Angers: Le suspect mis en examen et écroué pour le meurtre de trois jeunes

Le mis en examen avait alors été intercepté et roué de coups par des personnes présentes sur les lieux du drame, avant d'être pris en charge par les secours et la police (Photo, AFP).
Le mis en examen avait alors été intercepté et roué de coups par des personnes présentes sur les lieux du drame, avant d'être pris en charge par les secours et la police (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 18 juillet 2022

Angers: Le suspect mis en examen et écroué pour le meurtre de trois jeunes

  • Les faits se sont produits dans la nuit de vendredi à samedi «à la suite de l'agression à caractère sexuel de deux jeunes filles par le mis en cause»
  • La mort tragique des trois jeunes gens a suscité une vive émotion à Angers

RENNES: L'homme de 32 ans soupçonné d'avoir tué trois jeunes gens, dont un mineur de 16 ans, à coups de couteau à Angers samedi, a été mis en examen dimanche soir et placé en détention, a annoncé le parquet.

L'homme de 32 ans a été mis en examen "conformément à la demande du parquet des chefs de meurtres aggravés par la commission, dans un temps proche, d'un ou plusieurs autres crimes", "tentatives de meurtres aggravés" et "agressions sexuelles", a précisé le procureur Éric Bouillard dans un communiqué.

Le suspect a ensuite été placé en détention provisoire sur décision du juge des libertés et de la détention (JLD).

"Au cours de sa garde à vue comme devant le magistrat instructeur, il n'a pas fourni de véritables explications à ses actes, précisant simplement qu'il n'en avait pas souvenir en raison de son alcoolisation", selon le procureur.

Les faits se sont produits dans la nuit de vendredi à samedi "à la suite de l'agression à caractère sexuel de deux jeunes filles par le mis en cause", avait précisé le magistrat dans un précédent communiqué.

"Éloigné dans un premier temps, il est revenu armé d'un couteau vers 2H50 (samedi matin, ndlr) pour porter des coups mortels" à trois jeunes gens âges de 16, 18 et 20 ans, avait rappelé M. Bouillard, précisant que "trois autres personnes ont été plus légèrement blessées par la même arme blanche".

Le mis en examen avait alors été intercepté et roué de coups par des personnes présentes sur les lieux du drame, avant d'être pris en charge par les secours et la police. Placé en garde à vue mais hospitalisé dans un premier temps en raison de ses blessures, il avait finalement commencé à être entendu samedi en fin de journée.

Ressortissant soudanais de 32 ans, arrivé en France en 2016, le suspect a obtenu le statut de réfugié politique en 2018 "et se trouve donc en situation régulière (en France) jusqu’en 2028", a précisé le magistrat.

La mort tragique des trois jeunes gens a suscité une vive émotion à Angers, d'autant que deux d'entre eux avaient pratiqué le rugby depuis leur enfance et jusque l'an dernier au SCO Rugby.

"Toute la famille du SCO Rugby Angers s’associe à la douleur des parents d’Atama et Manolito qui ont trouvé la mort cette nuit à Angers. Atama et Manolito étaient des enfants du club. Nous adressons nos sincères condoléances à leur famille et à toute la communauté Wallis", dont sont issues les victimes, a réagi le club sur Twitter.

Le quotidien régional Le Courrier de l'Ouest a fait état dimanche du témoignage d'une jeune femme, présente le soir du drame et amie de l'un des jeunes tués, selon laquelle il est clair que tout est parti d'une agression sexuelle.

Après une première tentative, l'homme serait revenu à la charge, essayant de "toucher les seins d'une jeune femme et lui mettant le couteau sous la gorge". La jeune femme a crié et l'un des jeunes est intervenu. "Il lui a dit (à l'agresseur, ndlr) qu'il n'avait pas le droit de faire ça. Il lui a dit de dégager. Mais le gars n'a pas voulu partir et il lui a planté le couteau dans le thorax".


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.

 


La France "ne fait pas la guerre" au Moyen-Orient, assure le président Macron

Un écran diffusant l’allocution du président français, le président Emmanuel Macron, sur la guerre en Iran et ses répercussions au Moyen-Orient, depuis le palais de l’Élysée à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
Un écran diffusant l’allocution du président français, le président Emmanuel Macron, sur la guerre en Iran et ses répercussions au Moyen-Orient, depuis le palais de l’Élysée à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président Emmanuel Macron affirme que la France ne participe pas à la guerre au Moyen-Orient et n’a pas l’intention de s’y engager militairement
  • Paris renforce toutefois sa présence militaire pour protéger ses ressortissants, ses alliés et sécuriser les voies maritimes, tout en cherchant à jouer un rôle de médiateur entre Israël, les États-Unis et le Liban

PARIS: "On n'est pas au combat": le président français Emmanuel Macron a assuré jeudi soir sur Instagram que la France ne faisait "pas la guerre" au Moyen-Orient et qu'elle n'allait pas s'y "engager".

"Je comprends très bien et j'entends votre inquiétude mais je voulais être très clair", a-t-il dit en réponse à une internaute qui s'inquiétait des répercussions de l'offensive israélo-américaine en Iran.

"La France ne fait pas partie de cette guerre. Nous on n'est pas au combat et on ne va pas s’engager dans cette guerre", a déclaré le chef de l'Etat.

"La France ne fait pas la guerre dans cette région. Elle protège les Françaises et les Français, les alliés et elle est aux côtés du Liban", a-t-il ajouté.

La France, ex-puissance mandataire au Liban, garde un attachement fort avec ce pays, où elle dispose encore de leviers d'action et ambitionne de continuer à jouer un rôle. Le Liban constitue de fait un de ses derniers relais d'influence historiques dans la région.

Le pays a envoyé des renforts militaires au Proche et Moyen-Orient - dont le porte-avions Charles de Gaulle - pour protéger ses ressortissants, ses alliés touchés en représailles par l'Iran, les aider "à intercepter les drones, les missiles", a expliqué Emmanuel Macron.

"De manière tout à fait pacifique on est en train de se mobiliser pour essayer de sécuriser le trafic maritime", a-t-il poursuivi.

Le président a annoncé mardi qu'il cherchait à bâtir une coalition afin de sécuriser les "voies maritimes essentielles à l'économie mondiale" dans la région.

"On essaiera d'être les plus raisonnables et les plus pacifiques possible parce que c’est le rôle de la France", a-t-il ajouté.

Comme lors de la dernière campagne de frappes israéliennes visant à détruire les capacités du Hezbollah en 2024, Emmanuel Macron tente de nouveau de faire office de médiateur entre Israël, les Etats-Unis et le Liban.

Après des échanges mercredi avec Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, puis de nouveau jeudi avec les principaux acteurs libanais, il a annoncé vouloir "établir un plan en vue de mettre un terme aux opérations militaires" du Hezbollah et Israël.