Au Liban, la justice porte un coup dur aux employées de maison migrantes

Des employées de maison éthiopiennes renvoyées par leurs employeurs font la queue, avec leurs affaires, en dehors du consulat éthiopien à Beyrouth, Liban, le 24 juin 2020 (Photo, AFP)
Des employées de maison éthiopiennes renvoyées par leurs employeurs font la queue, avec leurs affaires, en dehors du consulat éthiopien à Beyrouth, Liban, le 24 juin 2020 (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 29 octobre 2020

Au Liban, la justice porte un coup dur aux employées de maison migrantes

  • Le Liban compte plus de 250 000 migrants, pour la plupart des femmes venant d'Afrique et d'Asie, qui travaillent comme femmes de ménage, soignantes ou nounous
  • La «Kafala» est souvent critiquée par les groupes de défense, car elle laisse la porte ouverte à toutes sortes d’abus

BEYROUTH : Deux groupes de défense des droits ont critiqué mercredi la décision d’un conseil judiciaire libanais d’annuler le nouveau contrat de travail des employées de maison migrantes, et ont qualifié cette décision de «coup dur» à l’égard de leurs droits.  

En septembre, le ministère du travail avait approuvé un nouveau contrat qui donne à ces employées plus de droits, tels que celui de démissionner lorsqu’elles le souhaitent, et ou le droit de garder leur passeports afin d’empêcher certains employeurs de les confisquer.

Cependant, les agences de recrutement ont déposé une plainte, et le Conseil d’État a émis une décision temporaire le 14 octobre qui suspend l’entrée en vigueur de l’entente. «Par la suspension de la mise en œuvre de ce nouveau contrat standard unifié, le Conseil d’État a porté un coup dur aux droits des  employées de maison migrantes», déplore Diala Haidar d’Amnesty International.

Dans sa décision, « le conseil n’a pas mentionné les droits des employées de maison migrantes au Liban… Il n'a fait référence qu'à ce que les agences de recrutement considèrent comme un préjudice grave à leurs intérêts», ajoute Mme Haidar.

Le Conseil d’État affirme avoir suspendu la mise en œuvre du nouveau contrat car celui-ci « nuirait gravement au secteur de recrutement », d’après la décision obtenue par l’AFP.

Pour Aya Majzoub, de Human Rights Watch, cette décision est «très décevante». «Il doit y avoir un changement culturel», dit Mme Majzoub. «Les gens sont vraiment habitués à l'idée que les employées de maison migrantes ne devrait pouvoir démissionner sans le consentement de leur employeur, ils considèrent cela comme normal ».  

Ali Al-Amine, président du syndicat des agences de recrutement, a fait valoir qu’ils ne voulaient pas annuler complètement le nouveau contrat, seulement y apporter des modifications. «Notre principale objection concerne l'article sur le mécanisme de recrutement et la résiliation du contrat, et non sur les droits des travailleurs», a-t-il déclaré. «Il doit y avoir un équilibre entre les droits et les devoirs de tous les signataires».

Le Liban compte plus de 250 000 migrants, pour la plupart des femmes venant d'Afrique et d'Asie, qui travaillent comme femmes de ménage, soignantes ou nounous.

Elles ne sont pas protégées par le Code du travail libanais, mais travaillent plutôt conformément à un ensemble de lois, de politiques et de coutumes appelé «kafala». Ce système est souvent critiqué par les groupes de défense, car il laisse la porte ouverte à toutes sortes d’abus.

Pour les activistes, le nouveau contrat est un pas dans la bonne direction jusqu'à ce que la législation du travail soit amendée pour inclure tous les travailleurs domestiques, quelle que soit leur nationalité.

Les employées de maison migrantes ont été particulièrement touchées par la crise économique au Liban. Nombre d'entre elles reçoivent des salaires en monnaie locale, désormais dévaluée. D'autres ne sont pas payées, ou se trouvent même abandonnées au bord de la rue par leurs employeurs.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.