La Middle East Media Initiative réunit des cinéastes arabes à Hollywood

 l’initiative est conçue sur mesure pour répondre aux objectifs et aux ambitions de chacun. (Photo fournie)
l’initiative est conçue sur mesure pour répondre aux objectifs et aux ambitions de chacun. (Photo fournie)
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Publié le Mercredi 13 juillet 2022

La Middle East Media Initiative réunit des cinéastes arabes à Hollywood

  • Aux États-Unis, une initiative rassemble à Hollywood des cinéastes arabes venus de l’ensemble du Golfe pour leur permettre de tisser des liens
  • «Ce genre d’esprit de collaboration se produit dans un nouvel espace dépourvu de tout type de notions préconçues, de traumatisme ou de négativité»

LOS ANGELES: Aux États-Unis, une initiative rassemble à Hollywood des cinéastes arabes venus de l’ensemble du Golfe pour leur permettre de tisser des liens, d’apprendre et de collaborer en partageant leurs idées sur des projets télévisuels en marge de la compétition de l’industrie cinématographique et télévisuelle du Moyen-Orient.

Prenant place au sein de la meilleure école de cinéma des États-Unis, l’USC School of Cinematic Arts de Los Angeles, la Middle East Media Initiative permet à ses participants de rencontrer des professionnels de Hollywood et elle leur offre une formation à l’américaine en matière de cinéma et de production télévisuelle.

Selon son directeur, Hisham Fageeh, cette initiative donne la possibilité aux cinéastes arabes de repartir de zéro.

«Ils sortent de l’environnement dans lequel ils se trouvent habituellement et qu’ils apprécient pour découvrir un nouveau cadre où ils ne connaissent personne. Ils brisent la glace et apprennent à se connaître et à se familiariser avec leurs projets respectifs», explique-t-il.

«Ce genre d’esprit de collaboration se produit dans un nouvel espace dépourvu de tout type de notions préconçues, de traumatisme ou de négativité. C’est un nouveau départ, un nouveau regard», poursuit-il.

L’objectif de cette initiative n’est pas seulement de former les participants et de leur donner l’espace nécessaire pour se connecter les uns aux autres, mais de promouvoir des séries personnelles axées sur les créateurs en mettant en valeur les voix des cinéastes qui en sont à l’origine et en les faisant connaître des publics du monde entier.

«Nous leur apprenons le processus d’écriture, pas exactement de quelle manière écrire, mais plutôt comment transmettre leur propre message tout en restant fidèles à leurs propres personnages et à leurs histoires», déclare Shereen Maliki, enseignante en développement créatif, à Arab News.

Selon M. Fageeh, l’initiative est conçue sur mesure pour répondre aux objectifs et aux ambitions de chacun.

«Nous essayons de jumeler des projets avec des pédagogues adaptés. Par exemple, si quelqu’un propose un projet comique, nous essayons de le mettre en contact avec une personne qui travaille pour une émission comique ou qui crée des spectacles humoristiques aux États-Unis», confie-t-il.

«Au fond, nous nous efforçons de nous éloigner de la notion de surproduction et de raconter des histoires plus ancrées et plus spécifiques, qui n’en sont pas moins universelles.»


Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Pelé remercie pour les messages de soutien liés à une visite médicale «de routine»

Sur cette photo d'archive prise le 16 juin 2016, le footballeur brésilien à la retraite Edson Arantes do Nascimento, connu sous le nom de Pelé, salue après avoir été décoré de la médaille de l'Ordre olympique au Musée Pelé à Santos, Sao Paulo, Brésil. (Photo par Miguel Schincariol / AFP)
Sur cette photo d'archive prise le 16 juin 2016, le footballeur brésilien à la retraite Edson Arantes do Nascimento, connu sous le nom de Pelé, salue après avoir été décoré de la médaille de l'Ordre olympique au Musée Pelé à Santos, Sao Paulo, Brésil. (Photo par Miguel Schincariol / AFP)
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  • L'ancien numéro 10, que beaucoup considèrent comme le plus grand footballeur de tous les temps et qui est le seul à avoir soulevé trois fois le trophée mondial (1958, 1962, 1970), se rend régulièrement à l'hôpital pour subir des séances de chimiothérapie
  • Sur Instagram, il a demandé aux joueurs de la Seleçao de «ramener le trophée à la maison», le jour du premier match du Brésil au Qatar, remporté 2-0 face à la Serbie

SAO PAULO : Le Brésilien Pelé, légende vivante du football, a adressé jeudi des remerciements pour tous les messages de soutien reçus après son hospitalisation pour une «visite de routine» liée au traitement de son cancer.

