«Des profils inspirants, qui possèdent une réelle incidence sur leur communauté, sont mis en avant sur nos réseaux sociaux au moyen d’articles, de vidéos et de podcasts.»
L’association organise aussi régulièrement des «alchimies», des afterworks, dans une ambiance conviviale. Par ailleurs, son forum annuel fournit une plate-forme qui vise à favoriser l’esprit d’échange et de partage.
Génération 2030 met l’accent sur deux domaines principaux. Le premier, centré sur les arts et la culture, comprend la musique, la mode, le design, le cinéma, les arts visuels et la gastronomie. Le second se rapporte à l’économie, à la société, à l’entrepreneuriat, à la technologie, au sport et au milieu universitaire.
Elle met en place une grande variété d’initiatives et de projets, notamment des formations dans les domaines du cinéma, de la gastronomie et de la mode, entre autres, et se charge de la promotion de résidences d’artistes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
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  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
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  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".