Affaire Bouthier: deux nouvelles mises en examen au Maroc

Elles ont dit avoir été licenciées après avoir refusé de "céder au harcèlement et au chantage" de M. Bouthier "et de ses complices" parmi les cadres français et marocains de la société d'assurances implantée à Tanger. (AFP).
Elles ont dit avoir été licenciées après avoir refusé de "céder au harcèlement et au chantage" de M. Bouthier "et de ses complices" parmi les cadres français et marocains de la société d'assurances implantée à Tanger. (AFP).
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Publié le Dimanche 17 juillet 2022

Affaire Bouthier: deux nouvelles mises en examen au Maroc

  • Plusieurs plaignantes ont déjà fait état de harcèlement sexuel systématique, de menaces et d'intimidations au sein d'Assu 2000 à Tanger, et ce dans un climat de précarité sociale
  • Elles ont dit avoir été licenciées après avoir refusé de «céder au harcèlement et au chantage» de M. Bouthier «et de ses complices» parmi les cadres français et marocains de la société d'assurances implantée à Tanger

TANGER : Deux hommes, un Français et un Marocain, ont été mis en examen au Maroc dans le cadre de l'enquête pour harcèlement sexuel visant l'ex-PDG du groupe français Assu 2000 Jacques Bouthier et plusieurs de ses collaborateurs, selon une avocate des plaignantes marocaines.

L'accusé français a été placé en détention provisoire samedi au terme d'une garde à vue de 48 heures, a précisé dimanche à l'AFP Me Aïcha El Guella, présidente de l'Association marocaine des droits des victimes (AMDV).

L'accusé marocain a également été présenté samedi devant le procureur général du roi à Tanger qui l'a déféré devant un juge d'instruction dans le cadre de la même enquête, mais il a été laissé en liberté, a ajouté l'avocate.

Ces décisions portent à huit le nombre de personnes -- deux Français et six Marocains dont deux femmes -- mises en examen à la suite de plaintes d'anciennes employées du groupe de courtage Assu 2000 (rebaptisé Vilavi) dans la cité portuaire du nord du Maroc.

Six d'entre elles ont été placées sous mandat de dépôt et deux autres laissées en liberté.

Elles sont accusées de "traite humaine", "harcèlement sexuel", "attentat à la pudeur" et "violences verbales et morales".

Les faits présumés se sont produits entre 2018 et avril 2022 dans la filiale marocaine du géant français du courtage à Tanger.

Au total, sept plaintes ont été déposées contre M. Bouthier et des cadres de sa société et "d'autres vont suivre", a déclaré samedi Abdelfattah Zahrach, un autre avocat, lors d'une conférence de presse.

Plusieurs plaignantes ont déjà fait état de harcèlement sexuel systématique, de menaces et d'intimidations au sein d'Assu 2000 à Tanger, et ce dans un climat de précarité sociale.

Elles ont dit avoir été licenciées après avoir refusé de "céder au harcèlement et au chantage" de M. Bouthier "et de ses complices" parmi les cadres français et marocains de la société d'assurances implantée à Tanger.

Des confessions rares au Maroc où les victimes d'abus sexuels restent souvent stigmatisées par la société.

Âgé de 75 ans, l'homme d'affaires, une des grandes fortunes de France, a été mis en examen le 21 mai à Paris avec cinq autres personnes, notamment pour traite d'êtres humains et viols sur mineure.

Il est aussi poursuivi pour association de malfaiteurs en vue de commettre le crime d'enlèvement et séquestration en bande organisée, ainsi que détention d'images pédopornographiques.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.