Maroc: Première visite officielle d'un chef de l'armée israélienne

Le chef d'état-major de l'armée israélienne, le général de corps d'armée Aviv Kochavi, s'adresse aux médias au ministère de la Défense à Tel Aviv, le 12 novembre 2019 (Photo, AFP).
Le chef d'état-major de l'armée israélienne, le général de corps d'armée Aviv Kochavi, s'adresse aux médias au ministère de la Défense à Tel Aviv, le 12 novembre 2019 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 19 juillet 2022

Maroc: Première visite officielle d'un chef de l'armée israélienne

  • Il s'agit de la première visite officielle par un chef d'état-major d'Israël dans le royaume chérifien
  • Le rapprochement entre le Maroc et Israël s'est accéléré depuis la normalisation diplomatique opérée en décembre 2020 dans le cadre des accords d'Abraham

RABAT: Le chef de l'armée israélienne Aviv Kochavi est arrivé lundi au Maroc pour des entretiens avec de hauts responsables militaires dans le cadre de la coopération grandissante entre les deux Etats, a-t-on appris de sources militaires.

Il s'agit de la première visite officielle par un chef d'état-major d'Israël dans le royaume chérifien.

Au cours de son déplacement de trois jours, Aviv Kochavi, ancien chef du renseignement militaire, doit rencontrer Abdellatif Loudiyi, ministre délégué chargé de la Défense, le lieutenant-général Belkheir Al-Farouq, inspecteur général des Forces royales marocaines (FAR) ainsi que des responsables militaires et sécuritaires, selon un porte-parole israélien.

Le rapprochement entre le Maroc et Israël s'est accéléré depuis la normalisation diplomatique opérée en décembre 2020 dans le cadre des accords d'Abraham, un processus entre l'Etat hébreu et plusieurs pays arabes, soutenu par Washington.

Ainsi, pour la première fois, des observateurs militaires israéliens ont participé fin juin à l'exercice militaire "African Lion 2022", le plus large sur le continent africain, co-organisé par le Maroc et les Etats-Unis.

Fin mars, une délégation de hauts gradés israéliens avait effectué une visite  discrète au Maroc -- là encore une première -- qui avait abouti à la signature d'un accord de coopération, envisageant la création d’une commission militaire mixte.

En novembre 2021, le ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, avait signé à Rabat un protocole d'accord qui encadre les relations sécuritaires avec le Maroc.

L'accord prévoit notamment une coopération entre services de renseignement, le développement de liens industriels, l’achat d’armements et des entraînements conjoints.

Scellé avec la bénédiction de Washington, ce partenariat stratégique et militaire suscite la défiance de l'Algérie voisine, soutien de la cause palestinienne, qui a fustigé "l’arrivée à présent de +l’entité sioniste+ (Israël) à nos portes".

En début de soirée, une petite centaine de manifestants pro-palestiniens ont protesté, sans incident, devant le parlement à Rabat contre la visite du chef d'état-major de "l'armée sioniste".

"Il est là pour une réelle coordination dans ce nouvel axe militaire, ce nouvel Otan du monde arabe que les Israéliens, sous le parapluie américain, ont créé et dont Israël est le fer de lance,et qui se traduira pas un risque de guerre accru", a dit à l'AFP le militant associatif marocain Sion Assidon, un septuagénaire d'origine juive berbère.

Si la cause palestinienne continue à recueillir la sympathie de la population marocaine, elle ne mobilise plus les foules.

La normalisation des relations avec Israël a effet été obtenue en échange de la reconnaissance par les Etats-Unis de "la marocanité" du territoire disputé du Sahara Occidental, considérée comme la "première cause nationale" au Maroc.

D'ailleurs, au plan civil, le partenariat entre le Maroc et Israël se poursuit à un rythme très soutenu dans les domaines technologique, économique, culturel et même sportif.

Selon le ministre israélien des Affaires étrangères Yaïr Lapid, cité par les médias israéliens, le Maroc devrait inaugurer son ambassade à Tel-Aviv pendant l'été.


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.