«Chers amis, je suis à l'hôpital pour effectuer ma visite mensuelle. Cela fait toujours chaud au cœur de recevoir des messages positifs comme ceux-là», a écrit Pelé sur Instagram en légende d'une photo montrant son portrait projeté sur une tour au Qatar illuminée tandis que celle d'à côté lui souhaite un «prompt rétablissement» en anglais.

«Merci au Qatar pour cet hommage, et à tous ceux qui m'envoient de bonnes ondes», a ajouté l'ancien footballeur de 82 ans.

La sélection du Brésil, qui se trouve au Qatar pour la Coupe du monde, lui avait souhaité plus tôt «le meilleur» pour sa santé.

L'hôpital Albert Einstein à Sao Paulo avait indiqué mercredi dans son bulletin médical qu'il avait «été hospitalisé pour une réévaluation du traitement par chimiothérapie suivi après la détection d'une tumeur au côlon en septembre 2021».

Le «Roi» Pelé se trouve dans une chambre privée dans un «état clinique stable», avait précisé l'établissement.

L'ancien numéro 10, que beaucoup considèrent comme le plus grand footballeur de tous les temps et qui est le seul à avoir soulevé trois fois le trophée mondial (1958, 1962, 1970), se rend régulièrement à l'hôpital pour subir des séances de chimiothérapie.

Le 23 octobre, Pelé, de son vrai nom Edson Arantes do Nascimento, s'était dit «heureux» de fêter ses 82 ans «avec la santé», dans une vidéo publiée sur Instagram.

Sur le même réseau social, il a demandé aux joueurs de la Seleçao de «ramener le trophée à la maison», le jour du premier match du Brésil au Qatar, remporté 2-0 face à la Serbie.

Le Brésil, déjà qualifié pour les huitièmes de finale, doit jouer vendredi contre le Cameroun (19H00 GMT).


Cinéma: «Sous les figues», huis clos tunisien en plein air

Affiche du film"Sous les figues" (fournie)
Affiche du film"Sous les figues" (fournie)
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  • La cinéaste, qui s'était fait connaître par la critique avec son documentaire «La Voie Normale», sur les cheminots en Tunisie, a planté le décor dans un champ de figuiers de la Tunisie rurale, où travaillent majoritairement des femmes
  • A la lisière du documentaire, Erige Sehiri filme les visages, jeunes ou moins jeunes, des hommes et des femmes transportés dans une camionnette

PARIS : «Nos pays sont très beaux mais les gens étouffent à l'intérieur»: dans «Sous les figues», la réalisatrice franco-tunisienne Erige Sehiri dresse le portrait d'une jeunesse tunisienne, et plus largement maghrébine, au bord de l'explosion, «empêchée de vivre» par une société qui l'étouffe.

Le film, qui sort mercredi en salles, avait été présenté en mai dernier à la Quinzaine des réalisateurs, un des sections parallèles du Festival de Cannes.

Pour son premier long-métrage, la cinéaste, qui s'était fait connaître par la critique avec son documentaire «La Voie Normale», sur les cheminots en Tunisie, a planté le décor dans un champ de figuiers de la Tunisie rurale, où travaillent majoritairement des femmes.

A la lisière du documentaire, Erige Sehiri filme les visages, jeunes ou moins jeunes, des hommes et des femmes transportés dans une camionnette: direction d'immenses champs de figuiers.

Pourtant, malgré des arbres à perte de vue et le sentiment d'espace et de liberté qui devrait s'en dégager, le spectateur est saisi d'une tout autre impression: celle d'un huis clos oppressant dont ces femmes ne peuvent s'échapper.

