A Washington, des survivants de tueries implorent les élus d'interdire les fusils d'assaut

Des personnes visitent un mémorial de fortune aux victimes d'une fusillade à Robb Elementary School à Uvalde, Texas, le 30 juin 2022.  (AFP)
Des personnes visitent un mémorial de fortune aux victimes d'une fusillade à Robb Elementary School à Uvalde, Texas, le 30 juin 2022. (AFP)
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Publié le Mercredi 13 juillet 2022

A Washington, des survivants de tueries implorent les élus d'interdire les fusils d'assaut

  • En 1994, le Congrès avait adopté une loi bannissant pour dix ans les fusils d'assaut
  • Après la tragédie d'Uvalde, le président Joe Biden avait plaidé pour une interdiction des fusils d'assaut, ou a minima pour élever l'âge légal à 21 ans pour s'en procurer

WASHINGTON: Réunis au pied du Congrès américain, des survivants des récentes fusillades qui ont endeuillé l'Amérique et des parents de jeunes victimes ont imploré mercredi les élus d'interdire la vente de fusils d'assaut, armes utilisées lors de ces massacres.

"Je veux que vous imaginiez ma tête quand mon mari et moi avons lu le certificat de décès de notre fille", a lancé en larmes Kimberly Rubio, la mère de Lexi, une fillette tuée d'une balle dans la tête lors de l'attaque de l'école primaire d'Uvalde, au Texas.

"Il y a une question qui devrait habiter" chaque élu du Congrès américain, a-t-elle assuré: "Et si le tueur n'avait jamais eu accès à un fusil d'assaut?"

Une vidéo quasi insoutenable de cette fusillade diffusée mardi, montrant le tireur entrer de manière presque nonchalante dans l'école primaire, pointer son arme vers une salle, ouvrir le feu, et n'être inquiété par la police que 74 minutes plus tard, a ravivé la colère des parents des victimes.

"Notre pays a un problème, un problème énorme", a renchéri Abby Brosio, qui a survécu à la tuerie de Highland Park, quand un homme de 21 ans a ouvert le feu sur un défilé de la fête nationale, faisant sept morts et plus de trente blessés.

En 1994, le Congrès avait adopté une loi bannissant pour dix ans les fusils d'assaut, conçus pour faire un maximum de victimes, et certains chargeurs à grande capacité. Elle a expiré en 2004 et les ventes se sont depuis envolées, notamment chez les jeunes.

Après la tragédie d'Uvalde, le président Joe Biden avait plaidé pour une interdiction des fusils d'assaut, ou a minima pour élever l'âge légal à 21 ans pour s'en procurer. Mais l'opposition républicaine, très protectrice du droit des Américains à porter des armes, a refusé de donner les voix nécessaires pour l'adoption de cette mesure au Congrès.


«Pas d'indications» que la Russie se prépare «de manière imminente» à utiliser l'arme nucléaire

Cette mise au point de Karine Jean-Pierre intervient après des propos particulièrement forts jeudi du président Joe Biden, qui avait estimé que le monde faisait face pour la première fois depuis la Guerre froide à un risque d'«Armageddon» nucléaire (Photo, AFP).
Cette mise au point de Karine Jean-Pierre intervient après des propos particulièrement forts jeudi du président Joe Biden, qui avait estimé que le monde faisait face pour la première fois depuis la Guerre froide à un risque d'«Armageddon» nucléaire (Photo, AFP).
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  • «Nous n'avons pas de raison d'ajuster notre propre posture nucléaire stratégique», a affirmé vendredi la porte-parole de la Maison Blanche
  • Confronté à une résistance ukrainienne tenace, Poutine a fait une allusion à la bombe atomique dans un discours télévisé le 21 septembre

WASHINGTON: "Nous n'avons pas de raison d'ajuster notre propre posture nucléaire stratégique, pas plus que nous n'avons d'indications que la Russie se prépare à utiliser de manière imminente des armes nucléaires", a dit vendredi la porte-parole de la Maison Blanche.

Cette mise au point de Karine Jean-Pierre intervient après des propos particulièrement forts jeudi du président Joe Biden, qui avait estimé que le monde faisait face pour la première fois depuis la Guerre froide à un risque d'"Armageddon" nucléaire, c'est-à-dire d'apocalypse.

Interrogée pour savoir si ce ton plus alarmiste était lié à de nouveaux renseignements obtenus par les Etats-Unis, la porte-parole a répondu "non", lors d'une brève session de questions-réponses à bord de l'avion emmenant Joe Biden pour un déplacement au nord-ouest de Washington.

"Nous n'avons pas été confrontés à la perspective d'un 'Armageddon' depuis Kennedy et la crise des missiles cubains" en 1962, avait-t-il déclaré lors d'une collecte de fonds à New York, au cours de laquelle il a estimé que son homologue russe Vladimir Poutine "ne plaisantait pas" en menaçant de recourir à l'arme atomique.

Du 14 au 28 octobre 1962, la crise des missiles installés à Cuba par l'Union soviétique et repérés par les Etats-Unis avait fait trembler la planète, laissant craindre une guerre nucléaire.

Confronté à une résistance ukrainienne tenace, alimentée par l'aide militaire occidentale, Vladimir Poutine a fait une allusion à la bombe atomique dans un discours télévisé le 21 septembre.

Il s'était dit prêt à utiliser "tous les moyens" dans son arsenal face à l'Occident, qu'il avait accusé de vouloir "détruire" la Russie.


