La visite de Biden en Arabie saoudite réaffirme l'influence régionale des États-Unis

Le président américain arrivera à Djeddah vendredi, après un vol direct de Tel Aviv (Photo, Reuters).
Le président américain arrivera à Djeddah vendredi, après un vol direct de Tel Aviv (Photo, Reuters).
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Publié le Vendredi 15 juillet 2022

La visite de Biden en Arabie saoudite réaffirme l'influence régionale des États-Unis

  • Se détourner du Moyen-Orient était une erreur selon Biden
  • Les États-Unis ne doivent pas laisser un vide de pouvoir se créer, a ajouté le président américain

DJEDDAH: La visite de Joe Biden en Arabie saoudite vise à réaffirmer l'influence des États-Unis dans la région après une période de négligence, a déclaré le président américain jeudi.

Biden a affirmé que la décision stratégique de Washington de se détourner du Moyen-Orient a été une erreur et que son voyage dans le Royaume permettra de «promouvoir les intérêts américains».

«Il y a tellement de questions en jeu, je tiens à préciser que nous pouvons continuer à jouer un rôle de premier plan dans la région et ne pas créer un vide, un vide qui sera comblé par la Chine et/ou la Russie», a souligné Biden.

Le président américain atterrira à Djeddah vendredi à la suite d’un vol direct de Tel Aviv, après avoir couronné sa visite en Israël jeudi par un engagement commun à refuser à l'Iran l'accès aux armes nucléaires.

Biden a réaffirmé le soutien américain à l'avantage militaire régional d'Israël et à sa capacité «à se défendre par lui-même». D’après un communiqué officiel, «les États-Unis soulignent qu'une partie intégrante de cette promesse est l'engagement de ne jamais permettre à l'Iran d'acquérir l’arme nucléaire, et qu’ils sont prêts à utiliser tous les éléments de leur puissance nationale dans le but de garantir cette fin.»

Biden a estimé que la prévention d'un Iran nucléaire était «un intérêt sécuritaire vital pour Israël et les États-Unis et, puis-je dire, pour le reste du monde également». Cet engagement est intervenu un jour après sa déclaration à une chaîne de télévision locale qu'il était ouvert à utiliser la force «comme dernier recours» contre Téhéran.

Le Premier ministre israélien, Yair Lapid, a indiqué qu'une telle menace était un moyen d'éviter un conflit ouvert. «Le seul moyen d'arrêter un Iran nucléaire est que Téhéran sache que le monde libre utilisera la force», a-t-il prévenu.

Le président américain a signalé que la balle était dans le camp de l'Iran quant aux discussions bloquées afin de relancer l'accord de 2015 visant à limiter le programme nucléaire de Téhéran. «Nous n'allons pas attendre éternellement», a-t-il averti.

Avant de s'envoler pour Djeddah vendredi, Biden tiendra des entretiens en Cisjordanie occupée avec le président palestinien, Mahmoud Abbas.

Il a réaffirmé jeudi la politique de Washington consistant à faire pression en faveur «d'une solution à deux États pour deux peuples, qui ont tous deux des racines profondes et anciennes sur cette terre, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité».

Un responsable américain a révélé que l'administration Biden annoncerait «une enveloppe financière importante» destinée aux hôpitaux palestiniens situés à Jérusalem-Est, annexée par Israël, ainsi que des projets visant à fournir un accès Internet 4G en Cisjordanie et dans la bande de Gaza occupées.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.