«J'avais envie de dire: +Regardez, c'est beau mais c'est tout+. Nos pays sont comme ça, ils sont très beaux mais les jeunes étouffent à l'intérieur», a raconté la réalisatrice à l'AFP lors du dernier Festival de Cannes.

Dans ce film choral -- dont le casting est exclusivement composé d'acteurs amateurs issus de la Tunisie rurale --, les femmes sont traquées, harcelées, certaines échappant de justesse à une agression sexuelle.

L'amour et le sexe sont dans toutes les têtes mais personne n'ose exprimer clairement ses désirs.

«Je voulais aborder le thème du harcèlement sexuel envers les femmes car, même si la question est plutôt prise au sérieux en Tunisie, dans les campagnes, c'est le quotidien des femmes et le silence reste de mise», assure-t-elle.

Telle la cueillette d'une figue, le corps des femmes est prêt à être +cueilli+ par les hommes. Des hommes qui sont, selon elle, aussi dans la souffrance face à l'impossibilité de pouvoir vivre, librement, leur sexualité.

Un film ancré en Tunisie mais qui fait écho à tout le Maghreb, estime la réalisatrice.


Une statue de Victor Hugo par Rodin inaugurée en France

La maison où est né Victor Hugo (à gauche) place Victor Hugo à Besançon (photo, Arnaud25)
La maison où est né Victor Hugo (à gauche) place Victor Hugo à Besançon (photo, Arnaud25)
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  • «Un Victor Hugo nu, ce n'est pas forcément dans l'esprit de l'époque», a souligné Hugues Herpin, chef de service au Musée Rodin
  • «Pour moi, on ne revêt pas un dieu d'une redingote», s'était à l'époque justifié Rodin (1840-1917) auprès de Camille Claudel

STRASBOURG : Une sculpture inédite de Victor Hugo par Rodin a été inaugurée jeudi à Besançon (est), ville natale de l'écrivain français, après un don de la fondation suisse Pierre Gianadda.

Le bronze noir de 2,10 mètres pour 250 kilos montre un Victor Hugo debout, en train de marcher, présentant le visage d'un vieil homme mais un corps vigoureux et musculeux. Il est présenté nu.

«Pour moi, on ne revêt pas un dieu d'une redingote», s'était à l'époque justifié Rodin (1840-1917) auprès de Camille Claudel.

«Ce sont des choix iconoclastes, un Victor Hugo nu, ce n'est pas forcément dans l'esprit de l'époque», a souligné Hugues Herpin, chef de service au Musée Rodin. «Mais Rodin cherche avant tout la vérité et l'expression de la création de Victor Hugo à travers ce modelé très puissant».

La statue est un don de la fondation suisse Pierre Gianadda. Léonard Gianadda, son président, souhaitait ainsi réparer ce qu'il voyait «comme une injustice»: si Rodin avait portraituré Victor Hugo à plusieurs reprises, la ville natale de l'écrivain ne disposait d'aucune œuvre du sculpteur, malgré le souhait maintes fois exprimé par la mairie.

Cette statue a été éditée à partir de moules et modèles en plâtre donnés par le sculpteur à l'Etat français en 1916, conservés dans les réserves du musée Rodin de Meudon (Hauts-de-Seine), et redécouverts en 2019.

Sa fonte en bronze, inédite, a été réalisée en trois exemplaires. Outre celui exposé à Besançon, l'un sera conservé par la fondation Gianadda à Martigny (Sud-ouest de la Suisse), l'autre au musée Rodin de Paris.

Le «Musée Rodin, en tant qu'ayant droit de l'artiste, conserve le droit moral attaché à l'œuvre, et a la possibilité d'éditer l'œuvre de Rodin, y compris de manière posthume, à partir des moules originaux» laissés par l'artiste, a précisé Hugues Herpin.

«Cette statue de Victor Hugo démontrera la vigueur, la force et la grandeur de ces combats qu'il faut faire vivre encore aujourd'hui, la défense des droits de l'homme, la lutte contre peine de mort, contre l'esclavage, la misère, le rejet de l'autre, et la xénophobie», a déclaré la maire (Europe Ecologie Les Verts) de Besançon, Anne Vignot.