Danemark: Un Iranien armé d'un couteau arrêté à l'ambassade d'Iran

L'homme, un citoyen iranien, a été arrêté par un employé avant d'entrer dans le bâtiment de l'ambassade, a indiqué la police dans un communiqué (Photo, danemark.mfa.gov.ir).
L'homme, un citoyen iranien, a été arrêté par un employé avant d'entrer dans le bâtiment de l'ambassade, a indiqué la police dans un communiqué (Photo, danemark.mfa.gov.ir).
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  • «L'agresseur, qui tenait un couteau à la main, est entré dans l'ambassade, a semé la terreur... et causé des dommages aux voitures dans le parking de l'ambassade»
  • De Téhéran, le ministère a «vivement critiqué» la lenteur de l'intervention de la police danoise

COPENHAGUE: Un Iranien armé d'un couteau a été arrêté dans l'ambassade d'Iran à Copenhague, a annoncé vendredi la police danoise, Téhéran accusant l'homme d'avoir visé l'ambassadrice et critiquant l'intervention trop lente de la police.

"L'agresseur, qui tenait un couteau à la main, est entré dans l'ambassade, a semé la terreur... et causé des dommages aux voitures dans le parking de l'ambassade", a assuré l'ambassadrice, Afsaneh Nadipour, dans un communiqué de la diplomatie iranienne.

"Un citoyen iranien de 32 ans a été arrêté vendredi matin après avoir pénétré dans l'enceinte de l'ambassade d'Iran à Copenhague portant un couteau", a confirmé la police de Copenhague dans un communiqué, précisant que l'homme avait été appréhendé par un employé de l'ambassade avant d'atteindre le bâtiment lui-même.

De Téhéran, le ministère a "vivement critiqué" la lenteur de l'intervention de la police danoise.

"Il est regrettable qu'au cœur de l'Europe, une telle attaque soit perpétrée contre une femme et ambassadrice bénéficiant de l'immunité diplomatique, et la police n'est pas présente à temps sur les lieux", a-t-il dit.

Le suspect, qui devait être présenté samedi à un juge pour être placé en détention provisoire, risque d'être inculpé pour vandalisme, violence et infraction vis-à-vis de personne protégée par le statut diplomatique, a ajouté la police.

La police danoise a elle indiqué avoir pris, après l'incident, "les mesures de sécurité nécessaires concernant l'ambassade d'Iran, ses employés".

L'Iran est actuellement traversé par un mouvement de contestation, avec en première ligne les Iraniennes, après le décès en prison de Mahsa Amini arrêtée par la police des moeurs.

Des rassemblements de solidarité ne cessent également d'avoir lieu à travers le monde depuis sa mort il y a trois semaines.


«Nous pouvons arriver subitement la nuit»: Erdogan menace la Grèce et les pays qui l’«agacent»

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, prend la parole lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée après une réunion de la Communauté politique européenne au château de Prague, à Prague, en République tchèque. (AP)
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, prend la parole lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée après une réunion de la Communauté politique européenne au château de Prague, à Prague, en République tchèque. (AP)
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  • La Grèce doit prendre au sérieux les avertissements concernant la réponse de la Turquie à toute menace, a déclaré le président Erdogan
  • Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a affirmé que son pays était ouvert au dialogue avec tout pays voisin

PRAGUE: Lors de la lancée de la nouvelle plateforme de concertation continentale à Prague, la Communauté politique européenne, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a indiqué que la Grèce, et d’autres pays qui l’«agacent», ont compris le message d’Ankara lorsque des responsables turcs ont déclaré: «Nous pouvons arriver subitement la nuit», un commentaire que les responsables grecs et d’autres responsables occidentaux considèrent comme une menace.

Il a accusé Athènes de fonder ses politiques sur des «mensonges». «Ils ne sont pas là où ils sont censés être», a lancé M. Erdogan lors d’une conférence de presse à Prague. «Toute leur politique est fondée sur des mensonges. Ils ne sont pas honnêtes. Nous n’avons rien à discuter avec la Grèce.»

Il a souligné que la Grèce devait prendre au sérieux ses avertissements concernant la réponse de la Turquie à toute menace, et a également déclaré au sommet qu’il attendait de l’UE qu’elle «appelle la Grèce à un dialogue bilatéral au lieu de soutenir des initiatives illégales déguisées en unité ou en solidarité». De son côté, le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a affirmé que son pays était ouvert au dialogue avec tout pays voisin.

«La Grèce ne provoque jamais, et elle répond toujours avec confiance lorsqu’elle est provoquée», a dit M. Mitsotakis. «Il est insensé d’accuser la Grèce de faire monter la tension en mer Égée alors que la Turquie soulève même les questions de souveraineté des îles», a-t-il ajouté. «La Grèce ne ferme pas la porte au dialogue. Nous sommes certains que le droit international est de notre côté.»

Jeudi, des dirigeants de toute l’Europe ont entamé leurs réunions à Prague dans le cadre du sommet inaugural. Le premier rassemblement au grand complexe du château de Prague a réuni un groupe hétéroclite de 44 nations, du Caucase (sud-est) à l’Islande (nord-ouest).

Le président russe, Vladimir Poutine, qui n’a pas été invité, dominait les discussions lors de la réunion en raison des crises économique et sécuritaire provoquées par son invasion de l’Ukraine.

* Avec Reuters and AFP

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com